Archive pour le 15 novembre 2007

  • Facebook
  • Google
  • Scoopeo
  • Technorati
  • TwitThis
  • Wikio FR

Le Contrat Première Embauche (CPE) et le Contrat Nouvelle Embauche (CNE) furent la pierre angulaire de la “rénovation” du code du travail et le vaisseau amiral de la droite libérale décomplexée. Le Mouvement des Jeunes Socialistes avait été en première ligne et mené le combat victorieux pour abroger le CPE et défendre le droit à l’avenir de notre génération, en infligeant ainsi une cuisante défaite à un gouvernement déjà odieusement arrogant et méprisant à l’égard de la jeunesse.

la précarité institutionnalisée

Le CNE conçu pour les entreprises de moins de 20 salariés prévoyait une période d’essai de 2 ans durant lesquels le licenciement du salarié pouvait être prononcé à tout instant et sans avoir à être motivé ou justifié. Le salarié se trouvait donc dans un incertitude permanente propice à toutes les pressions. Il lui était aussi particulièrement difficile de contracter un emprunt ou trouver un logement. Comment construire un avenir dans ces conditions ?

l’explosion des recours

Mais bien avant que l’Organisation Internationale du Travail n’étudie le cas du CNE, le nombre des recours au Conseil de prud’hommes a exposé, et presque systématiquement en faveur des salariés. Alors que relativement peu de dirigeants des PMEs s’étaient laissés séduire au départ par ce contrat et les exonérations de cotisations associées, cela fait des mois qu’ils ont complètement délaissés ce contrat. Sentant le vent tourner, le MEDEF a même tenté un dernier jeu de dupe en faisant mine de tendre la main et proposer aux forces syndicales la “modernisation du marché du travail” en échange de la suppression du CNE. Personne n’a été dupe. La décision de l’OIT était attendu et évidente. Personne n’est au dessus des lois, pas même le gouvernement Sarkozy.

le CDI comme référence

Dans notre Texte d’Orientation “Debout la gauche“, le Mouvement des Jeunes Socialistes rappelle que le CDI doit être la norme des contrats de travail et que rien ne pourra jamais justifier les initiatives de précarisation de la société en général et de la jeunesse en particulier.

L’interdiction du CNE est un victoire nette et sans bavure. C’est le fond et la forme de cette réforme qui ont été démontés morceaux par morceaux. C’est aussi un exemple à suivre pour les combats à venir. Aussi arrogant et méprisant que puissent être le gouvernement et le président, nos combats sont justes et nous devons utiliser toutes les cartes et aller au bout de tous les recours. Nos combats sont justes et nous aurons raison de toutes les initiatives de précarisation de notre société.