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AAAHHHHH !!! C’est la crise !!!!! Le mot est lâché, et avec frayeur ! Nous sommes au bord de la récession. Christine Lagarde, marquise hyper-optimiste, n’admettait jusque là seulement une croissance négative, intéressant concept qui ferait naître chez les chauves un jubilatoire espoir de calvitie négative. Partout dans le monde, les gouvernements ont rivalisé de montants spectaculaires à injecter dans le système pour parvenir à contenir l’inévitable chute. 360 milliards d’euros rien que pour la France. 700 milliards de dollars aux Etats Unis d’Amérique. Presque 1300 milliards d’euros cumulés pour les pays européens ! Qui dit mieux ? C’est la course à l’échalote de qui aura le plus gros plan de sauvetage. En face de ces montants mobilisés pour passer l’éponge de dettes colossales : aucune garantie, aucun engagement, rien. C’est un chèque en blanc. On ne va pas chercher à modifier un système, des comportements à risques et une avidité de profits immédiats. On va juste demander de continuer comme avant, comme si de rien. Au final, ce seront les citoyens qui devront passer à la caisse : plus d’impôts et de dettes, moins de services publics ! Des montants astronomiques mobilisés en quelques jours. C’est faramineux. C’est indécent. C’est d’autant plus insupportable que le FAO, l’organisation des Nations unies pour l’alimentation et pour l’agriculture, a annoncé que 22 milliards d’euros (30 milliards de dollars) suffiraient à éradiquer la faim dans le monde. Il y a 925 millions de mal nourris dans le monde. Ca fait 24 euros par personne pour que tous puissent manger à sa faim. Cette somme, la FAO ne parviendra jamais à la lever. Il n’y a pas d’argent pour “l’accessoire” en temps de crise. ”L’accessoire”, c’est un sixième de l’humanité. 24 euros, c’est le prix d’une vie dans le Sud. Au Nord, on se dit que la misère est moins pénible au soleil, mais on n’a pas 24 euros. Au Nord, on se cotise pour qu’une poignée empoche encore ses dividendes grasses au soleil, et on trouve plusieurs centaines milliards d’euros en quelques heures. Le pire, c’est qu’au Nord, on ne sent même pas merdeux. Au Nord, on est pragmatique. On est dans les doctrines du réel. Au Nord, on se dit qu’il vaut mieux ne rien changer. Au Mouvement des Jeunes Socialistes, nous militons pour des changements structuraux profonds. Nous militons pour modifier complètement les clés de répartitions des richesses entre le capital et le travail, entre le Nord et le Sud. Nous voulons qu’un système strict de régulations des marchés et des acteurs économiques soit mis en place. Nous ne nous satisferons jamais de laisser une minorité s’enrichir sur le dos des autres. C’est pour cela que nous sommes socialistes. Et c’est pour cela que nous construisons un avenir à gauche ! |
20.10
2008







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