18.01
2010
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Le samedi 16 janvier dernier, à l’occasion des débats organisés par le ministre de l’immigration et de l’identité nationale, le maire de Marseille Jean Claude Gaudin a relayé à B. Hortefeux et N. Morano dans l’expression d’idées racistes. Il s’en est pris aux marseillais venus célébrer la qualification de l’équipe d’Algérie au mondial de football dans le centre ville sans brandir de drapeaux français… Répondant alors à une personne lui faisant part de son indignation, il répond : “Nos communautés nous les subissons, nous les respectons”.

Pour une génération qui a vécu le 21 avril 2002, avec l’accession de Jean-Marie Le Pen au second tour de la présidentielle, comme un choc immense, de tels propos font honte. De tels propos sont inacceptables car contraires aux valeurs fondamentales de la République ; ils révèlent une conception communautariste de la société.

Au-delà de ces déclarations, voici une preuve supplémentaire que ces débats sur l’identité nationale divisent les citoyens français, en les détournant des problèmes qu’ils devraient affronter collectivement : services publics, emploi, protection sociale. La privatisation de La Poste a été votée en catimini. Ce sont bientôt des milliers de chômeurs qui seront en fin de droits. Enfin, la réforme des retraites devrait être enclenchée dans les mois qui viennent et on nous promet déjà la fin de la retraite à 60 ans, alors que deux français sur trois y sont opposés. Pour justifier les atteintes au système de protection sociale français, nous connaissons déjà la tactique de la droite : diviser pour mieux régner, répendre désespoir et pessimisme dans l’opinion. Face à cela, nous n’avons pas le choix, nous devons rassembler pour mieux résister.

Benjamin A.

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