06.05
2009
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Après de nombreuses révolutions et une crise économique latente en Amérique Latine, le FMI fait l’erreur de créer une situation révolutionnaire de plus (après le Brésil et l’Argentine) au Venezuela en mettant en place un de ces nombreux plans structurels immoraux, affamant et appauvrissant des populations entières. La révolte sonne sans organisation. Le bilan est terrible, environ 3000 morts sous le feu des gardes nationaux. La révolution échoue. L’année suivante, l’Equateur se soulève, mais c’est vite oublié.

Le calme revenu, l’école de Chicago prend la main du continent pour en faire un laboratoire a ciel ouvert d’un libéralisme débridé comme jamais. En 20 ans, de 1980 aux années 2000, le nombre de pauvres double, passant de 120 millions à 225 millions. Le Front Sandiniste de Libération Nationale (révolutionnaires armées ayant fait acte au Nicaragua) donne au Mexique un front zapatiste révolutionnaire, ainsi que des mouvements indigènes en Bolivie ou au Brésil, tous luttant pour de meilleures conditions de vie, pour du travail, pour de la nourriture. La pauvreté amène l’agriculteur à planter du pavot ou de la coca, les USA raffermissant encore un peu plus leur étau sur le « sous-continent » américain.

Au sud de cette Amérique latine, les présidences se succèdent, finissant rarement leur mandat, la révolte est continue et presque permanente. On voit bien alors, dans cette Amérique latine, ce qui manque au mouvement de masse, un leader charismatique. Cuba, le Venezuela et la Bolivie n’auraient pas tant changé sans Chavez, Castro ou Morales. Ils ont tous les  trois pris un essor en défendant les travailleurs ou les opprimés comme le fit Chavez en tentant un coup d’état dès 1992.

Morales et Lula Da Silva au Brésil acquéraient quant à eux leurs notoriétés dans les luttes syndicales de leur pays. Non pas du populisme, mais une dialectique entre les dirigeants et le peuple s’instaure. Les dirigeants ne retraduisant que de manière plus cohérente les révoltes du peuple. Le peuple et le chef de file se renforcent ainsi mutuellement.

Cependant, chose étonnante, ce ne sont pas les socialistes les plus farouches dont on parle. Ces présidents d’Amérique Latine comme du Sud, n’ont pas changé le système, ils ont souvent mis en place des programmes d’assistance aux plus démunis sans contrevenir au grand capital privé.

Mais voilà, les temps changent. En 2005, Chavez parle alors pour la première fois du Socialisme nouveau, celui du  « XXIème siècle ». C’est le début au Venezuela, en Bolivie ou dans l’Equateur de Correa, des nationalisations des ressources premières ainsi que de grands programmes de solidarités et de développement destinés aux pauvres. C’est aussi un combat massif entre radicaux et modérés au sein des majorités parlementaires des ces trois pays. Chavez et Morales feront face à des tentatives de coups d’état qui resteront sans suite grâce au soutien populaire. C’est là, le début d’un nouveau chapitre dans l’issu est indéterminable à ce jour.

Alexandre

6 commentaires sur “Quand l’Amérique Latine ouvre la voie”

  1. Marti a écrit :

    Euh… ce texte me parait pro-Castriste et pro-Chavez.
    Je suis aussi anti-États Unis, et je trouve aussi que Lula Da Silva est un très bon président élu démocratiquement et qui a et qui fait avancer sont pays sur les points économiques et sociaux. Mais Chavez et Castro sont des Georges W. Bush d’extrême gauche.

    Bref même si je sais que se n’est probablement pas le cas, ce texte aurait mieux sa place au NPA.
    Ou alors il y a une ironie que je n’ai pas saisi.

  2. Alexandre a écrit :

    Reconnaitre les bonnes révolutions est une chose, reconnaitre les faits en est une autre. Les mouvements sociaux en cours sont dans cet article, uniquement constaté, l’avis donné et celui que tu as compris n’es pas le bon. Je ne suis aps du NPA mais je suis de gauche.

  3. Marti a écrit :

    Je reconnais les bonnes révolutions et je sais bien que nous ne somme pas du NPA.
    Même si la chute de Batista est une très bonne chose, la dictature qui suit n’en est pas une, nous somme tous d’accord la dessus.
    Je voulais simplement dire que le texte n’est pas assez neutre ou critique envers Castro et Chavez.
    Monsieur tout-le-monde y verrais une texte peut être extrémiste.

  4. Marysette a écrit :

    Et alors Monsieur Marti ??
    Il faut faire plaisir à “Monsieur tout le monde” ou faire savoir les faits tels qu’ils sont !!
    Castro et Chavez sont des paladins de la justice sociale en Amérique Latine.
    Pour comprendre le présent il faut connaître le passé. Lire le livre “les veines ouvertes de l’Amérique Latine” offert par Chavez à Obama d’Eduardo Galeano.
    Les USA ont pillé le Continent du Sud depuistoujours, car comme disait déjà Simon Bolivar ” il semble que leur destin est d’apporter la faim et la misère à l’Amérique Latine AU NOM DE LA LIBERTE” et maintenant bien plus loin !!
    Cuba est une île assiégée mais il y a plus de démocratie que l’on veut nous faire croire. Lire aussi “opposants ou mercenaires” et vous apprendrez les actes terroristes des gentils opposants subventionnées par le Nord.

  5. Alexandre a écrit :

    Loin de nous de nier les exactions américaines et plus généralement occidentales mais force et de constater que les reformes constitutionnelles de Chavez sont particulièrement anti-démocratiques. On ne peut pas au nom de la justice sociale, mépriser la liberté. Même si les deux termes sont étroitement liés.

  6. Marti a écrit :

    Je n’ai pas voulu dire ce que vous avez compris Marysette.
    Je le redis je suis aussi anti-Etats Unis.
    Leurs impérialismes culturel, politique et millitaire est scandaleux, surtout sur l’Amérique du Sud, peut être que Mr. Obama fera bouger les choses.
    Pilier des pays au ”nom de la liberté” est une impérialisme, installer des dictatures au ”nom de la justice social” aussi. Les dirigeants Étasunien ls, Cubain et Vénézuelien pouvaient et peuvent a la fois faire avancer la démocratie et le progrès social, en prônant l’un contre l’autre ils ont trahis ces deux valeurs fondamentales. Ce sont malheureusement les peuples Sud-Américain qui en ont subit les conséquences.

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