Pour que le Droit Aux Vacances devienne un droit effectif
le 4 août 2009 à 17:25 par Benjamin dans Actualités|
Fiers de l’héritage du front populaire et des congés payés, et dans la continuité de l’action de personnalités comme Jean Zay et Léo Lagrange, les socialistes ont toujours défendu une société où le temps libre et les loisirs sont utilisés comme instruments d’émancipation. Le second d’entre eux disait : «Nous voulons que l’ouvrier, le paysan et le chômeur trouvent dans le loisir la joie de vivre et le sens de leur dignité». Un constat s’impose pourtant aujourd’hui, que cet objectif n’est pas atteint : Inclus dans le droit au loisir, le droit au départ en vacances reconnu dans la convention internationale des droits de l’enfant et dans la loi contre les exclusions de 1998. Il n’est malheureusement toujours pas effectif : 51% des français ne partent pas en vacances (4jours consécutifs), et ils sont 82% dans les classes les plus modestes. Ainsi, d’après l’INSEE en 2004, près de 3 millions d’enfants ne sont pas partis de chez eux plus de 4 jours consécutifs. Le 23 juillet 2008, Régis Juanico a déposé une proposition de loi «Aide au départ en vacances pour les enfants et les adolescents mineurs».Elle consiste à offrir une aide de 200 euros minimum pour les mineurs qui ne n’ont pas accès aux vacances et aux loisirs. Il s’agit d’une aide nominative, ciblée pour les départs en centres agréés. Pour le moment, ce texte n’a pas pu être inscrit à l’ordre du jour ; en attendant, Régis Juanico a entendu profiter d’un projet de loi sur la modernisation des services touristiques pour proposer un amendement. Il prévoyait simplement que le gouvernement remette avant le premier janvier 2010, un rapport étudiant la possibilité d’une aide au départ en vacances. L’amendement 117 a malheureusement été écarté par la ministre et la majorité UMP de l’assemblée nationale. Cette proposition de loi a également reçu le soutien de plus de 61 associations, intervenant auprès des jeunes. C’est le cas notamment de la Jeunesse en Plein Air (www.jpa.asso.fr, réseau laïc pour des vacances et des loisirs éducatifs), qui agit depuis 1936 et la création des congés payés pour organiser des séjours laics pour les jeunes. Ces associations ont formé une plate-forme, pour soutenir la proposition de Régis Juanico. Réunies le 9 juillet à l’assemblée nationale, ces associations ont convenu de la nécessité de remédier à la situation qui est pour l’instant celle de la France. Il apparaît que le séjour en colonies, malheureusement discrédité aujourd’hui, est la solution puisqu’il permet un apprentissage de la vie collective. Le MJS soutient la proposition de loi de Régis Juanico car elle revet une valeur sociale, puisqu’elle permet de lutter contre l’exclusion, une valeur éducative, en promouvant des séjours en colonies de vacances, lieux d’apprentissage des autres et de soi même, et une valeur économique, en valorisant le pouvoir d’achat des classes modestes. Plus fondamentalement, le MJS a un rôle primordial à jouer dans ce combat car il est une organisation de jeunesse, qui entend se situer au carrefour des revendications sociales des jeunes. C’est la raison pour laquelle nous agissons au sein des quartiers aujourd’hui, car nous estimons être les mieux à même de parler à ceux qui ne partent pas en vacances. Il s’agit aussi de donner une perspective politique à une jeunesse de plus en plus en proie au désenchantement. Les enjeux de notre action sont donc au nombre de quatre : |







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