Archive du mois de décembre 2009

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Qu’arrive-t-il lorsque les hommes perdent leurs droits nationaux ? Ils n’ont plus ni ancrage ni droits. Ils se trouvent entre les Etats.

S’ils sont idéalement titulaires de droits comme le pose la  Convention internationale des Droits de l’Homme, en réalité ils sont partout sans droits.

Aujourd’hui, ce qui est vraiment scandaleux, outre l’injustice sociale et juridique  dont ils font l’objet, c’est que l’on compte le nombre d’immigrés dont on a besoin  pour venir travailler en France. Comme en témoigne l’abondante main-d’œuvre ouvrière africaine dans les usines et sur les chantiers, qui est considérée comme une marchandise puisque ce que vend l’ouvrier au patron est sa force de travail.

Peut-on, au moins, penser la libre circulation des hommes du monde ? Qui a le droit de s’approprier un espace et de dire que c’est chez lui ? Qui a le droit de poser une frontière comme un absolu identitaire et territorial ?

La venue d’un étranger est importante dans le pays où l’on vit. Pourquoi ? Parce que l’idée d’étranger montre que le rapport entre l’étranger et le sédentaire est essentiel en tant qu’il est la condition de possibilité d’une conscience du monde. Parce qu’à la fois il nous renvoie aux conditions de vie de notre pays, et en même temps, il est une ouverture sur le monde. C’est pourquoi il devient urgent d’établir une relation avec le monde, avec autrui, sinon on risque de s’aliéner dans son appartenance à son monde particulier, autrement dit à un territoire fermé par des frontières de plus en plus hermétiques.

Aucun souverain n’a apriori le droit de s’approprier un espace et de dire que c’est chez lui, encore moins de décréter que les autres doivent en être exclus. Il n’y a aucune séparation dans le monde qui soit première, originaire. Aucune frontière ne peut être posée comme un absolu car ma liberté a besoin d’autrui ; on n’est pas libre sans les autres. Or l’étranger, aujourd’hui, doit prouver qu’il est digne d’être accueilli, en se soumettant à des tests de « bon français », qui consistent à s’assurer de ses goûts alimentaires (aimez-vous le foie gras ?), de son patriotisme (connaissez-vous la marseillaise ?), de sa langue, et de ses fréquentations. On ne peut pas accepter que le droit de résider sur le territoire soit soumis à de telles conditions, fixées arbitrairement et ne reflétant en rien nos valeurs républicaines.

Si de fait toute citoyenneté est marquée par un droit national particulier, il y a une exigence morale à accueillir l’étranger. Pour Kant dans L’idée d’une histoire universelle d’un point de vue cosmopolite, la morale de l’hospitalité universelle interdit qu’on traite apriori l’étranger comme un ennemi. Or aujourd’hui, le gouvernement UMP mène un combat violent contre les étrangers, cela commence par une politique d’expulsion en masse avec un quota de 30 000 reconduites aux frontières par an : neuf Afghans ont ainsi été expulsés de France mardi dernier. Ensuite, par l’encouragement à la délation : l’article 622-1 du Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile punit de cinq ans d’emprisonnement, et de 30 000 euros d’amende, “toute personne qui aura, par aide directe ou indirecte, facilité ou tenté de faciliter l’entrée, la circulation ou le séjour irréguliers, d’un étranger en France”. Enfin par le débat actuel sur l’identité nationale : « pour vous qu’est- ce - qu’être français ? » qui vise avant tout à diviser et à exclure, mais pas du tout à intégrer.

Face à  la mise en place de cette mécanique gouvernementale, le MJS répond par des propositions qui se concrétisent politiquement par une régularisation large des sans papiers: de nombreux pays européens tels que l’Espagne, l’Italie, l’Angleterre, la Suède, ou l’Allemagne, ont déjà procédé à ces régularisations massives, conscients que l’immigration est source de richesse économique. Dans le même temps, nous exigeons la suspension des reconduites à la frontière,  et la fin des contrôles d’identité discriminatoires.

Afin de parvenir à cette régularisation large des sans papiers, il est urgent de reconstruire le système global d’octroi des titres de séjour. Il convient d’une part d’assouplir les critères mis en place par le ministère de l’immigration, et d’autre part d’instaurer une véritable gestion démocratique de ces décisions. En effet, certaines préfectures sont plus rigides que d’autres quant à l’appréciation des critères retenus, et le gouvernement se plait à entretenir le flou sur les conditions de régularisation afin de maintenir les sans papier dans une situation de précarité et d’insécurité.

Enfin en tant que jeunes socialistes, nous sommes d’autant plus sensibilisés par la situation des étudiants étrangers. La France, doit rester fidèle à sa tradition de formation universitaire en permettant à des jeunes soucieux de mener des études de qualité, d’étudier en toute sécurité. Actuellement, la loi CESEDA de 2006 et le décret n° 2007-373 du 21 mars 2007 mettant en place un titre de séjour étudiant pluriannuel, n’est pas appliqué par les préfectures du fait de l’absence d’arrêté d’application. Nous demandons donc que la mise en place des titres pluri annuels pour les étudiants étrangers soit enfin effective.

Hélène L.

21.12
2009
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Du 7 au 18 décembre dernier a eu lieu la conférence de Copenhague, sous l’égide de l’ONU. On appelait aussi cette conférence COP 15, (de “conférence of parties”, la quinzième depuis la conférence de Berlin en 1995). Pour comprendre son échec, il convient d’en analyser le contexte.

Le traité qui devait être signé à Copenhague et dont on parlait depuis si longtemps devait remplacer le Protocole de Kyoto en 2013. Ce dernier prévoyait une réduction mondiale des émissions de dioxyde de carbone et de six autres gazs à effet de serre, de l’ordre de 5,2%. Les deux sources principales de la pollution sont les automobiles et les industries. Il a fallu attendre néanmoins 2008 et la création des bourses du carbone en Europe notamment celle de Londres pour voir émerger une vraie politique en la matière (nous ne sommes néanmoins qu’au début de la mise en place des crédits-carbone). A vrai dire, pour l’instant, mis à part sensibilisation croissante sur cette question, il n’y a pas eu de baisse concrète du dioxyde de carbone (ce d’autant que la Chine a rouvert ses centrales au charbon).

Quels étaient les objectifs principaux de la conférence de Copenhague ?

Il était prévu que le nouveau protocole traite de séquestration dans le sol du carbone (sujet polémique!), les biocarburants, de recherche scientifique appliquée pour produire de l’énergie, d’agriculture durable/soutenable, des forêts tropicales et des voitures électriques. En clair, il fallait traiter des moyens que la communauté internationale est prête déployer pour moins polluer et mieux produire. Les Etats-Unis, comme la plupart des pays riches et industriels, rechignent à faire des efforts pour préserver leur souveraineté, quoique le débat fasse rage dans les opinions publiques. Les pays des suds sont également dans l’hésitation entre faire des avancées et opter pour le quasi statu-quo (Brésil, Russie, Inde, Chine pays dits « BRIC »). L’union européenne aurait-elle pu convaincre ces partenaires récalcitrants?

La position ambiguë de l’Union Européenne et les mesures à proposer

Depuis quelques années, les pouvoirs publics ont commencé à prendre conscience de la nécessité de mener des politiques de développement durable contre le réchauffement climatique. Or cela impliquerait, hormis le courage politique des belles déclarations, l’implication y compris financière des Etats membres.

L’accord bancal de Pozna’n, signé en décembre 2008, sous la présidence européenne de N.Sarkozy, accorde un « droit à polluer », en permettant aux entreprises polluantes d’acheter des quotas à celles qui polluent moins. Ce n’est pas suffisant.

La mise en place d’une politique européenne impliquerait :

- Un prix du carbone réellement prohibitif, et progressif en fonction de la pollution émise par l’entreprise.

- Un cahier des charges strict au niveau européen.

- Un investissement massif dans la recherche et les énergies alternatives, financé par un impôt européen et mis en oeuvre par un pôle européen de l’énergie.

C’est donc dans ce contexte que la conférence internationale de Copenhague a échoué. Sans doute peut-on expliquer l’immobilisme mondial actuel par l’absence de leader mondial reconnu en matière d’environnement. Force est de constater qu’en l’absence de politique coordonnée au niveau de l’union européenne, celle ci n’a pu jouer ce rôle. La mise en place d’une politique mondiale de réduction des émissions de gaz à effet de serre implique ainsi que l’UE progresse de son coté, et plutôt que de céder au sirènes du pessimisme, il convient de la mettre en oeuvre.

Pierre-Marie C.

20.12
2009
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Nous étions présents par -8°C ce dimanche 20 décembre sur le marché de la Place Guichard pour diffuser nos propositions et inciter nos concitoyens à s’inscrire sur les listes électorales en vue des régionales de mars 2010. Malgré le froid et la période peu propice à la politique, nous avons reçu un bon accueil…

18.12
2009
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A l’issue des votes pour le congrès fédéral, c’est la liste “Horizon 2012, le Rhône en mouvement” emmenée par Lucie qui a été choisie par les militants de notre organisation. Bravo à eux.

Sont élus au collectif fédéral :
Lucie (Animation fédérale), Benjamin (Trésorerie), Line (Secrétariat général), Basile, Karima, Hadrien, Delphine, Baptiste, Elodie, Thibaud et Juliana

La soirée de jeudi 17 décembre était l’occasion pour la nouvelle équipe de prendre ses fonctions et pour ceux qui ont fait vivre l’organisation ces deux dernières années de dire quelques mots…

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Suite aux propos de Nadine Morano, les Jeunes Socialistes mettent en place un site internet pour créer sa propre affiche pour demander la démission de Nadine Morano.

A l’aube des élections régionales, il est à déplorer que le gouvernement s’emploie à propager une atmosphère de xénophobie et de division, comme en témoignent les nombreux dérapages et propos ouvertement racistes de plusieurs ministres (Brice Hortefeux, Christian Estrosi, Nadine Morano).

Sans cesse, les Français de confession musulmane sont stigmatisés, comme l’a encore fait cette semaine Nadine Morano, secrétaire d’Etat à la famille. En acceptant d’une part de participer à un débat sur l’identité nationale sous l’auspice de Maurice Barres, écrivain connu pour ses écrits racistes et antisémites. D’autre part, en stigmatisant les jeunes d’origine étrangère « censés » tous porter des casquettes à l’envers et parler en verlan. Et la secrétaire de la famille est une récidiviste en la matière : déjà, elle s’était permise des dérapages en prétendant que la polygamie progressait dans notre pays et en évoquant les « moutons égorgés dans les baignoires ».

Aucun citoyen Français n’a à prouver qu’il est un « bon » Français, quel que soit son nom de famille ou son domicile. La France se doit d’être exemplaire en termes de laïcité et d’égalité, car ce sont ses valeurs.

L’amalgame opéré entre immigration, délinquance, musulman et identité nationale est intolérable. Il est inadmissible que des membres du gouvernement profèrent ces propos. C’est pourquoi les Jeunes Socialistes réitèrent leur action  sur Brice Hortefeux cette fois contre Nadine Morano en mettant en place une pétition en ligne et en créant des affiches sur le site moranodemission.jeunes-socialistes.fr. Pour finir, ils exigent la démission de Nadine Morano et exigent l’arrêt immédiat des débats sur l’identité nationale.

Lucie Briatte.