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Depuis 2004, les régions gérées par la gauche autour des socialistes mènent des politiques axées sur les services publics (transport…) et la cohésion sociale (emploi…) malgré leur manque de moyens, comblant les lacunes des politiques nationales.
“C’est la faute aux régions” veut pourtant nous faire croire la droite.

C’est la faute aux régions socialistes. C’est apparemment le seul argument qu’ait trouvé la droite face à l’augmentation de la violence scolaire sous le règne Sarkozy. Ca serait la faute à Jean-Paul Huchon qui n’a pas barricadé les murs d’un lycée si ce même lycée a été théâtre d’une agression de la part de quelques individus qui sont entrés par la porte principale, ou aucun surveillant ne s’y trouvait…
C’est pourtant N Sarkozy qui devrait assumer cette situation : qui supprime des dizaines de milliers de postes dans l’éducation et la sécurité ? Qui est au pouvoir depuis maintenant 8 ans et est incapable de faire face à une augmentation constante de la délinquance ? Selon la droite tout est de la faute aux socialistes, aux laxistes, aux angélistes, aux gauchistes, aux immigrés, aux jeunes… Mais après tout, la jeunesse est une maladie qui se guérit non ? En tout cas c’est bien ce qu’affirme Laurence Parisot, la grande amie de Sarkozy. Alors évidemment en Sarkozie il y a des solutions, on parle d’identité nationale et on propose un énième projet de loi sécuritaire afin de rassurer l’électorat de droite : le projet LOPPSI II.

Notre “petit père des bons français” nous martèle, avec l’écho du gouvernement, qu’il a été bon de supprimer la police de proximité -la seule à pouvoir pourtant prévenir la délinquance et à être proche des citoyens-, par mesure d’économie. Dans la logique actuelle -dénoncée par le syndicat de police majoritaire- il faut faire du chiffre, alors on privilégie la police d‘intervention, quitte à mettre en garde à vue de jeunes enfants : des collégiennes pour une simple bagarre ou des adolescents pour avoir fraudé dans le bus…

Mais soyez rassurés et votez UMP nous dit-on, c’est de cette manière que les lycées et toute la ville seront équipé de la « vidéoprotection » -puisqu’il faut désormais l’appeler ainsi. Surveiller les citoyens, contrôler les lycéens à chaque coin de rue… C’est cela votre idéal de société ? Résultat ? Pas de baisse des violences, pas de respect des libertés, seulement quelques chiffres bidonnés : aucune étude reconnue et honnête ne prouve que la vidéosurveillance fasse baisser la délinquance de manière globale. Big Brother is watching you, voila ce qu’on nous propose… C’est la solution électoraliste de facilité, inefficace et cynique.

Face à cette Droite arrogante, la Gauche républicaine doit ouvrir le débat et affirmer une véritable alternative en matière de sécurité et de libertés. La prévention, le social et la compréhension de l’être humain parfois coupable mais en détresse, c’est aussi ne pas oublier la victime. Renforcer les effectifs -enseignants comme surveillants- dans les lycées, développer une véritable politique de prévention, permettre à tous de vivre dans des des conditions de vie humaine et où chacun puisse s’épanouir, telles sont nos revendications.

Basile M.

28.02
2010
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Un vaste mouvement de protestation s’est levé dans les usines Total, à l’initiative d’une union intersyndicale. Initialement, ce sont les salariés de Dunkerque qui s’étaient mis en grève, rejoints ensuite par les employés des autres raffineries Total en France (dont celle de Feyzins, dans le Rhône), pour dénoncer les rumeurs de fermeture du site de Dunkerque, employant 380 salariés et 400 sous-traitants. Les syndicats ont voulu ainsi marquer le coup pour exprimer leur ras-de-bol, à l’heure où Total a présenté un bénéfice net de 7,8 milliards d’euros en 2009.

Le gouvernement s’est alors saisi de l’affaire comme rarement, quoi de plus “prévisible” en période d’élection régionale de la part d’un gouvernement qui méprise d’ordinaire les revendications des syndicats? Mais quand le contexte s’y prête particulièrement et que tout le pays risque de se retrouver paralysé par une pénurie en carburant, on se réveille du côté de l’UMP. Une situation qui espérons-le invitera le gouvernement à revoir sa politique sur le raffinage. Depuis mercredi, la reprise du travail a été votée dans 5 des 6 raffineries françaises, mais pour autant, les syndicats appellent à la vigilance et lancent une manifestation le 8 mars, pour maintenir la pression sur un gouvernement que l’on savait aveugle sur la situations des salariés et qui pourrait encore rester sourd…

Lucie B.

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Dès 6h30 ce jeudi matin le PS et le MJS sont allés à la rencontre des professionnels de santé, à l’hôpital de la Croix-Rousse et à l’hôpital Edouard Herriot ainsi qu’au niveau de la Faculté de médecine Grange Blanche et Ecole d’Infirmière Rockfeller. Tout au long de cette mâtinée les acteurs de la santé ont pu être sensibilisés aux projets de la région en terme de santé publique et d’accès aux soins, alors que la stricte compétence de la région se limite à la formation des personnels paramédicaux.

Le projet se veut dans la continuité de celui du dernier mandat qui a vu éclore des maisons de santé, accorder des bourses aux internes s’installant dans des déserts médicaux, et la naissance du Cancéropole (en partenariat avec le Grand Lyon et le département su Rhône), en plus d’actions de prévention, et de mise en réseau des Centres Hospitaliers et médecins de ville.

Ainsi le projet pour Rhône alpes se veut axé sur la santé publique avec la mise en place d’un pass contraception dans les lycées et CFA, mais aussi sur l’action sociale avec des maisons de santé accueillant les personnes bénéficiaires de la CMU et en les sensibilisant à la prévention. Enfin la région s’engage sur la recherche biomédicale, avec le développement du canceropôle sur certains types de cancers (Poumon à Grenoble, Lymphome et Sarcomes à Lyon), et encore prévention des cancers à St Etienne.

Sylvain L.