Archive du mois de juillet 2010

28.07
2010
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Ces dernières années, on assiste à une perte du lien social entre les citoyens : que ce soit entre les générations ou entre les différentes couches de la population. Cela se ressent de différentes façons : instauration d’un climat d’insécurité, stigmatisation des jeunes, culpabilisation des chômeurs. A quoi mène cette politique ?

La politique du chiffre est devenue monnaie courante : des chiffres erronés, calculés sur des données incomplètes, sont pris comme arguments pour justifier une politique autour du tout-sécuritaire. Les forces de police sont amenées à ce que leur nombre d’interventions rentre dans des quotas. Tout cela renforcé par une surmédiatisation des faits divers, des images de plus en en plus chocs et des reportages répétitifs reprenant les mêmes thèmes : « enquête inédite auprès de la BAC » , « les cités où la police ne va plus »,  « les chiens dangereux des banlieues », etc. Ce sentiment d’insécurité est pourtant contraire aux valeurs de vivre-ensemble.

Ce phénomène est d’autant plus marqué quand il s’agit des jeunes : alors qu’aucune politique actuelle n’est proposée par le gouvernement pour venir en aide à cette population, la droite stigmatise les jeunes, présentés comme des « racailles », des délinquants, des fainéants. Pourtant, les problèmes des jeunes sont bien réels : face au chômage (le taux de chômage en France des moins de 25 ans est le plus élevé d’Europe), le gouvernement a créé un RSA jeunes aussi inutile que démagogique, puisqu’il ne concerne que 2% des jeunes à la recherche d’un emploi.

Ces deux exemples nous montrent à quel point la droite stigmatise les jeunes et les classes défavorisées. Nous pensons que tous les citoyens font partie intégrante de la société, quels que soient leur génération et leur milieu social. Aux problèmes dans les banlieues, nous répondons par la nécessité d’une politique de la ville et d’urbanisme ambitieuses et par un investissement massif dans l’éducation. Aux problèmes d’emploi, il nous faut repenser la solidarité entre séniors et jeunes en favorisant par exemple un suivi professionnel assurant une complémentarité entre l’expérience des premiers et la vitalité des seconds.

En conclusion, il nous faut réaffirmer les notions de vivre-ensemble pour redonner un sens au mot « citoyen », plutôt que de monter les uns contre les autres, ce que le modèle néo-libéral encourage par la recherche constante de profits. Pour nous, jeunes socialistes, chaque citoyen a sa place dans la société, du jeune au sénior, de l’ouvrier au cadre, de l’habitant des villes à l’habitant des campagnes.

Serkan Z.

10.07
2010
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(Ces réflexions sont issues de la commission santé du 10 juin dernier à propos des politiques de santé menées envers les jeunes).

Pour maintenir sa jeunesse en bonne santé la société doit se doter d’outils de santé publique ambitieux, qui vont bien au delà de spots télévisés graphiquement attrayant, mais n’ayant pour effet que de creuser le fossé générationnel, renvoyant une image d’une jeunesse dangereuse et dépravée.

La sensibilisation aux risques sanitaires passe par l’éducation nationale, et pas seulement via des intervenants ponctuels des centres de planification familiales ou associations -essentiels par ailleurs- ; l’intégration dans les programmes de science (à l’image de ce qui existe avec la reproduction), soit d’éducation civique des principales notions de métabolisme et nutrition des risques , d’addictologie … doit devenir la règle afin de toucher tous les élèves, du public, du privé, et d’apporter des notions objectives.

Outre l’institution scolaire, il s’agit de pratiquer des actions de prévention ciblées et non moralisantes, à l’instar de la prévention par les pairs qu’expérimente la LMDE. Des jeunes à la rencontre d’autres jeunes, qui parleront de binge drinking, de capotes, de sterilet. Les campagnes de communication publiques doivent évoquer le rapport de dépendance créé par l’industrie dans le but de s’assurer des revenus.

Par ailleurs il ne s’agit pas de s’arrêter à l’individu. La prévention des risques sanitaire n’est efficace que si l’etat s’arme de réglementations efficaces. Par exemple envers l’industrie agro-alimentaire, par la limitation à l’addition d’exhausteurs de goût (sucre, sel, aspartame) ayant à retardement des effets catastrophiques sur l’état de santé de la population (épidémies de diabète, de maladies cardio-vasculaire, d’obésité). La limitation des exhausteurs de goût forceraient par ailleurs l’utilisation par l’industrie agro-alimentaire de produits issus de l’agriculture douce.

Le système de santé doit aussi se faire le relais des préventions individuelles, notamment en ce qui concerne la contraception. Trop souvent une jeune fille qui consulte pour une contraception a entendu parler de nombreuses méthodes, mais après une consultation médicale ne s’est pas vu proposer d’autre choix que celui de la capote ou de la pilule, alors que des méthodes comme le sterilet, l’implant contraceptif, l’anneau vaginal, le patch sont éprouvés, reconnues comme efficaces et non dangereuses depuis 2001. Le problème touché à ce niveau est celui de la formation continue des professionnels de santé.
Pour aller plus loin sur le sujet de la contraception, il est aussi temps de financer de réelles recherches sur une méthode de contraception masculine.

Sur le plan legislatif, nous demandons la dépénalisation de la consommation du Cannabis afin de pouvoir faire un état des lieux de cette dernière et de permettre la mise en place de réelle politique de prévention. Sortir de la négation un problème pour voir les choses en face et cesser de penser “c’est interdit car parler de consommation=incitation, donc mieux vaut ne pas en parler”.

Enfin les actions de communication en santé publique financées par les industriels devraient être soumises à validation par le ministère afin d’éviter les dérives : voire les publicités pour les produits laitiers (apports considérables de matière grasse), les campagnes pour l’eau minérale (qui pour le coup n’apportent rien mais coûtent les yeux de la tête), pour l’alcool (”jusqu’à 3 verres c’est bon” qui à un côté incitatif pour la personne qui habituellement ne boit pas).

Avec des mesures efficaces et globales, nous pouvons rendre meilleur le système de santé, et sortir le la logique unique du soin. Prévenir la maladie, c’est investir dans le futur, et réaliser de fortes économies à long terme.

Sylvain L.