Archive du mois de janvier 2010

23.01
2010
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La venue à Lyon d’Eric Besson et le débat sur l’identité nationale auront entrainé le bouclage du quartier de la Préfecture. En fait de débat, les invités, triés sur le volet, étaient surtout là pour participer à la communication gouvernementale. C’est donc à l’extérieur, que nous, Jeunes Socialistes, nous sommes retrouvés pacifiquement avec 400 autres participants pour dénoncer le débat de la honte ainsi que le ridicule de la situation… Jusqu’à ce que quelques militants zélés de l’extrême droite venus d’on ne sait où, prirent à partie violemment le rassemblement, prouvant, s’il en est encore besoin, que ce débat aura surtout permis de libérer la parole raciste.

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Le Mouvement des Jeunes Socialistes du Rhône appelle au rassemblement contre le débat sur l’identité nationale ce vendredi 17h devant la Préfecture, rassemblement qu’il a impulsé avec différents partenaires (organisations politiques de jeunesse, associations, syndicats), dont le texte d’appel est le suivant :

EN FINIR AVEC LE DEBAT DE LA HONTE

APPEL DES ORGANISATIONS POLITIQUES, ASSOCIATIVES ET SYNDICALES

POUR UN RASSEMBLEMENT CONTRE LE DEBAT SUR L’IDENTITE NATIONALE


Le 22 janvier à Lyon est annoncé un débat sur l’identité nationale, débat organisé par Eric Besson, ministre de l’Immigration, de l’intégration, de l’identité nationale, et du développement solidaire.


- Un débat qui n’a pas lieu d’être :

Après la création d’un ministère dont l’intitulé même fait un amalgame entre immigration et identité nationale, le gouvernement prend comme prétexte une réflexion sur les valeurs de la République pour diviser les français et pour dissimuler les problèmes actuels. Après le matraquage autour  du tout-sécuritaire, le gouvernement s’applique à stigmatiser les populations issues de l’immigration. Les étrangers et les français issus de l’immigration sont décrits comme une source de problèmes et sont des boucs-émissaires. Le lancement de ce débat dans la période actuelle n’est pas anodin : il s’inscrit dans une perspective électoraliste faisant appel à des relents nationalistes et ainsi gagner des voix sur l’extrême-droite.

Il est intolérable que nos ministres tiennent des propos racistes légitimant ainsi les dérapages xénophobes de citoyens présents lors de ce débat.

Les valeurs de la République française (liberté, égalité, fraternité, laïcité) ne sont pas celles défendues par le gouvernement actuellement :

Nous constatons que le gouvernement actuel mène une politique d’exclusion au vu de sa politique d’immigration, des expulsions réalisées sur son territoire et de sa gestion des sans-papiers, ce qui met à mal la dignité humaine La France dans laquelle nous vivons est une France où l’origine, l’âge, le sexe, la situation professionnelle, la confession religieuse ou la préférence sexuelle ne doivent être en aucun cas discriminants ou  marginalisants.

Dans notre pays, le chômage augmente, les discriminations divisent d’avantage une jeunesse condamnée à la précarité. Des solutions pourraient être adaptées en s’appuyant notamment sur les services publics pour construire une égalité réelle entre les citoyens plutôt qu’en les démantelant.

Nous exigeons :

la suppression du Ministère de l’Immigration, de l’intégration et de l’identité nationale

la suppression des débats sur l’identité nationale.

C’est pourquoi en tant qu’organisations politiques, syndicales et associatives, nous appelons à un rassemblement citoyen le 22 janvier à 17h devant la préfecture.


Signataires : Amoureux au Ban Public, FIDL, HES, JC, Jeunes NPA, JRG, Jeunes Verts, LDH, MJS, MRAP, RESF, SOS racisme, Unef

18.01
2010
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Le samedi 16 janvier dernier, à l’occasion des débats organisés par le ministre de l’immigration et de l’identité nationale, le maire de Marseille Jean Claude Gaudin a relayé à B. Hortefeux et N. Morano dans l’expression d’idées racistes. Il s’en est pris aux marseillais venus célébrer la qualification de l’équipe d’Algérie au mondial de football dans le centre ville sans brandir de drapeaux français… Répondant alors à une personne lui faisant part de son indignation, il répond : “Nos communautés nous les subissons, nous les respectons”.

Pour une génération qui a vécu le 21 avril 2002, avec l’accession de Jean-Marie Le Pen au second tour de la présidentielle, comme un choc immense, de tels propos font honte. De tels propos sont inacceptables car contraires aux valeurs fondamentales de la République ; ils révèlent une conception communautariste de la société.

Au-delà de ces déclarations, voici une preuve supplémentaire que ces débats sur l’identité nationale divisent les citoyens français, en les détournant des problèmes qu’ils devraient affronter collectivement : services publics, emploi, protection sociale. La privatisation de La Poste a été votée en catimini. Ce sont bientôt des milliers de chômeurs qui seront en fin de droits. Enfin, la réforme des retraites devrait être enclenchée dans les mois qui viennent et on nous promet déjà la fin de la retraite à 60 ans, alors que deux français sur trois y sont opposés. Pour justifier les atteintes au système de protection sociale français, nous connaissons déjà la tactique de la droite : diviser pour mieux régner, répendre désespoir et pessimisme dans l’opinion. Face à cela, nous n’avons pas le choix, nous devons rassembler pour mieux résister.

Benjamin A.

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L’emploi n’est pas une problématique qui concerne uniquement les jeunes ; dans toute politique de l’emploi, il convient de mettre en œuvre des réformes globales (croissance créatrice d’emploi, emplois publics nombreux, réduction du temps de travail, augmentation des salaires, formation tout au long de la vie et respect des qualifications de chacun). Atteindre le plein emploi, c’est substituer à une logique de concurrence entre les travailleurs, notamment entre les aînés et les plus jeunes, une logique de solidarité et de défense des droits collectifs.

Néanmoins, le chômage particulièrement élevé chez les jeunes (un sur quatre), ainsi que les conditions de travail souvent difficiles, appellent à se poser la question spécifique de l’emploi des jeunes. La compétition scolaire et universitaire est accentuée chaque jour, et l’insertion professionnelle des jeunes est aujourd’hui un échec. Alors que les diplômes restent la meilleure arme contre le chômage, ils ne protègent plus tous les jeunes : les discriminations ne semblent pas reculer bien au contraire.

Ouvrons donc le débat ! Le temps de vie qu’est la jeunesse se définit-il uniquement par rapport à l’emploi ? Comment coupler des réformes globales du marché de l’emploi avec des mesures spécifiques aux jeunes ? Comment faire de l’égalité d’accès à l’emploi non seulement un droit concret mais également une garantie pour l’autonomie des jeunes ?

Afin de répondre à ces questions, la convention nationale sur l’emploi des jeunes est organisée par les jeunes socialistes en ce début d’année ; il s’agit d’un moment important pour l’organisation, d’un temps de réflexion et de propositions. Nous pouvons ainsi nous saisir de l’élaboration du projet pour 2012. Sur internet, des contributions de tous, militants, sympathisants ou juste citoyens concernés par la question) peuvent être déposées (www.perspectives2012.fr).

Dans le Rhône, nous organisons le lundi 11 Janvier à 19h00 à la fédération du parti socialiste du Rhône. Nous avons choisir  de mener ce débat avec des associations et des syndicats, pour éclairer notre réflexion.  Elle sera l’occasion de traiter de l’insertion professionnelle des jeunes, en se posant notamment des  questions comme celle  des discriminations à l’embauche.  Il est important que nous puissions travailler en lien avec  des partenaires venus d’autres horizons, de façon à écouter et à écouter leur analyse et à relayer leur propositions.

Nous vous invitons à y participer !


Benjamin A.

01.01
2010
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Cher(e)s camarades, cher(e)s ami(e)s,

Je voulais profiter du changement d’année pour tirer un bilan sur celle qui vient de s’écouler, histoire de mieux se projeter vers l’avenir. Au nom des jeunes socialistes du Rhône, je souhaitais vous faire part de nos voeux politiques pour cette année 2010.

L’année 2009 aura été une année très animée : crise économique, chômage particulièrement fort chez les jeunes, réformes rétrogrades de l’université, élections européennes. Autant de batailles que les Jeunes Socialistes ont fièrement menées. Avec, en fin d’année, un Congrès national qui a conduit à l’élection de Laurianne Deniaud à la présidence du MJS, et un Congrès fédéral, où j’ai succédé à Sven, pour animer la fédération en compagnie de mon équipe.

2010 sera une année chargée pour les Jeunes Socialistes mais nous avons fait le choix du mouvement. Mouvement pour combattre les réformes du gouvernement, qui chaque jour cassent nos services publics et notre protection sociale ; la future réforme des retraites à venir en sera un nouvel exemple. Mouvement pour une jeunesse émancipée, fière de ses revendications et reconnue comme acteur à part entière de la société. Mouvement enfin, pour construire une alternative pour transformer, demain, la société. Ces nouveaux combats, nous les mènerons tous ensemble chaque jour, auprès de tous les jeunes, afin que 2010 soit une année riche en débats et en victoires.

Bonne année 2010 à tous.

Lucie Briatte