Archive du mois d'avril 2006

11.04
2006
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Mort du CPE : une victoire incomplète. Pour l’amnistie des manifestants engagés, pour l’annulation des élections aux CROUS

Le retrait du CPE sonne le glas d’une politique autoritaire et ultralibérale. Ces mobilisations anti-cpe ont terminé de former une génération militante désormais en alerte. Le Mouvement des jeunes socialistes sera particulièrement vigilant au replaçant du CPE pour que la droite ne puisse se réjouir d’un “Le CPE est mort, vive le CPE”.

Pour autant, si nous n’entendons pas bouder notre plaisir il est inconcevable de faire l’impasse sur les dommages collatéraux d’autant plus rageants qu’ils sont en grande partie dûs à entêtement d’un homme égocentrique et d’une querelle de chapelles au sommet de l’Etat.

La gueguerre pitoyable que se sont livrés Villepin et Sarkozy a eu notamment pour conséquence d’instaurer un climat de violence rarement vu en France. Nombre de jeunes, pour simplement avoir voulu manifester se sont vu molester et parfois arrêtés arbitrairement. Le Mouvement des jeunes socialistes a receuillis des témoignages douloureux de jeunes, sans casiers judiciaires, écopant de la prison ferme. Par conséquent, nous demandons à Jacques Chirac d’amnistier l’ensemble des manifestants engagés dans la lutte contre le CPE.

L’UNEF, principal syndicat étudiant dans la lutte contre le CPE a été victime du maintien des élections aux CROUS dans des conditions anti-démocratiques. Par ailleurs, pour avoir refusé de marchander la fin de la mobilisation avec De Robien, le Gouvernement a renoncé à les annuler. Nous demandons bien naturellement de revenir sur ces éléctions pour qu’elles soient de nouveau organisées, avec l’assurance qu’elles se passent dans des conditions sereines.

Le chef de l’Etat et le Gouvernement s’enorgueilliraient d’apaiser les tensions sociales en acceptant ces deux revendications.

La détermination, la solidarité, le refus de l’ordre établi et la capacité d’indignation des jeunes ont prouvé une fois de plus qu’en prenant son avenir en main, nous pouvons faire reculer l’injustice sociale.

Communiqué de presse du MJS, du 10 avril 2006, repris par une dépêche AFP.

03.04
2006
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DECLARATION COMMUNE DU MOUVEMENT DES JEUNES SOCIALISTES ET DE LA F.R.A. NOR SEROUND

Le Bureau National du Mouvement des Jeunes Socialistes et de la FRA Nor Seround, jeunesse socialiste arménienne, membres de la International Union of Socialist Youth, réaffirment leur profond attachement à une Europe démocratique et sociale, garante des valeurs éthiques et morales dont les États membres se doivent d’être, individuellement et collectivement, les dépositaires vigilants et intransigeants. 

Fidèles aux principes éthiques fondateurs de l’Europe, le Mouvement des Jeunes Socialistes et la FRA Nor Seround considèrent que l’Europe est avant tout un projet politique et l’appartenance à une communauté de valeurs fondées sur la démocratie et les Droits de l’homme et non sur des critères religieux. Dans cet esprit, respectueux des engagements souscrits par le Parlement Européen, le Mouvement de Jeunes Socialistes et la FRA Nor Seround considèrent que la reconnaissance du génocide arménien par la Turquie, dans le cadre des critères de Copenhague, constitue une condition préalable à l’ouverture des négociations. 

L’une des exigences fondamentales pour nous est la reconnaissance du génocide arménien c’est une exigence morale et politique. Les autorités turques doivent de fait verser des réparations, en vertu des règles du droit international qui contribueront à faire régner la justice et la réconciliation universelle entre les peuples. Pour nous, ce sont des conditions d’adhésion à l’Union européenne. 

Le Mouvement des Jeunes Socialistes et la FRA Nor Seround condamnent la politique négationniste active menée par les autorités turques, à l’encontre du génocide arménien. Cette pratique active est une politique contraire aux fondements de la démocratie qui doit être fondée sur la protection de la mémoire historique et sur la vérité. Plonger une société dans le mensonge est contraire à son épanouissement c’est pourquoi le gouvernement turc doit reconnaître formellement  le crime contre l’humanité de 1915 afin de permettre la pérennité de l’État et de la société turque.  

Dans cette perspective et au vu des relations fraternelles entre le Mouvement des Jeunes Socialistes et la FRA Nor Seround, nous souhaitons, construire une Europe garante de la justice humaine et de la paix entre les peuples. 

Armen Seropyan, F.R.A. Nor Seround
Razzye Hammadi, Mouvement des Jeunes Socialistes