Archive du mois de juin 2009

19.06
2009
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Nos amis de HES nous rappellent deux événements aussi politiques que festifs. Nous nous associons à leurs actions et vous invitons à y participer :

Samedi 20 juin : 14 h 00 Marche des Fiertés LGBT « Respectons la transidentité, refusons la transphobie »

14 h départ avenue Verguin Parc de la Tête d’Or Porte du Lycée et de 17 h 30 à 19 h 00 Forum associatif Place Bellecour.

« En ce mois de juin 2009, nous fêtons les 40 ans des émeutes de Stonewall, moment fondateur des marches des fiertés Lesbiennes, Gaies, Bi et Trans. Depuis 40 ans, les personnes homosexuelles et transsexuelles marchent ensemble pour proposer un vrai projet de société, fondé sur l’égalité et le respect. Les Trans et leurs revendications restent les grands oubliés de ce combat pour l’Egalité. Les droits humains fondamentaux des personnes Trans sont ignorés et bafoués à cause des préjugés, de l’ignorance, de la peur et de la haine.

La 14e Marche des Fiertés Lesbiennes, Gaies, Bi et Trans doit être un levier puissant pour obtenir des avancées en faveur des droits des personnes Trans. Plus que jamais, il faut venir à la Marchedes fiertés LGBT, pour faire reculer les discriminations liées à l’identité de genre et défendre l’Egalité. » Extrait du livret de présentation de la Marche.

- Lundi 22 juin, 20h au Comoedia, projection et débat autour du film « Harvey Milk », proposé par Homosexualités & Socialisme

Film de Gus Van Sant (2009, Durée 2 h 07 min)

Le film retrace la véritable histoire des 8 dernières années de la vie de Harvey Milk. Dans les années 70, il fut le premier homme politique américain ouvertement gay à être élu à des fonctions officielles, à San Francisco. Son combat pour la tolérance et l’intégration des communautés homosexuelles lui coûta la vie mais son action a changé les mentalités. Depuis Harvey Milk est parfois considéré par certains comme un martyr de la communauté lesbienne, gay, bisexuelle et transgenre.

Le débat : “Homosexualité et politique, existe-t-il vraiment une communauté LGBT en France ?”

Débat étayé par Gilles Bon-Maury, Président de l’association  Homosexualités & Socialisme, auteur de « Lesbiennes, Gays, Bis, Trans., Aimable clientèle » en 2008.

Important : Un tarif préférentiel à 4,50 € est réservé aux personnes s’inscrivant à l’avance et très rapidement  par courriel à l’adresse suivante : rdv.hes@googlemail.com

Cinema Le Comoedia 13 avenue Berthelot – Lyon 7e

12.06
2009
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Comme après chaque élection, chacun – médias mais aussi membres des autres partis et parfois du parti socialiste lui même – chacun y va de son petit commentaire assassin. Les socialistes sont sanctionnés car ils n’ont pas parlé d’Europe. Les socialistes sont sanctionnés parce qu’ils sont trop divisés. Les socialistes sont sanctionnés parce qu’ils n’ont pas rénové leurs idées…etc.

Pourtant, plutôt que de se laisser prendre au pessimisme que certains aiment attiser pour on ne sait quelles raisons, il convient de ramener notre score au contexte particulier des européennes.

  • D’une part, ce sont des élections marquées depuis toujours par une forte abstention. Elle a encore augmenté cette année pour atteindre près de 60% ; la principale perdante de ce scrutin est donc l’Europe, qui paraît encore plus loin des citoyens.
  • D’autre part, c’est un scrutin qui a toujours favorisé les listes vertes qui avaient notamment réalisé près de 10% en 1999. Il est vrai que cette année, la performance d’Europe écologie est impressionnante.
  • Enfin, les électeurs restent indécis jusqu’au dernier moment, et l’issue du scrutin se détermine dans les derniers jours. Cette rapidité va de pair avec la faible exposition des programmes pour l’Europe, ce qui explique notamment que le manifesto ait si peu pesé, alors qu’Europe écologie ne semble pas avoir tant mis en avant son programme, qui ressemblait parfois d’assez près au notre (notamment sur la création des 10 millions d’emplois verts). Les scores de l’UMP et d’Europe écologie sont plus basés sur les logos et les slogans que sur une véritable réflexion européenne.

Deux points positifs doivent être mis en évidence pour le PS. D’abord, l’affaiblissement du Modem signifie la renaissance du clivage gauche – droite dans le pays. A l’issue du premier tour de la présidentielle en 2007, le centre pesait 20% des suffrages, laissant penser qu’un tripartisme pourrait émerger en France. Cette perspective est de plus en plus lointaine, et le parti socialiste peut désormais clairement se situer à gauche, sans risque de perdre des électeurs. Ensuite, quand on analyse les résultats de manière plus locale, on s’aperçoit que le PS réalise de bons scores dans les banlieues, notamment à Vaulx en Velin, ou Vénissieux, communes communistes, où il se place en tête des suffrage, signe que la reconquête de l’électorat populaire est en marche et doit être continuée. Au MJS, nous continuerons donc à tracter sur les marchés de Vénissieux, de Vaulx-en-Velin et autres communes de banlieue.
Il nous faut donc continuer dans la dynamique qui a été mise en oeuvre dans cette campagne et plus que d’un changement, c’est d’un approfondissement dont nous avons besoin. Si nous n’avons réalisé que 16,48% des suffrages, c’est qu’il souffre de plaies beaucoup plus vieilles que la campagne.

Première plaie, l’incapacité à se positionner de manière claire et unie sur les institutions de l’Europe est l’une des causes principales de notre échec. Le PS s’est par deux fois placé contre la majorité du pays en prenant position pour le traité constitutionnel européen et pour le traité de Lisbonnes. Ce n’est pas tant la position en elle même que l’incapacité à affronter la question sans langue de bois qui a causé la désaffection des électeurs ; il a manqué sur ce point à beaucoup de leaders et de têtes de liste la volonté de convaincre et le courage politique qui avait fait autrefois nos victoires. On peut remarquer que sur la Turquie, le problème est exactement le même, le PS préférant repousser le débat plutôt que d’affirmer que la Turquie, si elle remplit les conditions exigées par l’UE, a le droit d’en faire partie.

Seconde plaie, les divisions. Combien de sympathisants ont refusé de mettre un bulletin socialiste dans l’urne en raison des divisions du congrès de Reims et de la lutte entre Martine Aubry et Ségolène Royal? Ces luttes internes, exacerbées par les médias, ont conduit à brouiller notre message. Au soir du scrutin, certains n’avaient visiblement pas tiré les leçons du congrès de Reims et voulaient continuer sur ce créneau là.
Ces deux plaies expliquent donc les erreurs commises au cours de la campagne. D’une part, malgré le manifesto, nos leaders n’ont que peu mis en avant des propositions phares comme le SMIC européen, ou le plan de relance de 1000 milliards d’euros. Dés lors, plutôt que de parler d’Europe, nous avons voulu faire du scrutin un vote sanction contre Nicolas Sarkozy. Enfin, plutôt que d’inviter les gens à croire dans le socialisme, il fallait inviter les gens à voter « efficace ».
On retiendra donc de ce scrutin qu’il faut continuer notre combat qui a été mené autour de trois axes :

  • La reconquête de l’électorat populaire par la réaffirmation de l’idéal socialiste.
  • La reconstruction d’une alternative à gauche, vraiment à gauche, dont les écologistes doivent faire pleinement partie.
  • La réflexion sur le socialisme écologique.