Archive du mois de février 2009

24.02
2009
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Erigée en politique, la communication a depuis quelques temps remplacé l’action, la posture le débat d’idées. Passé maître en la matière, à grand renfort de gestes amples et de rictus graves, notre président de la république est un boulimique d’interventions télévisées lui qui est déjà d’habitude à l’écran tous les soirs. Parce que les réformes, il faut les expliquer vous comprenez… Ceux qui se retrouvent dans la rue sont peut être ceux qui les ont le mieux comprises. Personnel de santé, enseignants chercheurs, étudiants, citoyens d’outre mer, salariés de l’automobile, la grogne monte sans cesse, le cortège des mécontents grossit chaque jour.

A ces demandes, le président aime répondre. Répondre qu’il ne changera pas sa politique… Face à une crise économique qui bouleverse les croyances établies dans la société capitaliste, il ferme les yeux.

Quelques mesurettes pour faire l’aumône aux chômeurs (tiens voilà 100 € et tu ferme ta gueule maintenant) ou aux classes populaires payant l’impôt sur le revenu (idéologie quand tu nous tiens…) mais rien de véritablement structurant destiné à donner une nouvelle direction à notre pays. N. Sarkozy n’a visiblement pas pris la mesure de l’ampleur de la crise. Véritable arlésienne, le débat sur le partage des profits escamote celui sur le partage de la valeur ajoutée.

Face à cette situation, nous nous devons de réagir. Dénoncer d’une part cet entêtement dans une idéologie à bout de souffle, et proposer une alternative dont les principaux axes sont la régulation de la sphère financière, le retour de l’intervention de l’état dans l’économie et un rééquilibrage de la répartition salaires / profit de la valeur ajoutée.

Télécharge Reconquérir et Reconstruire n°121

03.02
2009
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29 janvier, la mobilisation s’annonçait massive, elle fut gigantesque. De 1 million (chiffres officiels donnés par ceux qui ont intérêt à le minimiser)  à 2,5 millions de personnes dans les rues de France. Syndiqués, politiques bien sûr, mais aussi surtout non encartés divers formant le gros des cortèges, citoyens désormais engagés et avant-garde de la France qui souffre.

L’UMP, par la voix de son porte parole, aura beau arguer d’une démocratie apaisée et d’une victoire sans conteste du service minimum. C’est surtout contre le minimum de service public que les manifestants s’étaient rassemblés. Casse du système éducatif, de l’hôpital, affaiblissement des contre pouvoirs… Les motifs de mécontentements sont nombreux et ce n’est pas « l’angoisse » de la crise qui mobilise autant de nos concitoyens mais plutôt « l’angoisse » relative à l’inefficacité des réponses apportées face à la crise. J’écoute mais je ne tiens pas compte…  Ca fait longtemps qu’on avait remarqué.

Pour autant, la majorité souhaite verrouiller le service minimum pour lutter contre l’abus de droit de grève. Parce qu’il faut arrêter de prendre les usagers en otage (détournement sémantique s’il en est), ces mêmes usagers prêts à tabasser un conducteur en grève mais qui seront les premiers  à râler lorsque les moyens alloués à la SNCF ne permettront plus un service décent et demanderont sa privatisation. On voudrait que la grève ne gène plus personne, supprimant de fait le rapport de force qu’elle entraine et son utilité. Il s’agirait donc bien, malgré les dires de la majorité, d’une remise en cause du droit de grève…

Télécharge Reconquérir et Reconstruire n° 120