Archive du mois de novembre 2007

23.11
2007
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S’il est des événements importants au sein de notre organisation, les congrès en font évidemment partie. Jusqu’à début novembre, la phase de congrès national a permis, de définir les orientations du mouvement et de renouveler les instances nationales pour les deux prochaines années. Le congrès fédéral s’est quant à lui achevé mardi 20 novembre (dernière assemblée générale de vote) par l’élection de la liste commune “Debout la Gauche!” au Collectif Fédéral (le bureau de la fédération) et au Comité de Coordination Régional (les instances régionales). La participation de 46 votants (dont 45 exprimés pour la liste commune “Debout la Gauche!”) nous permet d’obtenir 3 sièges de délégués régionaux.

Sont élus au Collectif Fédéral :

Adrien (Secrétaire Général), Anne-Sophie, Benoît, Emmanuel, Guillaume, Hugo, Julia, Kader, Laura, Magali, Najet, Nathalie, Pascaline, Sven (Animateur Fédéral) et Thomas (Trésorier)

Sont élus au Comité de Coordination Régional :

Aurélie, Chaineze, Pierre

J’en profite pour remercier Kader au nom de tous les adhérents de la fédération du Rhône. Son implication et son courage de tous les instants a permis à chacun d’entre nous de trouver sa place au sein de l’organisation. Notre notoriété et notre visibilité comme seule organisation de jeunesse crédible à Gauche dans le Rhône lui doivent beaucoup. Ainsi, le mandat qui s’ouvre sera en grande partie dans la continuité du précédent. Dans un contexte difficile pour la Gauche, à nous désormais d’être présents sur tous les fronts, de porter nos valeurs en direction de la population en vue de la victoire des forces de progrès dès 2008.

Pour connaître le programme de ces deux prochaines années, télécharge le Plan d’Action Fédéral 2007 - 2009

22.11
2007
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S’exprimant sur le problème du pouvoir d’achat, Laurence Parisot, présidente du MEDEF a souhaité envoyer un message clair au Président Sarkozy. Estimant “objectif” ce problème, elle a appelé à la suppression de la durée légale du temps de travail, estimant “rébarbatifs” l’ensemble des dispositifs d’heures supplémentaires. Le MEDEF fait donc sienne la doctrine du travailler plus pour gagner plus mais passe sous silence le fait que les contingents d’heures supplémentaires sont loin d’être utilisés. En clair, le droit actuel autorise un nombre d’heures supplémentaires largement supérieur au besoin actuel des entreprises. Le problème de croissance ne vient pas du droit du travail.

Retour un siècle en arrière : Zola en ligne de mire

Décryptons cette proposition :
Le droit du travail fixe actuellement la durée légale de travail à 35 heures. Nous devons cette formidable avancée sociale au gouvernement socialiste de Lionel Jospin. La durée maximale de travail est fixée à 48 heures par semaine. Les heures travaillées entre les durées légales et maximales de travail constituent des heures supplémentaires mieux rémunérées que les heures de base. Et mécaniquement, sans durée légale du temps de travail, le concept d’heure supplémentaire perd tout son sens juridique.

Travailler plus pour gagner plus était trop compliqué, désormais, ce sera uniquement Travailler Plus

En fait, Laurence Parisot, en appellant Nicolas Sarkozy à supprimer la durée légale du temps de travail, souhaite aussi supprimer les heures supplémentaires plus coûteuses pour les entreprises. La droite désormais sans le moindre complexe souhaite donc pouvoir faire travailler les salariés jusqu’à 48 heures par semaines sans supplément de salaire tout en prétextant que cela sera bénéfique au pouvoir d’achat ! Ce mensonge éhonté dissimule mal la volonté d’enrichissement encore plus grand des puissances d’argents et ce, quelles que puisssent être les conséquences pour l’ensemble des travailleurs déjà largement en souffrance.

La fédération du Rhône du Mouvement des Jeunes Socialistes appelle a défendre les 35 heures comme durée légale du temps de travail et rappelle ses engagements pour la défense du droit du travail contre toutes les tentatives de précarication du monde du travail.

21.11
2007
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Entendu depuis ce matin 8h30 au pôle financier de Paris par la juge Xavière Simeoni, Jacques Chirac s’est vu signifié sa mise en examen pour détournements de fonds publics. Bien que son nom ait été à maintes reprises associé à plusieurs affaires (frais de bouche de la Mairie de Paris, financement occulte du RPR, emplois fictifs, Clearstream…), il n’avait jusqu’à jamais été réellement inquiété par la justice, laissant le soin à ses “amis” politiques d’assumer les conséquences de ce qu’il convient d’appeler le système Chirac.

des pratiques du passé ???

Mais que pouvons nous attendre d’un tel procès ? On pourra légitiment se rassurer en constatant que personne, aussi puissant soit il, ne peut échapper à la justice et que chacun doit assumer ses responsabilités. Dans une époque où l’on brade la justice en réduisant ses moyens, il s’agit d’un signe fort. Mais pour autant, l’influence que Jacques Chirac pouvait avoir s’est considérablement réduite durant ses dernières années. C’est donc au procès d’un homme politique en bout de course auquel on va assister. Sommes nous sûrs que, si condamnation il y a, à l’issue du procès à venir, nous aurions définitivement tourné la page du clientélisme, de l’opacité des financements politiques, de la collusion entre les puissances d’argent et le pouvoir politique.

des méthodes dignes d’une république bananière

Au moment où Jacques Chirac est enfin mis en face de ses responsabilités, nous assistons à l’institutionnalisation de ces pratiques. Quand Jacques Chirac est suspecté de détournement de fond à son profit, Nicolas Sarkozy préfére augmenter son traitement de 172%, certes en toute légalité. Quand Jacques Chirac est suspecté d’avoir mis en place un système clientéliste pour l’attribution des marchés publiques de la Marie de Paris, Nicolas Sarkozy ne cache rien des profonds liens d’amitiés l’unissant avec les grandes familles contrôlant des empires de l’armement et des médias, évidement très largement dépendants des commandes de l’Etat. Encore une fois, tout cela dans la plus impeccable légalité.

l’exigence de transparence

L’aspect le plus dramatique de cette affaire est que l’on s’enfonce encore un peu plus dans la bananiérisation de notre République au moment même on l’on fait mine de dénoncer les méthodes du passé. La Fédération du Rhône du Mouvement des Jeunes Socialistes tient à renouveler son engagement pour une profonde reforme des institutions et des pratiques politiques. Nous rappelons aussi le besoin impératif de mettre un terme à l’intrusion des puissances d’argent dans la vie de la Cité et d’imposer la transparence totale dans la gestion des finances publiques.

21.11
2007
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Chers camarades,

Il s’agit là de mon dernier édito en tant qu’Animateur Fédéral. Je tenais à écrire ce dernier pour avoir une dernière fois l’opportunité de m’adresser à vous directement par cet édito.

Je tiens d’abord à vous faire savoir que j’ai été très fier d’être votre Animateur Fédéral. Ce ne fut pas une tâche de tout repos et, malheureusement pour nous, pas toujours heureuse à l’image de la défaite aux élections présidentielles. Sachez qu’au-delà de ces moments difficiles, cette expérience restera pour moi un moment heureux et marquant de ma vie militante.

J’ai appris à vous connaître. Nous avons partagé une histoire commune de quelques heures avec certains à plusieurs mois ou années avec d’autres. J’ai été très fier de représenter la fédération lors des conseils nationaux et j’ai toujours été récompensé par votre entrain et votre envie de participer à l’activité de la fédération, que ce soit dans nos Assemblées Générales, maintenant devenues Réunions du Changement ou lors de nos activités militantes sur le terrain (tractages, collages…).

Je termine mon mandat aujourd’hui avec la sensation du devoir accompli. En effet, pour ce mandat, avec toutes les sensibilités de la fédération, nous avions fait le pari d’une majorité commune pour nous mettre en ordre de bataille pour les élections présidentielles et législatives et pour mener à bien l’activité de la fédération. Nous n’avons pas gagné les élections mais nous avons réussi à renforcer la place du MJS à l’extérieur. Nous avons ainsi créé plusieurs groupes MJS dans l’agglomération et montré par des signes forts que le MJS était présent sur tous les fronts : mobilisation contre le CPE, caravane du projet, campagnes électorales, participation aux meetings, forums participatifs, gay pride de Lyon…

Dans l’optique de la refondation de la Gauche, au MJS, au niveau national, toutes les sensibilités ont choisi la démarche du texte commun et donc d’une motion commune “Debout la Gauche !”. Dans la suite logique, au niveau fédéral, toutes les sensibilités se sont associées pour vous présenter une liste pour le Collectif Fédéral et le Comité de Coordination Régionale. Je souhaite bonne chance à la nouvelle équipe fédérale pour la suite. Mais, je ne me fais point de soucis car même si ”la route est droite et la pente est raide” (merci Raffarin), c’est une véritable équipe qui va faire vivre notre fédération et je sais que vous saurez tous trouver votre place pour nous aider à RÉSISTER ENSEMBLE et CONSTRUIRE à GAUCHE !

Merci
Amitiés Socialistes
Votre camarade
Abdelkader Selmi

Télécharge Reconquérir et Reconstruire n°100

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manifestations-cpe.jpgLe qualificatif le plus utilisé pour définir notre société est sûrement “individualiste”. Année après année, les liens sociaux entre les individus viennent à se tendre pour petit à petit se rompre. De plus en plus isolé sur son lieu de travail, puisqu’en concurrence avec ses collègues, isolé sur son lieu de vie puisque loin des centre ville et autres lieux de sociabilité, l’individu moderne ne se reconnaît plus dans aucun collectif.
Jalouser aujourd’hui les cheminots, qui ont su par la solidarité, affirmer leur identité et mener leurs combats en tant que groupe homogène là où beaucoup d’autres catégories courbaient l’échine, ne lui servirait à rien. Les grandes avancées sociales, semaines de congés payés ou réduction hebdomadaire du temps de travail résultent de combats collectifs pour un idéal de société commun. Il est illusoire de penser que l’individu pourra, à lui seul, obtenir des avancées individuelles sensibles en mettant en avant son poids à l’intérieur de la société ou de l’entreprise.
Par ses réformes libérales, le gouvernement actuel s’attaque aux “supports collectifs de l’individu moderne” que sont l’Etat social et les services publics, c’est-à-dire aux outils collectifs qui ont permis à l’autonomie individuelle de se consolider. Là où le néolibéralisme continue à promouvoir un individu passif, soumis, standardisé, au contraire, les tenants de l’Egalité visent le développement des capacités singulières de chaque individu par l’extension des mécanismes sociaux. Nous revendiquions autrefois plus de droits sociaux, nous en sommes à protester contre la suppression de ces mêmes droits, l’Histoire fait désormais marche arrière…