Archive du mois de décembre 2007

19.12
2007
  • Facebook
  • Google
  • Scoopeo
  • Technorati
  • TwitThis
  • Wikio FR

“J’ai dit au président Kadhafi combien il fallait continuer à progresser sur le chemin des droits de l’homme, dans tous ses aspects, tout ce qu’il restait à faire” se justifiait la semaine dernière Nicolas Sarkozy. Aussitôt soutenu par Laurence Parisot qui affirme cyniquement que la coopération économique est un premier pas qui entrainera des progrès sur le plan des droits de l’homme. Au vu du montant des contrats, gageons qu’il y aura donc beaucoup de progrès…

En juillet, Rama Yade nous parlait avec enthousiasme de la normalisation des relations avec la Lybie mais s’offusque aujourd’hui de la visite de son président. “Notre pays n’est pas un paillasson…”. Notre pays non mais visiblement elle si. En flinguant Kadhafi de cette manière, la protégée de notre président manoeuvre pour son clan en éclipsant médiatiquement les réactions de l’opposition et en récupèrant le monopole du “politiquement et humainement correct”. Ainsi que l’on soit pour ou contre cette visite, on en revient toujours à Sarkozy : les droits de l’homme, les contrats et la libération des otages c’est lui, la majorité et l’opposition c’est lui, l’Etat c’est lui…

Ne nous y trompons pas, la principale préoccupation des Français en cette période de fêtes reste légitimement le pouvoir d’achat. Et ce ne sont pas les quelques mesures proposées par Nicolas Sarkozy, idéologiques et inutiles à souhait concernant la remise en cause des 35h et insuffisantes sur le logement, qui viendront y changer quelquechose. Pour nous socialistes, augmenter le pouvoir d’achat ne doit pas se résumer à consommer plus et favoriser l’accumulation de biens, mais à consommer mieux (consommer durable et responsable) pour la plupart de nos concitoyens et consommer tout court pour certains…

Télécharge Reconquérir et Reconstruire n°102

  • Facebook
  • Google
  • Scoopeo
  • Technorati
  • TwitThis
  • Wikio FR

Le projet de loi de financement de la sécurité sociale a été voté et adopté en commission mixte paritaire le 22 novembre. Ce texte, qui va sans aucun doute continuer à creuser le déficit de la sécurité sociale, est en deux parties. L’une concernant les dépenses, l’autre concernant les recettes. Il pérennise la tarification à l’activité, ou T2A. Il met également en place les franchises médicales, mesure injuste qui revient sur le principe de solidarité entre bien portants et malades. Nous reviendrons sur cet article. Mais nous reviendrons aussi sur le manque de concertation que l’on trouve dans cette loi de financement de la sécurité sociale. Nous reviendrons sur les différentes instances qui interviennent dans le processus conventionnel. Enfin, nous reviendrons sur les grands chiffres de la sécurité sociale, tels que les bénéficiaires de la CMU, l’Etat des comptes, etc…

Ressources web :

Le texte du PLFSS : http://www.assemblee-nationale.fr/13/ta/ta0053.asp

La tarification à l’activité : http://www.sante.gouv.fr/htm/dossiers/t2a/accueil.htm

Comprendre la sécurité sociale : http://www.securite-sociale.fr/comprendre/organisation/branches.htm

Chiffres importants : http://www.securite-sociale.fr/chiffres/stat/statistiques.htm

05.12
2007
  • Facebook
  • Google
  • Scoopeo
  • Technorati
  • TwitThis
  • Wikio FR

“Je serai le président du pouvoir d’achat” avait il répété sans cesse lors de la campagne présidentielle… En ce qui concerne le pouvoir, il avait raison, pour les achats on repassera. “Les français savent parfaitement bien qu’il n’y pas d’argent dans les caisses”, ben oui c’est sûrement vrai c’est pour ça que les cadeaux fiscaux de l’été (loi TEPA) ressemblent de plus en plus à la valise RTL, comme dirait Bigard “Déjà qu’on avait pas beaucoup d’argent, le gars il a paumé 15 milliards…” D’où le dicton : “Noël en juillet, plus de cadeaux après”. Pour se justifier, Nicolas Sarkozy évoque “les salariés qui ont vu leur fiche de paye augmenter en faisant des heures supplémentaires”. Chacun peut ainsi découvrir la différence entre la communication, son aspect marketing et la réalité. Leur omniprésence dans l’espace médiatique et dans les conversations ne suffit pas à faire exister ces salariés. Mais le matraquage du “travailler plus pour gagner plus ” a fait son oeuvre, tout le monde en parle, les initiés savent qu’il en est et au final c’est toujours le péquin moyen qui se fait avoir.

L’illusion aura fait son temps, Nicolas Sarkozy n’est finalement que le descendant de Jacques Chirac, des promesses non tenues et des gaffes. A la gauche maintenant de reprendre l’initiative via ses propositions sur le pouvoir d’achat (croissance interprofessionnelle des salaires, encadrement des loyers,…)

Autre nouvelle, la grève est suspendue, la prise d’otages terminée. C’est le soulagement pour tous les usagers libérés. Cela ravira sûrement Ingrid Bétancourt, otage depuis 5 ans dont quelques preuves de vie (de survie?) viennent de nous parvenir.

Télécharge Reconquérir et Reconstruire n°101

04.12
2007
  • Facebook
  • Google
  • Scoopeo
  • Technorati
  • TwitThis
  • Wikio FR

Et Nicolas Beytout ?” Répète sèchement le Président de la République aux journalistes médusés du premier quotidien économique français,. Venue à l’Elysée s’entretenir de la situation nationale en période de crise, la délégation des Echos a la surprise d’y d’apprendre le nom de son prochain patron.

Ce vendredi 16 novembre 2007 la concentration des pouvoirs politique, économique et médiatique en France ne cherche même plus à se dissimuler. Le 26, Beytout devient effectivement président de DI Group, le pôle média de LVMH qui vient d’acquérir les Echos. Un nouveau cap est franchis : après que la première fortune de France (Bernard Arnault) à la tête du premier groupe de luxe au monde (LVMH) a racheté le premier titre de la presse économique française, c’est le Président de la République qui tance les employés pour leur manque de coopération et leur annonce qui est leur prochain maître.

Des intérêts bien compris

La presse écrite est un secteur économique bien trop fragile pour qu’on soupçonne un industriel de vouloir y faire des profits mirobolants, et si on ajoute à cela que les 240 millions d’euros déboursés par LVMH sont bien supérieurs à la valeur réelle des Echos, on comprend que le gain d’influence médiatique est le seul mobile crédible de ce rachat.

Par ailleurs, c’est toujours mieux pour l’Etat quand un titre de presse passe chez un « ami » (Arnault) et que sa direction revient à un fan. On se souvient de la fougue éditoriale de Nicolas Beytout au lendemain de l’élection présidentielle : « Quelle victoire, quel souffle ! L’élection magistrale de Nicolas Sarkozy est certainement de celles qui marqueront durablement l’histoire du pays. » Cela explique peut-être pourquoi les doléances des journalistes seront restées lettres mortes à Matignon, à l’Elysée ou au Ministère dit de la Culture et de la Communication.

Pour sa part le reste de la presse nationale, qui s’est contentée la plupart du temps de décrire d’un oeil morne la joute rédaction/actionnaire, aura bien du mal à dénoncer les mécanismes qui la font vivre. Ni les éditorialistes de la presse dite « de gauche » (libérale) ni leurs homologues de droite (libérale) ne viendront plaindre les journalistes et lecteurs qui subissent les effets pervers du système médiatico-économique auquel ils doivent leur réussite personnelle. Pour une fois, même pas un petit mot sur les « usagers pris en otage » !

Un silence coupable

04.12
2007
  • Facebook
  • Google
  • Scoopeo
  • Technorati
  • TwitThis
  • Wikio FR

Dans une certaine discrétion, le gouvernement vient de procéder à la vente de 45 millions d’actions EDF soit 2,5% du capital d’EDF au prétexte de pouvoir financer la plan sur les universités. Annoncée à l’avance, la vente des titres par l’Etat a fait plonger le titre de 3%, faisant du coup une moins-value de plus de 180 millions d’euros. En réalisant un tour de passe passe financier, le gouverment aura réussi à privatiser encore un peu plus EDF - en affaiblissant encore un peu plus la stratégie énergétique de la France - tout en faisant un confortable cadeau au secteur bancaire. Il est assez rare d’observer une cession de titres d’une telle ampleur aussi mal préparée et négociée.

deux poids, deux mesures

Alors fraîchement élu à la présidence de la république, Nicolas Sarkozy n’a semble-t-il eu aucun mal à trouver plus de 15 milliards d’euros pour financer son cadeau fiscal en destination de quelques milliers de foyers fiscaux. Il devait s’agir d’un choc de confiance….Cela n’a servit à rien sinon à donner encore plus de pouvoir d’achat à ceux qui n’en avait vraiment pas besoin. Pour financer les universités, et donc préparer l’avenir, le gouvernement est donc moins prompt à trouver des financements autres que par des privatisations déguisées.

un tour de passe-passe

Il y a quelques semaines, on nous avait présenté la franchise médicale comme seule moyen de financer la recherche contre la maladie d’Alzheimer, en prenant des pauvres grands-mères en pitié devant les caméras. La ficelle est grosse mais pourtant l’argumentaire est le même. La privatisation d’EDF serait-elle vraiment la seule solution au financement des universités ? Le gouvernement n’aurait donc que si peu d’intérêt pour les étudiants de l’avenir de l’enseignement supérieur ?

La Fédération du Rhône du Mouvement des Jeunes Socialistes rappelle son engagement pour la défense de l’enseignement supérieur et son opposition à la LRU dite loi sur l’autonomie des universités.

Télécharge la position du MJS