Archive pour la rubrique 'Communiqués de presse'

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Force est de constater que la crise actuelle que nous traversons en France et qui perdure, n’a fait que creuser un peu plus le fossé entre les plus fortunés et les plus défavorisés. En période de congés, l’inégal accès aux vacances, à la culture et aux loisirs vient aggraver ce phénomène. Actuellement, plus d’un Français sur deux ne part pas en vacances, l’INSEE recensait en 2004 plusde 3 millions d’enfants qui n’étaient pas partis de chez eux plus de 4 jours consécutifs.

Pourtant, le droit aux vacances est reconnu dans la convention internationale des droits de l’enfant et la loi contre les exclusions de 1998.Un droit qu’il nous faut donc réaffirmer, comme l’ont fait auparavant certaines organisations d’éducation populaire. L’année dernière déjà, nous avions parcouru durant l’été Lyon et ses alentours, et poursuivrons cette campagne cette année, car les vacances sont non seulement une façon de rompre avec son quotidien, mais aussi l’occasion de s’ouvrir à d’autres cultures, à d’autres habitudes de vie.

Nous proposons plusieurs mesures pour que ce droit soit respecté et encadré (cf tract ci-joint), comme l’augmentation sensible des aides existantes au départ en vacances (financée par la suppression des exonérations des droits de succession), un vaste plan d’investissement dans les structures d’accueil et de loisirs, ou encore la mise en place d’un tarif « billet SNCF de congé annuel ».

Afin de faire connaître nos propositions, nous serons présents sur les parcs de la banlieue lyonnais. Nous vous convions le dimanche 22 août à nous suivre lors de notre action au parc de Miribel.

Rendez-vous à 14h au parc de Miribel, sur la plage Le Morlet

Lucie B.

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Un kiss-in gravement perturbé par des militants extrémistes catholiques :

où est l’Etat de droit ?

Mardi soir était organisé à Lyon un kiss-in en faveur des droits homosexuels et transsexuels. Des militants et des sympathisants de l’égalité des droits aux orientations sexuelles diverses s’étaient joints à la manifestation. Cet événement avait déjà été reporté à la demande de la Préfecture suite à la pression et provocations de groupes extrémistes catholiques. Organisé place saint-Jean et initialement prévu pour le samedi soir (mais reportée à la demande de la Préfecture), il a attiré plusieurs centaines de participants, qui se sont vus accueillir par des groupes de militants extrémistes catholiques venus perturber cette action. Au final, les forces de l’ordre ont dispersé la foule à l’aide de gaz lacrymogènes, dont les partisans de la Lesbian and Gay Pride garderont un goût amer. Encore une fois, ce sont les participants de la manifestation préalablement déclarée qui sont victimes de l’absence de protection des forces de l’ordre.Les militants du MJS présents à cet événement ont été choqués par la violence des propos proférés par la centaine d’extrémistes et par les gestes nazis de certains d’entre eux : ces extrémistes auraient dû être dispersés par les forces de l’ordre, avant que la situation dégénère, en amont de l’événement.

Le Mouvement des Jeunes Socialistes du Rhône condamne fortement la tournure qu’a pris cette action bon-enfant, qui n’avait pour objectif que de répandre un message de tolérance et de respect mutuel. Il est inacceptable qu’en France, République laïque, des groupuscules extrémistes revendiquent au nom d’une religion l’espace public pour y proférer un message de rejet et de haine. Faut-il encore rappeler que nous vivons dans une démocratie où il doit être possible pour les personnes homosexuelles, transsexuelles et hétérosexuelles d’exprimer leurs revendications politiques sans avoir peur et en ayant la certitude de pouvoir être protégée par la force publique? A deux jours de la journée contre l’homophobie et la transphobie, nous attendons de pied ferme de la part de la Préfecture une réaction face à la montée des groupes extrémistes particulièrement actifs à Lyon et exigeons recevoir des propositions pour endiguer les violences sciemment organisées par l’extrême droite depuis plusieurs mois. Combien de temps des groupes intégristes vont-ils encore dicter leur loi au mépris des valeurs républicaines ?

Lucie B.

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Retour sur le déplacement dans le Rhône de Laurianne Deniaud, présidente du MJS,

et sur le débat sur l’accès au logement des Jeunes Socialistes du 26 avril 2010

Une salle comble a accueilli hier nos intervenants, nous ayant fait l’honneur et le plaisir de venir hier nous faire part de leurs expériences et points de vue : Laurianne Deniaud (présidente du MJS), Nathalie Perrin-Gilbert (secrétaire nationale au logement au PS), Yannis Burgat (président de l’Unef Lyon), Loïc Robert (responsable de Jeudi Noir), Marie-Jo Piégay (représentante de la CFDT) et Philippe Baot (représentant de la CGT).

Il a été question de faire un constat dur mais réaliste, sans misérabilisme, sur la crise du logement dont sont particulièrement victimes les jeunes : un parc social public sous-développé faute de moyens pour répondre aux demandes sans cesse grandissantes, un marché privé manquant cruellement de régulation, des lois insuffisamment appliquées pour faire face à ce problème, qui, rappelons-le s’il serait encore nécessaire de le faire, touche à l’identité même de l’individu : le droit de se loger.

Outre la nécessité de moyens plus conséquents (notamment pour la construction de logements sociaux), plusieurs propositions sont ressorties du débat alimenté par les remarques et questions des militants et sympathisants venus y assister : remise à plat du système d’aides pour les jeunes, régulation du marché immobilier par le plafonnement des loyers pour les étudiants par exemple, développement de politiques urbaines ambitieuses pour améliorer la qualité de vie des habitants… Les notions de solidarité et la nécessité d’une prise de conscience de la gravité de certaines situations sociales ont été rappelées.

En invitant des partenaires associatifs, politiques et syndicaux, et ce, partout en France, les Jeunes Socialistes souhaitent s’enrichir des avis et vécus de chacun pour élaborer, au final, des propositions pertinentes dans le cadre de la convention nationale du 19 et 20 juin sur le logement et politiques de la ville qui se déroulera à Paris (convention intitulée “là où j’habite, là où je vis”).

Auparavant, Laurianne Deniaud s’est rendue dans l’après-midi à Vénissieux pour une visite du quartier des Minguettes et la rencontre d’acteurs locaux qui travaillent à son développement. Elle a pu constater comment l’action publique peut contribuer au désenclavement de certaines zones, mais à quel point son absence peut au contraire laisser s’accumuler précarité et pauvreté. Puis elle a fait connaissance de responsables de l’association Habicoop (à Villeurbanne) qui lui ont présenté une nouvelle forme d’habitat fondée sur le respect de l’environnement tout en créant du lien social via des espaces mutualisés pour certaines activités de la vie quotidienne.

Ce travail n’est que le lancement d’une grande réflexion sur le logement qui est un droit pour tous, et non un privilège.

Lucie B.

Retrouve toutes les photos de la réunion

15.03
2010
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Le Mouvement des Jeunes Socialistes du Rhône appelle à voter pour la liste de gauche menée par Jean-Jack Queyranne dimanche prochain

En ce premier tour des élections régionales, les Jeunes Socialistes du Rhône ne peuvent que se féliciter du score du Parti Socialiste au niveau national et rhônalpin, score bien meilleur que celui des élections européennes.

Toutefois deux constats restent à faire : un Front National encore trop fort, enrichi par les déçus du gouvernement, et une forte abstention, qui traduit une méconnaissance des enjeux de l’élection régionale et de la perte de confiance dans le pouvoir du politique.

Les Jeunes Socialistes encouragent tous les citoyens, où qu’ils soient : dans les villes, dans les campagnes, dans les banlieues, à faire barrage à une extrême-droite renforcée et à une droite décomplexée, à voter ou à revoter pour une Région d’Avance. La Gauche doit ressortir unie, grandie et combative de cette élection.

Choisir son avenir plutôt que s’abstenir : tel doit être le message que tout le monde doit avoir en tête le 21 mars prochain, parce que seul le vrai choix, celui de la Gauche permettra d’aller de l’avant.

Lucie B.

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Le Mouvement des Jeunes Socialistes du Rhône appelle au rassemblement contre le débat sur l’identité nationale ce vendredi 17h devant la Préfecture, rassemblement qu’il a impulsé avec différents partenaires (organisations politiques de jeunesse, associations, syndicats), dont le texte d’appel est le suivant :

EN FINIR AVEC LE DEBAT DE LA HONTE

APPEL DES ORGANISATIONS POLITIQUES, ASSOCIATIVES ET SYNDICALES

POUR UN RASSEMBLEMENT CONTRE LE DEBAT SUR L’IDENTITE NATIONALE


Le 22 janvier à Lyon est annoncé un débat sur l’identité nationale, débat organisé par Eric Besson, ministre de l’Immigration, de l’intégration, de l’identité nationale, et du développement solidaire.


- Un débat qui n’a pas lieu d’être :

Après la création d’un ministère dont l’intitulé même fait un amalgame entre immigration et identité nationale, le gouvernement prend comme prétexte une réflexion sur les valeurs de la République pour diviser les français et pour dissimuler les problèmes actuels. Après le matraquage autour  du tout-sécuritaire, le gouvernement s’applique à stigmatiser les populations issues de l’immigration. Les étrangers et les français issus de l’immigration sont décrits comme une source de problèmes et sont des boucs-émissaires. Le lancement de ce débat dans la période actuelle n’est pas anodin : il s’inscrit dans une perspective électoraliste faisant appel à des relents nationalistes et ainsi gagner des voix sur l’extrême-droite.

Il est intolérable que nos ministres tiennent des propos racistes légitimant ainsi les dérapages xénophobes de citoyens présents lors de ce débat.

Les valeurs de la République française (liberté, égalité, fraternité, laïcité) ne sont pas celles défendues par le gouvernement actuellement :

Nous constatons que le gouvernement actuel mène une politique d’exclusion au vu de sa politique d’immigration, des expulsions réalisées sur son territoire et de sa gestion des sans-papiers, ce qui met à mal la dignité humaine La France dans laquelle nous vivons est une France où l’origine, l’âge, le sexe, la situation professionnelle, la confession religieuse ou la préférence sexuelle ne doivent être en aucun cas discriminants ou  marginalisants.

Dans notre pays, le chômage augmente, les discriminations divisent d’avantage une jeunesse condamnée à la précarité. Des solutions pourraient être adaptées en s’appuyant notamment sur les services publics pour construire une égalité réelle entre les citoyens plutôt qu’en les démantelant.

Nous exigeons :

la suppression du Ministère de l’Immigration, de l’intégration et de l’identité nationale

la suppression des débats sur l’identité nationale.

C’est pourquoi en tant qu’organisations politiques, syndicales et associatives, nous appelons à un rassemblement citoyen le 22 janvier à 17h devant la préfecture.


Signataires : Amoureux au Ban Public, FIDL, HES, JC, Jeunes NPA, JRG, Jeunes Verts, LDH, MJS, MRAP, RESF, SOS racisme, Unef