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Le commerce équitable est une façon de donner bonne conscience aux occidentaux et de légitimer le système libéral actuel. Expliquons-nous. Le commerce équitable est une forme de commerce alternatif achetant des produits a des producteurs du sud pour les revendre au Nord mais a un prix décent. Là-dessus, on ne peut pas blâmer l’entreprise. Cependant, comme on le sait, ce qui cause en grande partie la pauvreté des agriculteurs et paysans des pays du Sud est la libéralisation du commerce et le fait que l’on vende des produits sur subventionnés sur les marchés locaux africains et asiatique en dessous des prix proposés par les producteurs locaux. Le commerce équitable joue ainsi le jeu de la droite libéral-conservatrice, cherchant à ouvrir les marchés des autres pays pour garder les privilèges des pays occidentaux. En effet, le commerce équitable ne peut pas continuer sur un modèle qui n’est pas libéral car c’est de l’exportation pure et dure. Il légitime donc les bas couts des pays du Nord et leurs politiques de protectionnisme libéral, produisant, et c’est un comble, des produits à bas couts chez eux, souvent mauvais pour la santé - pesticides, rendements excessifs… appauvrissent les produits - et les revendant au Sud, tout en empêchant les paysans et agriculteurs étrangers de vendre moins cher chez les premiers. C’est l’habituel double discours de la droite libéral-conservatrice. Donc, logiquement, acheter au Sud des produits parce que les producteurs ne peuvent pas les vendre chez eux, pour ensuite les vendre plus cher au Nord, tout en exportant chez ces producteurs des produits du Nord moins cher que ceux qu’ils nous vendent est une bêtise sans nom. Il serait bien plus intéressant de faire se développer les pays du Sud pour qu’ils atteignent l’autosuffisance plutôt que de les aliénés à nos stocks et productions de céréales, aussi bien du point de vue environnemental ; stopper les transports inutiles ; social ; augmenter le niveau de vie des producteurs du Sud pour qu’ils vivent d’eux même et qu’ils ne meurent plus de faim ; économique ; pour développer les productions, les infrastructures… ; et enfin politique ; pour éviter les régimes internationaux comme l’est actuellement la « Françafrique ». De plus, le commerce équitable ne conscientise en aucun cas les habitants de nos pays. Ces derniers pensant qu’en faisant ainsi ils changent le monde tandis qu’ils le cautionnent en définitive. C’est aussi un rempart au discours politique de la gauche, car si les gens pensent pouvoir changer le monde en restant dans ce système économique, ils trouveront nos arguments inutiles et pessimistes. Le commerce équitable est transitoire et reste une fausse solution, il ne permettra en aucun cas de développer un système social et environnemental durable en continuant à accepter le modèle de société actuel. |
12.05
2009







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12 mai 2009 à 18:15
Bonjour,
Je suis assez déçu par ce discours qui ressemble plus à celui d’un réactionnaire aigri qu’à une vraie réflexion sur l’avenir de la planète et de notre société.
Vous buvez du café ? d’où vient-il ? certainement pas de la région angevine ou du languedoc roussillon. Il faut donc se fournir au Sud et dans ce cas justement apporter une alternative aux multinationales de l’agroalimentaire qui font pression sur les petits producteurs du Sud.
Le commerce équitable a pour vocation de développer une agriculture durable en travaillant avec des petits producteurs qui n’ont pour la plupart jamais les moyens d’acheter et d’utiliser des pesticides, qui cultivent leur terre en suivant des méthodes d’agroécologie, d’agriculture biologique, de biodynamie,…
il s’agit justement d’apporter une vision différente de l’agriculture intensive et industirelle qui règne aujourd’hui, au détriment des populations du Sud et du Nord et bien sûr de l’environnement.
Je ne comprends même pas votre point de vue sur les subventions en France, quel rapport ? Le commerce équitable vient en aide aux producteurs défavorisés, rien à voir avec les subvention ou la PAC ! Les acteurs du commerce équitable n’exportent rien, ils ne viennent donc pas concurencer la production locale d’un togolais ou d’un fermier indien ! Au contraire, permettre à ces producteurs de café, de cacao, de thé, de vivre dignement de leur travail, c’est leur permettre de conserver des cultures vivrières et de respecter la souveraineté alimentaire en leur évitant d’être soumis aux pressions constantes liées au rendement et à la productivité, fer de lance de l’agro-indsutrie mondiale.
Votre discours est stérile, alarmiste, sans ouverture, sans reflexion, tout simplement… Voilà pourquoi le socialisme en France est mort, c’est par des prises de positions stupides et bornées qui ne font en rien progresser les choses (je ne lis aucune proposition dans votre article pour résoudre les problèmes que vous citez) que vous discréditez l’objectif louable du socialisme : l’entraide, le respect de l’homme avant tout et la recherche d’un bonheur collectif par la solidarité. Rien de tout ça dans votre texte
Si je peux avoir votre adresse personnelle, je serai ravi de vous faire parvenir une étude sur le lien entre le commerce équitable et la souveraineté alimentaire en espérant que vous soyiez ouvert à l’échange et à la confrontation de points de vue.
Eric (Buffet au premier tour et Royal au deuxième… ne votera probablement plus si vous êtes l’avenir du socialisme français).
13 mai 2009 à 10:05
« Vous buvez du café ? d’où vient-il ? Certainement pas de la région angevine ou du languedoc roussillon. Il faut donc se fournir au Sud et dans ce cas justement apporter une alternative aux multinationales de l’agroalimentaire qui font pression sur les petits producteurs du Sud. »
Je ne remets pas en cause le fait que certains produits sont obligatoirement mit à l’exportation. Mais, il faut noter que le café est le fruit d’une exploitation du Sud par le Nord, je ne ferai pas l’historique du café ce ne serait pas très intéressant, quoi que …. De plus, il faut que tous les bénéfices reviennent au Sud, et sur ce point, les labels de commerce équitable sont souvent obscurs.
Sur le point de la remise en cause de la production agricole aujourd’hui, on est tout à fait d’accord, il faut aller vers une agriculture raisonner, entre l’intensive et le Bio. Une agriculture en soi extensive et plus propre. Le Bio à 100% comme le prône le NPA n’est pas possible, il faudrait alors que le Bio augmente ses rendements de 3 fois.
Ensuite, les denrées françaises, et européennes, sur subventionnées sont la base de l’aliénation du travail des producteurs du Sud. En effet, nous vendons nos surplus a des prix tellement bas que l’on coule l’économie sur place en Afrique et en Asie. On en arrive au point ou être producteur de denrée alimentaire en pays de famine n’est plus rentable. Pour être un peu plus alarmant, la denrée que l’on envoi lors des opérations d’urgence, son les surproductions du Nord que les gouvernements achètent à leur producteur pour subventionner l’agriculture occidentale. On pourrait acheter les stocks invendu des pays ou l’on envoi de la nourriture au lieu de continuer notre bêtise. Sur ce point là, je vous renvoi au livre de Jean Ziegler, ancien rapporteur à l’ONU des questions de la faim et auteur de « l’empire de la honte », un livre référence.
En tant que militant à Action Contre la Faim, on peut voire clairement le rôle des grands trusts sur l’agriculture locale des pays du Sud. La seule et unique solution est aujourd’hui l’interdiction pure et dure de ces entreprises sur les marchés des Pays en voie de développement. Ce sont eux qui asservissent le Sud, ce sont eux les ennemis du peuple.
« Les acteurs du commerce équitable n’exportent rien » N’y a-t-il pas contradiction entre cette phrase et le reste de ton discours ? Si les acteurs du commerce équitable n’exportent rien comment pourrions-nous les aider en achetant leur produit du Sud ? Le commerce équitable est à sa base le produit du système d’échanges internationaux. Ce qui est embêtant, c’est que le commerce équitable aujourd’hui, ne favorise pas l’agriculture vivrière mais plutôt celle de la rente, celle du profit. Parlons du Burkina, ou j’ai pu constater ce que je vais dire. Les agriculteurs locaux préférent largement produire du coton, car plus rentable, mais aussi des bananes et des mangues pour le commerce équitable. Ces deux productions couplées ne sont en aucun cas suffisante a subvenir aux besoins de la famille, commerce équitable ou non.
Comme solution, on peut parler du Groupement NAM burkinabé qui met en place un système de production de mangue et de savon non exporté, en autogestion, donc sans intermédiaire, sans différentiation par le salaire mais tout en gardant la hiérarchie. L’entreprise marche ainsi par elle même, nourrissant et payant aisément ces employés sans pour autant augmenter les prix sur le marché. Cette activité marche car il n’y a ni entreprise occidentale derrière ni intervention de l’autorité locale corrompue. Et comble de la chose, ils ont refusés le partenariat avec le commerce équitable, refusant de se soumettre à la logique de l’économie globalisée.
14 mai 2009 à 09:49
Les bras vous en tombent parfois devant un charabia incompréhensible qui ne manifeste qu’inculture économique dans un jargon idéologisant à la petite semaine, qui voit la main invisible de la droite libéral-conservatrice instrumentalisant et corrompant tout ce qu’elle touche.
On ne peut que souscrire à l’idée que des produits agricoles subventionnés venus du Nord ont largement perturbé certains marchés agricoles de pays du Sud, l’exemple-type du poulet sénégalais étant de notoriété publique depuis certains reportages télévisés. Quel est le rôle du commerce équitable là-dedans ? Est-il responsable de la PAC, des négociations à l’OMC ? Où là en l’occurrence on le qualifie de protectionnisme tiers-mondiste parce qu’il constitue un obstacle à la libre fixation des prix ? Si le libéral de droite comme le protectionnisme de gauche le vilipendent à ce point, c’est peut-être que la réalité est plus complexe.
Le commerce équitable vise avant tout à modifier les termes de l’échange en faveur des producteurs agricoles du Sud, qui sont les plus durement touchés par la volatilité et la baisse tendancielle des prix des matières premières agricoles qu’ils exportent, en garantissant un prix minimum, plus une prime de développement, enfin plus une prime bio, il contribue à améliorer les conditions de production, mais surtout permet (relativement) une stabilité des revenus des petits paysans. Ensuite en imposant des standards relativement exigeants, notamment en termes environnementaux, il les met sur la voie d’une transition vers le bio, et exige une gestion des ressources naturelles, ce qui pour des paysans parfois à la limite de la survie alimentaire n’est pas toujours la priorité.
Devant l’échec des politiques d’ajustement structurels et notamment l’abandon des politiques de soutien à l’agriculture, il a apporté une contribution pour l’instant modeste, mais tangible, aux conditions de vie de ces agriculteurs.
Mais en effet il s’inscrit dans le commerce international et dans une logique de développement en économie ouverte, après l’échec cinglant des politiques d’autarcie ou protectionnistes du Tiers-Monde au XXème siècle. Plutôt que d’avoir recours à des politiques d’assistance aux conditions économiques sous-jacentes (cf. Banque Mondiale), aux motivations politiques récurrentes (chasse gardée de la Françafrique…), il résulte de la prise en charge par des ONG du monde tel qu’il est, une économie globalisée, ouverte et reposant en grande partie sur le ressort de la consommation.
Il condamne tout autant que notre chroniqueur confus les politiques de subventions aux agricultures productivistes des pays développés, les protectionnismes déguisés, les moins-disants environnementaux…Mais il se méfie des discours qui visent à condamner les pays du Sud à l’autarcie au moment où ils peuvent tirer profit du commerce international et pour certains secteurs s’avérer compétitifs, qui voudrait que les latino-américains qui n’en ont jamais consommé se mettent à consommer du café et retrouvent goût à la quinoa, et les européens se nourrissent de betteraves et s’abreuvent de chicorée ! La soi-disant autosuffisance alimentaire est un leurre pour justifier un nouveau protectionnisme vert et poujadiste à la fois ! Qu’advient-il à ces pays soi-disant auto-suffisants en cas de risque politique majeur (guerre) ou d’aléa climatique (de plus en plus fréquent) ? La plupart des pays qui ne connaissent pas de crise alimentaire importent plus de la moitié de leur nourriture ! Simplement parce qu’ils ont les moyens de le faire ! L’idéal pour un paysan, tout en conservant une part d’agriculture vivrière minimale (cultures maraîchères par exemple, volaille…) est de pouvoir avec le reste de sa production s’acheter plus de vivres de provenances diverses pour limiter le risque !
Quant aux transports inutiles, faut-il rappeler que les transports de matières premières agricoles représente la source de moins de 2% de l’émission des gaz à effets de serre, et que du sucre équitable importé du Paraguay a un impact carbone plus faible que du sucre de betterave produit intensivement en Picardie. Tout comme les légumes qui croissent sous serre au Royaume-Uni ou en Hollande ont également une empreinte écologique plus forte que des légumes importés du Sud. Sans demander d’abandonner les premiers pour privilégier les seconds, ce qui serait absurde, il faut être cohérent.
Quand Alexandre aura renoncé à tous ses trajets en scooter ou en voiture, ses voyages en avion, sa consommation d’électricité délirante pour une famille du sud, on en reparlera !
Un camarade de section parisienne
14 mai 2009 à 10:28
“Et ils vécurent heureux de mangues sèches et de savon”…Même pour sauver la face on ne peut raconter tout et n’importe quoi ! La coopérative NAAM exporte à peu près une quarantaine de tonnes de mangues séchées tous les ans dans divers filières du commerce équitable et notamment en Suisse. Par ailleurs ils bénéficient du soutien financier d’Oxfam… J’eusse aimé que votre histoire fût la vraie, mais la ficelle est un peu grosse ! Quant à la filière du coton équitable, elle encourage comme vous le citez justement d’autres cultures qui viennent apporter des sources de revenus supplémentaires.
Mais 40% des sources de devises du Burkina Faso proviennent de la culture de coton, je vous propose d’aller vous-même leur proposer d’y renoncer !
Et puis non les acteurs du commerce équitable n’exportent rien, ce sont souvent des P.M.E qui importent des produits labellisés qu’ils payent un peu plus cher et qu’ils vendent un peu plus cher au Nord. Ce qu’ils exportent ce sont des devises bien nécessaires quand il faut payer au moment de la récolte des intrants, des saisonniers, ou faire la sélection des plants.
Par ailleurs, hormis la banane, de nombreuses filières du commerce équitable reposent sur des productions qui favorisent la polyculture, comme le café ou le cacao qui ont besoin de l’ombrage d’autres arbres fruitiers par exemple, et qui pâtiraient de l’organisation en monoculture.
En effet la filière café a été le lieu d’une exploitation par certaines multinationales, Nestlé la première, du travail de producteurs. C’est pourquoi c’est le premier produit qui a vu se structurer une filière équitable, à l’appel des producteurs mexicains dans les années 80. Aujourd’hui les achats de café équitable représentent 5% des achats de café en France, ce sont d’abord et avant tout les 95% restants qui me préoccupent.
Il est toujours fructueux de nourrir ses positions idéologiques des analyses provenant du monde, et non pas de regarder le monde à travers ses positions idéologiques.
14 mai 2009 à 11:54
Je dis bien que le commerce équitable est transitoire, car comme tu le dis il faut passer à une agriculture plus respectueuse des termes sociaux. Je ne reviendrai pas sur le Bio. Mais il faut aussi comprendre que le fait que les producteurs du Sud soient soumis aux volatilités du marché est une honte. Il faut mettre fin au plus vite a cette économie de la spéculation sur la vie des gens. Comprenons nous, je ne sons pas un fervent du protectionnisme économique, mais il faut comprendre que ces populations doivent être protégée de nous. On sait aussi que les économies qui se sont ou qui se protègent sont celle qui s’assurent un réelle développement humain en faisant en sorte qu’au niveau locale une réelle solidarité se mettent en place entre les individus (les dragons asiatiques, les économies occidentales). Fit de ces visions globalisante du système, l’avenir social est au local, l’avenir humain est dans notre pragmatisme écologique qui devrait, si il est pourvu de
Le commerce équitable est certainement la meilleure solution actuelle, mais elle est transitoire. Je vous rappel qu’un rapport du PNUD dit qu’il nous suffirait de 8,5mds d’Euros sur 10 ans pour sortir l’ensemble des populations mondiale de la famine et de leur assurer des soins et une éducation de base. Cf. le site Internet du PNUD. Croire en l’avenir du commerce équitable ou des ONG, c’est accepter qu’une partie de la planète est vouée a souffrir. Et cela je ne le fera pas.
Actuellement, le processus de production et de restitution est en passe de détruire le lien social du travail, comme le démontre Tocqueville. La production actuelle, cherchant toujours les plus bas couts, se déroule dispersée sur la surface du globe. Les producteurs sont la plupart du temps loin des réalités du consommateur et vice versa.
Cependant, il parait plus souhaitable de parvenir à créer un système ou le consommateur se trouvant a proximité du producteur, connaitrait les conditions de travail de ce dernier, pouvant ainsi dénoncer ou approuver la démarche et créer un lien direct avec le producteur. C’est aussi une un moyen d’ouvrir les esprits, de faire en sorte que chacun d’entre nous puisse découvrir l’univers ou évolue ses concitoyens et ainsi tenter de comprendre les faits et gestes de ces derniers. C’est donc ici la proximité qu’il faut prôner. Cette proximité n’est autre que la traduction du système d’autoproduction, soit la production de l’ensemble des biens et services le plus proche possible des consommateurs. Il faut en finir avec ces transports infinis de matériaux, de marchandises, de compétences….
Non pas qu’il faille consommer que le local mais garder les productions locales, et ainsi l’identité du lieu à sa base. La production est en effet une base de l’identité auxquels les gens se reportent. Marseille serait-elle Marseille sans la bouillabaisse ? Comment ne pas parler d’Airbus lorsque l’on parle de Toulouse ? Evidement, ici, il faudrait définir l’identité du lieu de manière à ne pas faire du nationalisme, mais pour que les locaux, magnifiant leurs productions, puissent à leur tour s’extasier devant celles du voisin.
A toi comme à Eric, commentaire précédent, je dirai qu’il vous manque le petit truc, ce petit truc qui tue le débat politique actuellement, ce petit truc qui nous empêche de voir plus loin que notre système économique actuel, l’utopie. Le commerce équitable reste dans les cordes de l’économie capitaliste. Ce que je propose est dur a entendre pour ceux qui ne voient pas plus loin, c’est de dire que le système doit changer de bout en bout, c’est que le système doit devenir celui de la solidarité, la vrai, celle envers son voisin, son proche, soit un hymne au local. On ne peut plus continuer ainsi, on vit dans un monde de vitesse toujours accrue ou l’on ne voit plus personne ou l’on se perd dans des relations distantes et incohérentes, tant sur le plan économique que social. Le global lui n’est la que pour assurer une cohérence entre les pays, assurer la non domination des uns sur les autres, la répartition des richesses… sur ce que je dis la, seul un changement profond de notre vision du monde peut changer la donne.
Mon article a vocation à faire naitre le débat, à faire naitre le dialogue mais comme on le voit dans les commentaires écrits précédemment, quand on ne sait plus alimenter le débat, on en arrive à ca : « Quand Alexandre aura renoncé à tous ses trajets en scooter ou en voiture, ses voyages en avion, sa consommation d’électricité délirante pour une famille du sud, on en reparlera ! ».
J’ai une question pour vous deux : que proposez vous ? J’ai parlé de mon point de vue sur le retour au local, mais vous, qu’en dites-vous ?
14 mai 2009 à 13:50
Heureusement que j’ai bien écrit Groupement NAAM et pas coopérative. Les coopérative sont des espèces de filières du groupement. Le groupement lui vit par lui même ou presque, en effet, Oxfam lui envoi quelques broutilles, qui ne suffisent en aucun cas a assurer les 2500 salaires, les centres de formations agricoles et les plans de lutte contre l’érosion et la deforestation que le groupement met en place.
Sur la suite, en effet, le commerce équitable permet a une minorité de paysans de mieux vivre, mais n’ayons pas des pots de sauce devant les yeux, cela ne suffit pas a nourrir l’ensemble de l’Afrique. Le commerce équitable est une solution loin d’être entièrement satisfaisante, il faut un réel programme de coopération et de développement des pays du Sud. La solution que vous proposez, celle du commerce équitable qui rendra heureux tout le monde n’est pas celle que je préconise. Elle est louable, on ne blame pas Oxfam ni Max havlaar, mais on dit que l’on peut avoir une plus grande ambition que de donner du travail à 1millions de paysans quand 1 milliards de paysans crèvent de faim à travers le monde. Et la seule solution que je vois a présent est un changement de comportement dans notre politique. Il faut donner au Sud les moyens de se développer a l’abri des multinationales et au Nord, il faut que nous pensions a permettre à nos agriculteurs de vivre d’eux même sans subventions.
Qu’il soit clair, je souhaite évidement que le commerce équitable réussisse sont entreprise de reduire la pauvreté mais je n’y crois pas. J’ai l’impression que c’est juste une facade, que cela cache les problémes de fond et qu’au final, cela ne fait que donner bonne conscience a certains. Peut être je me trompe, et je l’éspére, mais il sera difficile de me faire croire que l’on peut changer les choses sans un boulversement profond du systéme économico-politique que le MJS prône depuis sa création.