Archive du mois de décembre 2008

16.12
2008
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La réforme du lycée menée par Darcos vise seulement une suppression de postes alors que la question de l’encadrement et du temps consacré à apprendre à apprendre n’est pas du tout envisagé. On ne se pose pas la question du rôle social de l’école: à savoir la citoyenneté (quid de l’Education Civique Juridique et Sociale?) et de l’appropriation de la culture ainsi que de l’orientation (on supprime les conseillers d’orientation en bonne partie).

 

Bien plus qu’un service public, l’école est une institution, or celle-ci est stigmatisée et l’on s’entête à vouloir quantifier des résultats précis alors que cela se mesure de façon différente. L’individualisme a pris le pas alors que l’école que nous portons est ancrée sur des valeurs républicaines avant tout. La réussite passe par un respect de celle-ci et des moyens accrus.

 

La réduction des inégalités est la priorité du MJS comme sens de l’école. D’ailleurs l’éducation comprend également la formation pour adultes et la sensibilisation faite par les associations. Ce qu’il convient de marquer est que l’éducation doit être à la pointe du financement. Des statuts lycéens et étudiants sont donc indispensables pour éviter un système à double vitesse.

 

Les trois mesures phares peuvent être: l’école obligatoire à 3 ans, la revue du temps scolaire et la création d’un CAPES de droit pour sensibiliser les lycéens à cette notion.

 

Le risque est important de désertification des écoles dans les zones rurales éloignées des villes. La folie de la masterisation du CAPES qui suppose un allongement des études donc une exclusion des plus modestes, un décalage encore accru avec les élèves et quid si on a le master sans le concours et vice-versa?

 

Les questions abordées l’ont été sur le vécu de chacun et certains estiment que l’on impose une orientation par défaut pour les élèves des quartiers populaires. Ce qui renvoie à la perception de la filière professionnelle.

 

Aujourd’hui, l’Education Nationale est la pierre angulaire du projet socialiste d’émancipation de l’individu. Entre un enseignement destiné à fournir de la chair à canon docile et prête à l’emploi au service du patronat ou un système éducatif chargé de former des citoyens éclairés, notre choix est fait. Nous voulons que les citoyens soient auteurs de leur vie, vigilants sur les questions économiques, écologiques et sociales, capables de réfléchir, de proposer et de s’impliquer.

 

Pierre-Marie

11.12
2008
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Une formidable animation réalisée par Seth Brau

10.12
2008
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Lamentable, scandaleux, désespérant, ridicule, etc… les adjectifs n’ont pas manqué pas pour qualifier le résultat du congrès socialiste. Que n’aura-t-on entendu sur nos ainés, sur ce congrès de la déchirure, sur l’inévitable implosion du parti… Il est malheureusement de bon ton aujourd’hui de décrier la démocratie au sein du PS au motif qu’elle s’exercerait au grand jour contrairement à la plupart des autres formations politiques. Ces socialistes, incapables de s’entendre entre eux, comment pourraient ils gérer un pays tout entier ? C’est oublier les duels fratricides sur fond d’affrontements idéologiques qui jalonnent l’histoire du PS. Ce qui n’a jamais empêché le Parti Socialiste, une fois au pouvoir, de mener une politique progressiste en rassemblant toute la Gauche.

A des années lumières de l’imbroglio de l’affaire Clearstream, dans laquelle le Ministre de l’intérieur (aujourd’hui Président) porte plainte contre le Premier Ministre de l’époque sur fond d’ambitions présidentielles. A l’UMP, la démocratie c’est un combat… Ainsi en une nuit, Nicolas a décidé que ce ne serait plus Patrick (trop dérangeant) qui dirigerait le parti mais Xavier : à l’UMP on ne vote pas, on nomme. Par contre on ne se prive pas pour faire passer les contre réformes les plus scandaleuses : retraite à 70 ans, prison pour les mineurs dès 12 ans, travail le dimanche…

Dernière en date, l’envergure du plan de relance promis démontre que le gouvernement n’a pas pris la mesure de la crise qui s’ouvre. La famille socialiste aujourd’hui rassemblée porte la responsabilité de proposer des réponses à la hauteur des enjeux. Dans les combats d’aujourd’hui comme dans ceux de demain, le MJS sera aux côtés du PS pour porter l’alternative.

Télécharge Reconquérir et Reconstruire n°119

09.12
2008
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Il y a des plaisirs comme cela en hiver. On reste au chaud chez soi à regarder dehors. Un soleil blanc perce à travers les nuages. On se réchauffe les mains en serrant une grande tasse de chocolat bien chaud encore fumant. Dehors, des passants défilent emmitouflés dans de larges manteaux. Pas un bruit. Les épais vitrages nous protègent efficacement du froid et des sons. Bientôt la neige tombera et, en recouvrant les rues de son fascinant manteau blanc, étouffera encore un peu plus les bruits. On sera alors un temps dans un monde surréaliste inondé de lumière et sans le moindre son. Les cris, les rires sont absorbés. Il n’y a rien d’autre que le calme immaculé.

Lentement et depuis plus d’un an et demi, une sorte d’hiver permanent s’est abattu sur nous. La lumière blafarde et criarde des téléviseurs nous inonde jours et nuits. Le moindre bruit de contestations est immédiatement étouffé. Il en jubilait tant que ses épaules gigotaient sans cesse quand il l’a annoncé, misérable et triomphant : “maintenant, quand il y a une grève, personne ne s’en aperçoit !”. Un flux continu de cirage reprend le message officiel sur toutes les ondes : tout va bien et il ne servirait à rien de chercher à résister. Les matraques casseront ceux qui ne se plieront pas. 

De partout, les dépêches arrivent pour annoncer plans sociaux, fermetures d’usines, réductions d’effectifs. On fait payer à certains ce que d’autres ont fait. On ne compte plus les espoirs réduits en poussières, les vies brisées. Les inscriptions au chômage explosent. Pour le bien de tous, parait-il, la chance nous a été donné de prendre une retraite à 70 ans. Il reste impossible de rentrer dans la vie active avant 30 ans et d’y rester au delà de 50 ans. Pour notre sécurité, la chance à été donné aux mineurs de 12 ans d’être incarcérés comme des adultes. Pour le bien des sans abris, les associations les aidant ont été condamnées à des amendes exorbitantes. On avait prévenu : le délit de solidarité est lourdement puni. On ne doit pas tendre la main aux démunis, aux sans-abris, aux sans-papiers. Le chacun pour soi n’est pas seulement encouragé, rien d’autres n’est même toléré.

Peut on vraiment croire que tant de voix s’élèvent, que tant de poings se lèvent sans faire le moindre bruit et qu’aucun son n’arrive aux oreilles médiatiques. Qui nous fera croire que l’on pourra faire grandir une génération dans de telles conditions.

Nous ne serons pas la génération qui vivra entourée de chiens de surveillance !
Nous ne serons pas la génération qui marchera aux pas des képis !
Nous ne serons pas la génération qui sera à la botte des marchés !
Nous ne serons pas la génération à qui l’on fera miroiter un espoir de gloire factice pour mieux accepter le naufrage de notre société.   

Et pour notre génération, il reste plus qu’un choix, celui de l’engagement.

S’engager ou abdiquer.

Nous avons choisi, le poing levé !