Le vivre-ensemble : une réalité à développer contre l’individualisme
le 28 juillet 2010 à 23:11 par benjamin dans Actualités|
Ces dernières années, on assiste à une perte du lien social entre les citoyens : que ce soit entre les générations ou entre les différentes couches de la population. Cela se ressent de différentes façons : instauration d’un climat d’insécurité, stigmatisation des jeunes, culpabilisation des chômeurs. A quoi mène cette politique ? La politique du chiffre est devenue monnaie courante : des chiffres erronés, calculés sur des données incomplètes, sont pris comme arguments pour justifier une politique autour du tout-sécuritaire. Les forces de police sont amenées à ce que leur nombre d’interventions rentre dans des quotas. Tout cela renforcé par une surmédiatisation des faits divers, des images de plus en en plus chocs et des reportages répétitifs reprenant les mêmes thèmes : « enquête inédite auprès de la BAC » , « les cités où la police ne va plus », « les chiens dangereux des banlieues », etc. Ce sentiment d’insécurité est pourtant contraire aux valeurs de vivre-ensemble. Ce phénomène est d’autant plus marqué quand il s’agit des jeunes : alors qu’aucune politique actuelle n’est proposée par le gouvernement pour venir en aide à cette population, la droite stigmatise les jeunes, présentés comme des « racailles », des délinquants, des fainéants. Pourtant, les problèmes des jeunes sont bien réels : face au chômage (le taux de chômage en France des moins de 25 ans est le plus élevé d’Europe), le gouvernement a créé un RSA jeunes aussi inutile que démagogique, puisqu’il ne concerne que 2% des jeunes à la recherche d’un emploi. Ces deux exemples nous montrent à quel point la droite stigmatise les jeunes et les classes défavorisées. Nous pensons que tous les citoyens font partie intégrante de la société, quels que soient leur génération et leur milieu social. Aux problèmes dans les banlieues, nous répondons par la nécessité d’une politique de la ville et d’urbanisme ambitieuses et par un investissement massif dans l’éducation. Aux problèmes d’emploi, il nous faut repenser la solidarité entre séniors et jeunes en favorisant par exemple un suivi professionnel assurant une complémentarité entre l’expérience des premiers et la vitalité des seconds. En conclusion, il nous faut réaffirmer les notions de vivre-ensemble pour redonner un sens au mot « citoyen », plutôt que de monter les uns contre les autres, ce que le modèle néo-libéral encourage par la recherche constante de profits. Pour nous, jeunes socialistes, chaque citoyen a sa place dans la société, du jeune au sénior, de l’ouvrier au cadre, de l’habitant des villes à l’habitant des campagnes. Serkan Z. |











