Archive du mois de janvier 2009

21.01
2009
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Alain Gresh est le directeur adjoint du Monde Diplomatique et l’un de ses anciens rédacteurs en chef. Spécialiste du Proche-Orient, il a accepté notre invitation à une rencontre/débat sur le conflit Israelo-Palestinien à laquelle nos aînés du Parti Socialiste étaient conviés.

Nous tenons à le remercier très chaleureusement pour être venu à notre rencontre et à le féliciter pour la qualité de son exposé et pour sa pédagogie qui nous a permis de mieux décrypter un conflit au coeur de l’actualité.

Nous vous invitons à vous rendre sur son blog Nouvelles d’Orient:

     
     
     

Comment prendre position sur le conflit israélo-palestinien ?

L’affrontement judéo puis israélo-palestinien est l’un des plus anciens de la planète. Il remonte à un siècle environ, avec l’émergence du mouvement sioniste en Europe et les premières vagues de colonisation en Palestine. De la première guerre mondiale à aujourd’hui, il a impliqué, à chaque époque, toutes les grandes puissances, de l’empire ottoman à la Russie tsariste, de l’Union soviétique à l’Allemagne nazie, des Etats-Unis à la France. Il s’est traduit, au Proche-Orient, par cinq guerres.
La maîtrise d’un grand nombre de données – qui couvrent les programmes d’histoire de plusieurs années –, est une condition indispensable à toute prise de position . Des points de vue divers peuvent se confronter du moment que les interlocuteurs maîtrisent les éléments historiques de base, ce qui n’est souvent pas le cas. C’est seulement alors que l’on peut s’attaquer au deuxième obstacle, la dimension idéologique et affective du conflit.
Que répondre à quelqu’un qui proclamerait que la terre d’Israël a été donnée aux juifs par Dieu ? De manière analogue, comment débattre avec des élèves musulmans qui pensent que la Palestine est un waqf (bien de mainmorte) islamique et qu’elle ne peut être un élément de marchandage ? Peut-il y avoir une position « laïque » sur ce conflit ?
Celle-ci s’appuie d’abord sur le refus des hiérarchies entre les être humains, les communautés religieuses ou nationales. Même si, pour des raisons différentes, parfois familiales, quelquefois religieuses, de temps à autre culturelles, nous pouvons nous sentir plus proches de tel ou tel protagoniste… Ensuite, l’affirmation du primat du droit international. Que disent, en substance, les résolutions des Nations unies ? Elles reconnaissent que, désormais, sur la terre historique de la Palestine, il existe deux peuples, l’un juif israélien, l’autre palestinien et que ces deux peuples ont droit à un Etat indépendant.
Mais il faut nuancer cette symétrie. D’abord, le peuple israélien dispose déjà d’un Etat depuis plus de cinquante ans, alors que les Palestiniens en sont toujours privés et vivent sous occupation. Ensuite, la situation actuelle est née d’une injustice originelle : les Palestiniens ont été expulsés de chez eux par l’armée israélienne en 1948-1949. Cette expulsion, longtemps niée, est désormais un fait reconnu grâce aux travaux des « nouveaux historiens » israéliens. A l’heure où l’on invoque souvent le « devoir de mémoire », une telle injustice mérite réparation. Cette dimension morale ne peut être occultée.
Quelle est la place de l’Holocauste dans cette histoire ? Elle ne saurait être sous-estimée, tant elle marque les prises de position ici et au Proche-Orient. L’anéantissement des juifs par Hitler, l’incapacité des grandes puissances de l’époque à stopper ce crime, a créé – à juste titre – une sympathie pour les juifs dans les opinions occidentales. Il a été un élément essentiel du vote des Nations unies du 29 novembre 1947 en faveur de la naissance de l’Etat d’Israël. Mais ce sont les Palestiniens qui ont payé le prix d’un crime qu’ils n’ont pas commis.
Comme l’expliquait le journaliste israélien, Tom Segev, dans un livre intitulé Le Septième Million (consacré aux débats sur l’Holocauste en Palestine, avant 1948, puis en Israël), on peut tirer deux enseignements contradictoires du génocide des juifs. Le premier est que personne n’a le droit de « rappeler aux Israéliens des impératifs moraux tels que le respect des droits de l’homme », car les juifs ont trop souffert et les gouvernements étrangers ont été incapables de leur venir en aide. Le second consiste à penser que le génocide « somme chacun de préserver la démocratie, de combattre le racisme, de défendre les droits de l’homme ». Pour tout le monde. Même pour les Palestiniens…

Alain Gresh

17.01
2009
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Introduction

Aujourd’hui depuis la chute du Mur de Berlin, plus que jamais, nous avons besoin de construire une Europe politique de gauche. De part la diversité de nos histoires et de nos conceptions, nous devons probablement s’axer sur des thèmes concrets pour commencer : développement écologique, protection sociale transfrontalière…

Les thèmes et les résumés des débats en substance…

Analyse de la crise financière américaine et mondiale

Les plans sont plus une mise en scène et un paravent pour désamorcer les peurs des gens qu’un vrai attirail de solutions. Tout d’abord, il y a peu d’ « argent frais » d’injecté. Fort est de constater que l’on n’a jamais donné autant d’argent mais l’OMC et la BCE mettent toujours des freins au nom de la « concurrence libre et non faussée ».

Solution ? : faire pression pour des règles plus keynésiennes et plus socialistes à l’OMC et à la BCE

Effectivement, un fonds global mondial genre Plan Marshall puissance mille est nécessaire, il faudrait que ce genre d’opération soit piloté par le FMI qui assurerait la coordination transétatique et serait en mesure de lever des fonds massifs (avec la cotisation des Etats).

Avoir une vraie vision régionale permettrait également d’y voir plus clair : à l’échelle de L’UE, ou comme cela se passe actuellement en Amérique du Sud (projet UNASUR), en ayant une caisse mutuelle européenne de crise, par exemple.

Mais disons-le clairement cette nouvelle économie doit être fondée sur le développement soutenable et l’écologie. Il convient donc de passer à deux vitesses supérieures pour mettre à niveau les pays de l’est, nouveaux dans l’Union, en renforçant les fonds européens (car seule une Union cohérente est en mesure de faire face à ce nouveau défi).

L’Europe sociale, un thème urgent

L’Europe possède un puzzle de législations sociales mais la droite depuis plusieurs années, essaye de nous faire avaler le moins-disant social, sans compter que le néolibéralisme depuis 30 ans, a été jusqu’à nous faire douter de nos convictions (ex. : Tony Blair).

Les JUSOS sont particulièrement sensibilisés par la notion de protection sociale transfrontalière : chaque pays a des statuts différents et le cotisant itinérant doit reverser à plusieurs caisses nationales. Seulement, la dernière caisse avant la retraite est l’unique responsable du solde de la retraite. Cela est trop lourd pour cette dernière. Ainsi les JUSOS préconisent une caisse européenne mutuelle de Sécurité Sociale pour les travailleurs transfrontaliers.

Les JUSOS déplorent l’exclusivité du système paritaire allemand entre patrons et syndicats et des accords de branche. L’Etat n’intervient pas, donc des inégalités criantes entre branches se font sentir, ainsi qu’un poids trop fort des patrons et il n’existe pas de salaire minimum généralisé allemand.

En France, l’on s’oppose à la baisse du taux réservé à l’investissement qui est passé de 70% à 60% (en 30 ans) au profit de l’actionnariat. Le MJS est favorable à ce que les 10% perdus reviennent à l’investissement (salaires, machines, embauches) et à la fin du taux de dividende automatique par an demandé par les actionnaires (demander 10% de bénéfices quoi qu’il se passe par ex.).

Cela suppose que les fonds de pension soient contrôlés par des fonds souverains européens, sud-américains pour l’Amérique du Sud… (qui auraient le rôle de gendarme)

Les élections européennes de juin 2009

Un débat, lors de la venue en France des JUSOS, sera prévu entre un(e) candidat(e) allemand(e) et français(e) aux élections européennes, afin de montrer les lignes de force du socialisme européen.

Cependant l’on ne peut que se navrer d’une démotivation certaine de nos électeurs en France, en Allemagne et ailleurs pour les élections européennes. Il est vrai que les médias ne parlent que des problèmes nationaux, se fichant des compatriotes européens ; de même que nos politiques nationaux qui dominent en réalité le « gouvernement » de l’Union se défaussent sur cette dernière alors que c’est bien eux qui agissent.

Tout cela a pour conséquence une image négative de dérégulation (qui est une réalité, ex. : services postaux), un euroscepticisme qui renforce le conservatisme pour la fermeture des frontières aux immigrés.

Les solutions communes des JUSOS et du MJS sont :

-Renforcer le Parlement européen et en faire un vrai gouvernement européen

-L’adoption d’un salaire minimum européen, selon les niveaux salariaux des pays (idée adoptée en décembre 2008 par le PSE)

-Avoir des domaines stratégiques européens protégés : éducation, poste, santé, quelques secteurs économiques stratégiques subventionnés (à définir)

Conclusion

L’horizon futur nous amène vers plus d’Europe politique et sociale, plus de protection sociale et plus de coopération économique européennes pour faire face au défi du nouveau cycle économique qui s’ouvre. A nous de fonder la nouvelle économie sociale et écologique! Pour cela l’objectif fédéraliste européen est plus que jamais d’actualité (au niveau des régions comme à celui du Parlement européen).

Pierre-Marie

13.01
2009
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Le conflit israélo-palestinien dans la bande de Gaza entre dans sa quatrième semaine et son issue parait encore incertaine. Afin que tous les militants socialistes puissent se saisir de cette question, le MJS organise une conférence - débat autour de la situation au Proche Orient

mardi 20 janvier à 19h30 à la fédération

En présence d’Alain Gresh, directeur adjoint du Monde Diplomatique et spécialiste du Proche Orient.