“C’est la faute à la gauche, c’est la faute aux régions” nous raconte la droite…
le 10 mars 2010 à 18:19 par benjamin dans Actualités, Analyses, Libertés, Ripostes|
Depuis 2004, les régions gérées par la gauche autour des socialistes mènent des politiques axées sur les services publics (transport…) et la cohésion sociale (emploi…) malgré leur manque de moyens, comblant les lacunes des politiques nationales. C’est la faute aux régions socialistes. C’est apparemment le seul argument qu’ait trouvé la droite face à l’augmentation de la violence scolaire sous le règne Sarkozy. Ca serait la faute à Jean-Paul Huchon qui n’a pas barricadé les murs d’un lycée si ce même lycée a été théâtre d’une agression de la part de quelques individus qui sont entrés par la porte principale, ou aucun surveillant ne s’y trouvait… Notre “petit père des bons français” nous martèle, avec l’écho du gouvernement, qu’il a été bon de supprimer la police de proximité -la seule à pouvoir pourtant prévenir la délinquance et à être proche des citoyens-, par mesure d’économie. Dans la logique actuelle -dénoncée par le syndicat de police majoritaire- il faut faire du chiffre, alors on privilégie la police d‘intervention, quitte à mettre en garde à vue de jeunes enfants : des collégiennes pour une simple bagarre ou des adolescents pour avoir fraudé dans le bus… Mais soyez rassurés et votez UMP nous dit-on, c’est de cette manière que les lycées et toute la ville seront équipé de la « vidéoprotection » -puisqu’il faut désormais l’appeler ainsi. Surveiller les citoyens, contrôler les lycéens à chaque coin de rue… C’est cela votre idéal de société ? Résultat ? Pas de baisse des violences, pas de respect des libertés, seulement quelques chiffres bidonnés : aucune étude reconnue et honnête ne prouve que la vidéosurveillance fasse baisser la délinquance de manière globale. Big Brother is watching you, voila ce qu’on nous propose… C’est la solution électoraliste de facilité, inefficace et cynique. Face à cette Droite arrogante, la Gauche républicaine doit ouvrir le débat et affirmer une véritable alternative en matière de sécurité et de libertés. La prévention, le social et la compréhension de l’être humain parfois coupable mais en détresse, c’est aussi ne pas oublier la victime. Renforcer les effectifs -enseignants comme surveillants- dans les lycées, développer une véritable politique de prévention, permettre à tous de vivre dans des des conditions de vie humaine et où chacun puisse s’épanouir, telles sont nos revendications. Basile M. |















