Communiqué de presse, “Le logement : un droit pour tous, pas un privilège”
le 27 avril 2010 à 20:39 par benjamin dans AG, Analyses, Communiqués de presse|
Retour sur le déplacement dans le Rhône de Laurianne Deniaud, présidente du MJS, et sur le débat sur l’accès au logement des Jeunes Socialistes du 26 avril 2010
Une salle comble a accueilli hier nos intervenants, nous ayant fait l’honneur et le plaisir de venir hier nous faire part de leurs expériences et points de vue : Laurianne Deniaud (présidente du MJS), Nathalie Perrin-Gilbert (secrétaire nationale au logement au PS), Yannis Burgat (président de l’Unef Lyon), Loïc Robert (responsable de Jeudi Noir), Marie-Jo Piégay (représentante de la CFDT) et Philippe Baot (représentant de la CGT).
Il a été question de faire un constat dur mais réaliste, sans misérabilisme, sur la crise du logement dont sont particulièrement victimes les jeunes : un parc social public sous-développé faute de moyens pour répondre aux demandes sans cesse grandissantes, un marché privé manquant cruellement de régulation, des lois insuffisamment appliquées pour faire face à ce problème, qui, rappelons-le s’il serait encore nécessaire de le faire, touche à l’identité même de l’individu : le droit de se loger. Outre la nécessité de moyens plus conséquents (notamment pour la construction de logements sociaux), plusieurs propositions sont ressorties du débat alimenté par les remarques et questions des militants et sympathisants venus y assister : remise à plat du système d’aides pour les jeunes, régulation du marché immobilier par le plafonnement des loyers pour les étudiants par exemple, développement de politiques urbaines ambitieuses pour améliorer la qualité de vie des habitants… Les notions de solidarité et la nécessité d’une prise de conscience de la gravité de certaines situations sociales ont été rappelées. En invitant des partenaires associatifs, politiques et syndicaux, et ce, partout en France, les Jeunes Socialistes souhaitent s’enrichir des avis et vécus de chacun pour élaborer, au final, des propositions pertinentes dans le cadre de la convention nationale du 19 et 20 juin sur le logement et politiques de la ville qui se déroulera à Paris (convention intitulée “là où j’habite, là où je vis”).
Auparavant, Laurianne Deniaud s’est rendue dans l’après-midi à Vénissieux pour une visite du quartier des Minguettes et la rencontre d’acteurs locaux qui travaillent à son développement. Elle a pu constater comment l’action publique peut contribuer au désenclavement de certaines zones, mais à quel point son absence peut au contraire laisser s’accumuler précarité et pauvreté. Puis elle a fait connaissance de responsables de l’association Habicoop (à Villeurbanne) qui lui ont présenté une nouvelle forme d’habitat fondée sur le respect de l’environnement tout en créant du lien social via des espaces mutualisés pour certaines activités de la vie quotidienne.
Ce travail n’est que le lancement d’une grande réflexion sur le logement qui est un droit pour tous, et non un privilège.
Lucie B. Retrouve toutes les photos de la réunion
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5 juin 2010 à 20:55
Tout d’abord, j’adore la première photo que je trouve particulièrement utile
Trêves de plaisanteries, le logement est l’enjeu de ce début de siècle pour lutter contre la misère en France. On sait par exemple que nombre de demandeurs de logements sociaux se voient aujourd’hui opposer plusieurs années d’attentes voire plus de 10 ans ( à Grenoble, un membre de ma famille doit encore attendre 12 ans avant son logement ).
C’est un enjeu car le logement refléte beaucoup de choses et engendre nombre de conséquences. Le logement est indispensable pour trouver un emploi - étant présent obligatoirement sur un CV - il est indispensable à la stabilité financiére - une banque ne faisant pas confiance aux SDF - est indispensable à l’épanouissement personnel - au delà des grands mots, il permet de pouvoir se reposer, d’être seul, d’être au calme… - il est la prérogative même en fait à la vie en société - pour inviter, s’insérer dans un milieu… - et temps de choses encore.
Mais le pire, c’est que le logement une fois acquis ne signifie pas obligatoirement le début de l’épanouissement. Faut il encore un logement salubre, isolé - thérmiquement et acoustiquement - situé dans une zones dites non “sensibles - pour les CV, la sécurité, environnement direct… -, bref vous me comprenez.
Mon propos est en fait le suivent, il faut avant de faire du logement style loi perben ou comme l’a bien montré M6 la dérniére fois style les grands ensembles, il faut comprendre les enjeux de celui ci, l’importance de bien le penser, l’importance de prendre en compte les futurs occupants, leurs besoins, leurs modes de vies, l’importance de penser le transport, l’isolation le vieillissement…. En fait il faut faire en fonction de ceux pour qui nous le faisons et non par ambition politique ou économique…, en soit, il ne faut pas continuer comme on le fait et comme on l’a déjà maintes fois fait
Facile à dire ?
Je sais, je sais, mais c’est si agréable de faire la leçon quand on a pas de responsabilité…..