Archive pour la rubrique 'Analyses'

10.07
2010
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(Ces réflexions sont issues de la commission santé du 10 juin dernier à propos des politiques de santé menées envers les jeunes).

Pour maintenir sa jeunesse en bonne santé la société doit se doter d’outils de santé publique ambitieux, qui vont bien au delà de spots télévisés graphiquement attrayant, mais n’ayant pour effet que de creuser le fossé générationnel, renvoyant une image d’une jeunesse dangereuse et dépravée.

La sensibilisation aux risques sanitaires passe par l’éducation nationale, et pas seulement via des intervenants ponctuels des centres de planification familiales ou associations -essentiels par ailleurs- ; l’intégration dans les programmes de science (à l’image de ce qui existe avec la reproduction), soit d’éducation civique des principales notions de métabolisme et nutrition des risques , d’addictologie … doit devenir la règle afin de toucher tous les élèves, du public, du privé, et d’apporter des notions objectives.

Outre l’institution scolaire, il s’agit de pratiquer des actions de prévention ciblées et non moralisantes, à l’instar de la prévention par les pairs qu’expérimente la LMDE. Des jeunes à la rencontre d’autres jeunes, qui parleront de binge drinking, de capotes, de sterilet. Les campagnes de communication publiques doivent évoquer le rapport de dépendance créé par l’industrie dans le but de s’assurer des revenus.

Par ailleurs il ne s’agit pas de s’arrêter à l’individu. La prévention des risques sanitaire n’est efficace que si l’etat s’arme de réglementations efficaces. Par exemple envers l’industrie agro-alimentaire, par la limitation à l’addition d’exhausteurs de goût (sucre, sel, aspartame) ayant à retardement des effets catastrophiques sur l’état de santé de la population (épidémies de diabète, de maladies cardio-vasculaire, d’obésité). La limitation des exhausteurs de goût forceraient par ailleurs l’utilisation par l’industrie agro-alimentaire de produits issus de l’agriculture douce.

Le système de santé doit aussi se faire le relais des préventions individuelles, notamment en ce qui concerne la contraception. Trop souvent une jeune fille qui consulte pour une contraception a entendu parler de nombreuses méthodes, mais après une consultation médicale ne s’est pas vu proposer d’autre choix que celui de la capote ou de la pilule, alors que des méthodes comme le sterilet, l’implant contraceptif, l’anneau vaginal, le patch sont éprouvés, reconnues comme efficaces et non dangereuses depuis 2001. Le problème touché à ce niveau est celui de la formation continue des professionnels de santé.
Pour aller plus loin sur le sujet de la contraception, il est aussi temps de financer de réelles recherches sur une méthode de contraception masculine.

Sur le plan legislatif, nous demandons la dépénalisation de la consommation du Cannabis afin de pouvoir faire un état des lieux de cette dernière et de permettre la mise en place de réelle politique de prévention. Sortir de la négation un problème pour voir les choses en face et cesser de penser “c’est interdit car parler de consommation=incitation, donc mieux vaut ne pas en parler”.

Enfin les actions de communication en santé publique financées par les industriels devraient être soumises à validation par le ministère afin d’éviter les dérives : voire les publicités pour les produits laitiers (apports considérables de matière grasse), les campagnes pour l’eau minérale (qui pour le coup n’apportent rien mais coûtent les yeux de la tête), pour l’alcool (”jusqu’à 3 verres c’est bon” qui à un côté incitatif pour la personne qui habituellement ne boit pas).

Avec des mesures efficaces et globales, nous pouvons rendre meilleur le système de santé, et sortir le la logique unique du soin. Prévenir la maladie, c’est investir dans le futur, et réaliser de fortes économies à long terme.

Sylvain L.

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Le séminaire national sur l’extrême-droite qui s’est déroulé les 8 et 9 mai derniers à Vienne a été l’occasion de réunir les jeunes socialistes et de faire notamment le point sur les différentes situations en Europe et de réfléchir tous ensemble à la montée de ce phénomène. Le MJS a ainsi échangé sur ce sujet aux côtés de jeunes socialistes autrichiens, belges, allemands et tchèques. Cette problématique est toujours d’actualité, comme nous avons pu le répéter à plusieurs reprises récemment (manifestation contre l’extrême-droite, réaction suite au kiss-in, présence à la gay pride). Le compte-rendu suivant n’a pas vocation à être exhaustif sur la question, mais nous apporter un éclairage sur la situation en Europe.

Dans la plupart des pays invités, la présence de l’extrême-droite est relativement importante sur le plan politique, comme les partis belges flamants indépendentiste (Vlaams Belang et N-VA) qui nous a été présenté comme indépendantiste, xénophobe qui est régulièrement accusé de racisme. Les indépendentistes qui ont obtenus aux dernières élections 45% des voies dans la Belgique Flamande. Mais également par la présence de groupuscules d’extrême-droite qui procèdent régulièrement à de grande manifestations comme les groupes ouvertement néo-nazis en Allemagne ou encore l’entretien d’un milieu “culturel” nationaliste en république tchèque. On a pu voir que toutes les délégations des jeunes socialistes connaissent sous une forme ou sous une autre un certain renouveau de théories nauséabondes diffusées par ses différents groupes et partis. Ceux-ci commencent parfois à se coordonner au niveau européen avec l’idée de la défense de “l’ère culturelle européenne” face notamment au prétendu “danger” de l’immigration, un nationalisme européen défendu par exemple par le groupe les Identitaires en France. La xénophobie est ainsi un thème partagé par tous les groupes d’extrême-droite avec des campagnes sur les minarets en Autriche, en Suisse, en Allemagne, aux pays bas, en Belgique et en France. Une autre caractéristique d’un certain nombre de ces groupuscules est l’investissement de thématiques et symboles de gauche semblables à ce que fait par exemple « Egalité et réconciliation » en France.

L’ensemble des organisations en a conclu que le combat contre l’extrême-droite était double : un combat « physique », en bloquant les manifestations nationalistes comme le font par exemple les Jusos allemands. Mais un combat également idéologique, en propageant une vraie contre-culture Antifasciste comme le font les SJÖ autrichiens, ou en faisant comprendre l’intérêt du multi-culturalisme comme le font les jeunes sociaux-démocrates tchèque. La portée de ce combat est très restreinte et sur le court terme, s’il ne s’accompagne pas d’un véritable combat politique fort de propositions pour réformer la société, notamment sur des thèmes comme le chômage, l’égalité homme-femme, la précarité, ou encore un travail sur les banlieues en France.

Olivier M.

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Retour sur le déplacement dans le Rhône de Laurianne Deniaud, présidente du MJS,

et sur le débat sur l’accès au logement des Jeunes Socialistes du 26 avril 2010

Une salle comble a accueilli hier nos intervenants, nous ayant fait l’honneur et le plaisir de venir hier nous faire part de leurs expériences et points de vue : Laurianne Deniaud (présidente du MJS), Nathalie Perrin-Gilbert (secrétaire nationale au logement au PS), Yannis Burgat (président de l’Unef Lyon), Loïc Robert (responsable de Jeudi Noir), Marie-Jo Piégay (représentante de la CFDT) et Philippe Baot (représentant de la CGT).

Il a été question de faire un constat dur mais réaliste, sans misérabilisme, sur la crise du logement dont sont particulièrement victimes les jeunes : un parc social public sous-développé faute de moyens pour répondre aux demandes sans cesse grandissantes, un marché privé manquant cruellement de régulation, des lois insuffisamment appliquées pour faire face à ce problème, qui, rappelons-le s’il serait encore nécessaire de le faire, touche à l’identité même de l’individu : le droit de se loger.

Outre la nécessité de moyens plus conséquents (notamment pour la construction de logements sociaux), plusieurs propositions sont ressorties du débat alimenté par les remarques et questions des militants et sympathisants venus y assister : remise à plat du système d’aides pour les jeunes, régulation du marché immobilier par le plafonnement des loyers pour les étudiants par exemple, développement de politiques urbaines ambitieuses pour améliorer la qualité de vie des habitants… Les notions de solidarité et la nécessité d’une prise de conscience de la gravité de certaines situations sociales ont été rappelées.

En invitant des partenaires associatifs, politiques et syndicaux, et ce, partout en France, les Jeunes Socialistes souhaitent s’enrichir des avis et vécus de chacun pour élaborer, au final, des propositions pertinentes dans le cadre de la convention nationale du 19 et 20 juin sur le logement et politiques de la ville qui se déroulera à Paris (convention intitulée “là où j’habite, là où je vis”).

Auparavant, Laurianne Deniaud s’est rendue dans l’après-midi à Vénissieux pour une visite du quartier des Minguettes et la rencontre d’acteurs locaux qui travaillent à son développement. Elle a pu constater comment l’action publique peut contribuer au désenclavement de certaines zones, mais à quel point son absence peut au contraire laisser s’accumuler précarité et pauvreté. Puis elle a fait connaissance de responsables de l’association Habicoop (à Villeurbanne) qui lui ont présenté une nouvelle forme d’habitat fondée sur le respect de l’environnement tout en créant du lien social via des espaces mutualisés pour certaines activités de la vie quotidienne.

Ce travail n’est que le lancement d’une grande réflexion sur le logement qui est un droit pour tous, et non un privilège.

Lucie B.

Retrouve toutes les photos de la réunion

19.03
2010
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C’est rassemblée que la gauche se présente au second tour des élections régionales ce dimanche, suite aux accords signés entre le Parti Socialiste, le Front de gauche et Europe Ecologie dans toute la France, mis à part dans quelques régions où le rassemblement n’a été que partiel.

“Enfin!” Pourrait-on se dire… Trop souvent la division a conduit à des victoires par défaut de la droite, alors que la somme cumulée des voix de gauche aurait pu aisément constituer une majorité. Ce fut le cas l’année dernière aux européennes, mais aussi en 2002, lors du choc du 21 avril. C’est aussi une source d’abstention lorsque les électeurs préfèrent s’abstenir que choisir entre trois listes qui in fine portent des valeurs très proches. Il y a six ans, lors des dernières élections régionales, la participation avait augmenté de 5% sur la région Rhône Alpes suite à l’alliance entre verts et socialistes. Nous portons donc une responsabilité importante : nous rassembler pour clarifier notre message, nous rassembler pour gagner ensemble.

En tant que jeunes socialistes, nous portons une part de cette responsabilité.

- En tant que socialistes, il nous faut être les porteurs de ce mouvement d’unité, car c’est autour de la famille socialiste que le rassemblement peut le mieux s’opérer. Porté par une unité et une force retrouvée, soutenant des projets comme le bouclier social, le pass contraception ou encore le pack autonomie, le Parti Socialiste a mis toutes les chances de son côté pour arriver en tête des suffrages au niveau national et s’affirmer comme la principale force d’opposition à la droite.

Nous ne saurions néanmoins pleinement nous satisfaire des résultats du premier tour, d’une part en raison de la très forte abstention (moins d’un français sur deux est allé voter), d’autre part parce que s’ils ont manifesté sans appel la colère des électeurs à la politique du gouvernement, notre victoire n’interviendra qu’au soir du 21 mars. Plus elle sera grande, plus notre message gagnera en clarté et en légitimité, moyen d’affirmer notre projet de société.

- En tant que jeunes, il nous faut offrir un débouché politique à notre génération, toujours d’abord marquée par le 21 avril 2002, lorsque la gauche fut éliminée du second tour des élections présidentielles au profit d’une extrême-droite toujours plus violente et décomplexée. Les 12% du front national au niveau national (14 en Rhône Alpes) nous montrent que ce combat contre le racisme, la xénophobie et le populisme est toujours d’actualité. Notre génération est aussi en quête d’autonomie, autonomie qui passe par un accès aux études, au logement, à la  santé et au transport. Nous avons su affirmer ces propositions au cours de cette campagne et toutes les forces de la gauche développaient des visions qui étaient proches. Nous voulons donner à la jeunesse, qu’elle soit lycéenne ou apprentie, étudiante ou déjà active, le droit à de vraies perspectives d’avenir, en lui donnant les moyens de se former, de se loger, d’être mobile, d’avoir une qualification et de trouver en emploi. C’est donc une jeune gauche vigilante et unie qui doit porter ces combats.

Le rassemblement de la gauche doit donc constituer un moyen, lors des derniers jours de campagne, pour amplifier le mouvement initié dimanche soir, pour gagner toutes les régions, infliger une défaite sans appel à Nicolas Sarkozy et préparer, rassemblés et sereins, nos futures échéances.

Benjamin A.

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Depuis 2004, les régions gérées par la gauche autour des socialistes mènent des politiques axées sur les services publics (transport…) et la cohésion sociale (emploi…) malgré leur manque de moyens, comblant les lacunes des politiques nationales.
“C’est la faute aux régions” veut pourtant nous faire croire la droite.

C’est la faute aux régions socialistes. C’est apparemment le seul argument qu’ait trouvé la droite face à l’augmentation de la violence scolaire sous le règne Sarkozy. Ca serait la faute à Jean-Paul Huchon qui n’a pas barricadé les murs d’un lycée si ce même lycée a été théâtre d’une agression de la part de quelques individus qui sont entrés par la porte principale, ou aucun surveillant ne s’y trouvait…
C’est pourtant N Sarkozy qui devrait assumer cette situation : qui supprime des dizaines de milliers de postes dans l’éducation et la sécurité ? Qui est au pouvoir depuis maintenant 8 ans et est incapable de faire face à une augmentation constante de la délinquance ? Selon la droite tout est de la faute aux socialistes, aux laxistes, aux angélistes, aux gauchistes, aux immigrés, aux jeunes… Mais après tout, la jeunesse est une maladie qui se guérit non ? En tout cas c’est bien ce qu’affirme Laurence Parisot, la grande amie de Sarkozy. Alors évidemment en Sarkozie il y a des solutions, on parle d’identité nationale et on propose un énième projet de loi sécuritaire afin de rassurer l’électorat de droite : le projet LOPPSI II.

Notre “petit père des bons français” nous martèle, avec l’écho du gouvernement, qu’il a été bon de supprimer la police de proximité -la seule à pouvoir pourtant prévenir la délinquance et à être proche des citoyens-, par mesure d’économie. Dans la logique actuelle -dénoncée par le syndicat de police majoritaire- il faut faire du chiffre, alors on privilégie la police d‘intervention, quitte à mettre en garde à vue de jeunes enfants : des collégiennes pour une simple bagarre ou des adolescents pour avoir fraudé dans le bus…

Mais soyez rassurés et votez UMP nous dit-on, c’est de cette manière que les lycées et toute la ville seront équipé de la « vidéoprotection » -puisqu’il faut désormais l’appeler ainsi. Surveiller les citoyens, contrôler les lycéens à chaque coin de rue… C’est cela votre idéal de société ? Résultat ? Pas de baisse des violences, pas de respect des libertés, seulement quelques chiffres bidonnés : aucune étude reconnue et honnête ne prouve que la vidéosurveillance fasse baisser la délinquance de manière globale. Big Brother is watching you, voila ce qu’on nous propose… C’est la solution électoraliste de facilité, inefficace et cynique.

Face à cette Droite arrogante, la Gauche républicaine doit ouvrir le débat et affirmer une véritable alternative en matière de sécurité et de libertés. La prévention, le social et la compréhension de l’être humain parfois coupable mais en détresse, c’est aussi ne pas oublier la victime. Renforcer les effectifs -enseignants comme surveillants- dans les lycées, développer une véritable politique de prévention, permettre à tous de vivre dans des des conditions de vie humaine et où chacun puisse s’épanouir, telles sont nos revendications.

Basile M.