Archive pour la rubrique 'Général'

28.02
2010
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Un vaste mouvement de protestation s’est levé dans les usines Total, à l’initiative d’une union intersyndicale. Initialement, ce sont les salariés de Dunkerque qui s’étaient mis en grève, rejoints ensuite par les employés des autres raffineries Total en France (dont celle de Feyzins, dans le Rhône), pour dénoncer les rumeurs de fermeture du site de Dunkerque, employant 380 salariés et 400 sous-traitants. Les syndicats ont voulu ainsi marquer le coup pour exprimer leur ras-de-bol, à l’heure où Total a présenté un bénéfice net de 7,8 milliards d’euros en 2009.

Le gouvernement s’est alors saisi de l’affaire comme rarement, quoi de plus “prévisible” en période d’élection régionale de la part d’un gouvernement qui méprise d’ordinaire les revendications des syndicats? Mais quand le contexte s’y prête particulièrement et que tout le pays risque de se retrouver paralysé par une pénurie en carburant, on se réveille du côté de l’UMP. Une situation qui espérons-le invitera le gouvernement à revoir sa politique sur le raffinage. Depuis mercredi, la reprise du travail a été votée dans 5 des 6 raffineries françaises, mais pour autant, les syndicats appellent à la vigilance et lancent une manifestation le 8 mars, pour maintenir la pression sur un gouvernement que l’on savait aveugle sur la situations des salariés et qui pourrait encore rester sourd…

Lucie B.

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Dès 6h30 ce jeudi matin le PS et le MJS sont allés à la rencontre des professionnels de santé, à l’hôpital de la Croix-Rousse et à l’hôpital Edouard Herriot ainsi qu’au niveau de la Faculté de médecine Grange Blanche et Ecole d’Infirmière Rockfeller. Tout au long de cette mâtinée les acteurs de la santé ont pu être sensibilisés aux projets de la région en terme de santé publique et d’accès aux soins, alors que la stricte compétence de la région se limite à la formation des personnels paramédicaux.

Le projet se veut dans la continuité de celui du dernier mandat qui a vu éclore des maisons de santé, accorder des bourses aux internes s’installant dans des déserts médicaux, et la naissance du Cancéropole (en partenariat avec le Grand Lyon et le département su Rhône), en plus d’actions de prévention, et de mise en réseau des Centres Hospitaliers et médecins de ville.

Ainsi le projet pour Rhône alpes se veut axé sur la santé publique avec la mise en place d’un pass contraception dans les lycées et CFA, mais aussi sur l’action sociale avec des maisons de santé accueillant les personnes bénéficiaires de la CMU et en les sensibilisant à la prévention. Enfin la région s’engage sur la recherche biomédicale, avec le développement du canceropôle sur certains types de cancers (Poumon à Grenoble, Lymphome et Sarcomes à Lyon), et encore prévention des cancers à St Etienne.

Sylvain L.

09.02
2010
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Comme souvent vient le temps des bilans. Ce quinquennat devait être celui de la rupture et du changement. Une multitude de projets de lois, des slogans chocs à tout va, des créations de ministères dont on ne veut pas et des remaniements en veux-tu en voilà : quel constat !

Promesse ou démagogie ? Voici un bilan  - loin d’être exhaustif - des politiques menées par le gouvernement jusqu’à ce jour. Parmi elles, il y a bien sûr celles qui ont créént polémique mais qui ont disparu du jour au lendemain. Entendez-vous encore parler de cette volonté du chef de l’État de « confier la mémoire» d’un enfant déporté de France, victime de la Shoah, à chaque élève de CM2 ?

Il y a ensuite celles, au contraire, dont on n’a pas beaucoup entendu parler mais qui ont bien vu le jour. Que penser des 110 médicaments qui, à partir de ce mois de janvier, verront leur taux de remboursement passer de 35 à 15 % ? Du jamais vu dans l’histoire de la Sécurité Sociale !

Et finalement celles dont on a entendu parler mais qui révoltent toujours autant. Un bouclier fiscal porté de 60% à 50% et une réduction de l’ISF pouvant aller jusqu’à 50 000 € dans certaines conditions : en quoi cela est-il acceptable ? Donner plus à ceux qui gagnent plus, est-ce vraiment de cela dont les français ont besoin ?

Aujourd’hui vient le temps de la mobilisation et de l’union : ils pensaient que tout deviendrait possible, ils ne songeaient certainement pas à une victoire de la gauche ! Et pourtant ! Les régionales sont lancées et c’est bien dans nos régions, celles qu’on aime, que des bilans bien plus positifs sont tirés.

Plus que du marketing, retournons à la réalité, celle que vivent les français, celle des inégalités. Nicolas Sarkozy dit nous entendre et nous comprendre : crions plus fort car nos revendications sont grandes !

Charline D.

Plus d’informations sur : Nicolas Sarkozy a-t-il tenu ses promesses ? Visuel interactif du Monde.

http://www.lemonde.fr/societe/visuel/2006/12/15/les-promesses-de-nicolas-sarkozy-a-la-loupe_846317_3224.html

01.02
2010
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Enfin, notre chef de l’Etat a laissé échapper lors de sa dernière intervention télévisée qu’il ne “fait pas tout bien, loin de là”. Doux euphémisme, qui contraste avec l’arrogance habituelle du chef de l’Etat. Dure réalité, en revanche, que celle des 600 000 chômeurs de plus qui arriveront en fin de droits cette année, ou celle des retraités, dont les pensions sont bien insuffisantes pour pouvoir vivre décemment.
La question des retraites préoccupe à juste titre les Français : 3 Français sur 4 selon le dernier sondage IFOP sont inquiets face à leur avenir, et pensent que leur retraite ne couvrira pas leurs besoins. Pourtant, il leur faudra bien payer leur loyer (Rappelons nous la promesse sarkozyste de permettre à tous de devenir propriétaires… encore une promesse non tenue!), se nourrir et se soigner. Ce qui ne sera pas sans difficulté, à l’heure où les tarifs des mutuelles ont augmenté encore de 5%, où les accidents maladie sont taxés et où le dé-remboursement des médicaments s’accélère. Les Français et les jeunes en particulier ont la plus grande légitimité à exposer leurs craintes… et leur déception.
Heureusement, les collectivités territoriales peuvent contrebalancer la politique inefficace et inégalitaire du gouvernement actuel : Rhône-Alpes a par exemple développé les maisons de santé, afin de permettre au plus grand nombre d’accéder à un service de soins de qualité. Ce qui montre une fois de plus l’importance d’aller voter, pour que la région reste à Gauche, les 14 et 21 mars prochain. Nous n’avons rien à attendre de Nicolas Sarkozy et de sa politique, il nous faut penser dès maintenant à un système de protection sociale plus juste, pour tous.

Lucie Briatte

21.12
2009
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Du 7 au 18 décembre dernier a eu lieu la conférence de Copenhague, sous l’égide de l’ONU. On appelait aussi cette conférence COP 15, (de “conférence of parties”, la quinzième depuis la conférence de Berlin en 1995). Pour comprendre son échec, il convient d’en analyser le contexte.

Le traité qui devait être signé à Copenhague et dont on parlait depuis si longtemps devait remplacer le Protocole de Kyoto en 2013. Ce dernier prévoyait une réduction mondiale des émissions de dioxyde de carbone et de six autres gazs à effet de serre, de l’ordre de 5,2%. Les deux sources principales de la pollution sont les automobiles et les industries. Il a fallu attendre néanmoins 2008 et la création des bourses du carbone en Europe notamment celle de Londres pour voir émerger une vraie politique en la matière (nous ne sommes néanmoins qu’au début de la mise en place des crédits-carbone). A vrai dire, pour l’instant, mis à part sensibilisation croissante sur cette question, il n’y a pas eu de baisse concrète du dioxyde de carbone (ce d’autant que la Chine a rouvert ses centrales au charbon).

Quels étaient les objectifs principaux de la conférence de Copenhague ?

Il était prévu que le nouveau protocole traite de séquestration dans le sol du carbone (sujet polémique!), les biocarburants, de recherche scientifique appliquée pour produire de l’énergie, d’agriculture durable/soutenable, des forêts tropicales et des voitures électriques. En clair, il fallait traiter des moyens que la communauté internationale est prête déployer pour moins polluer et mieux produire. Les Etats-Unis, comme la plupart des pays riches et industriels, rechignent à faire des efforts pour préserver leur souveraineté, quoique le débat fasse rage dans les opinions publiques. Les pays des suds sont également dans l’hésitation entre faire des avancées et opter pour le quasi statu-quo (Brésil, Russie, Inde, Chine pays dits « BRIC »). L’union européenne aurait-elle pu convaincre ces partenaires récalcitrants?

La position ambiguë de l’Union Européenne et les mesures à proposer

Depuis quelques années, les pouvoirs publics ont commencé à prendre conscience de la nécessité de mener des politiques de développement durable contre le réchauffement climatique. Or cela impliquerait, hormis le courage politique des belles déclarations, l’implication y compris financière des Etats membres.

L’accord bancal de Pozna’n, signé en décembre 2008, sous la présidence européenne de N.Sarkozy, accorde un « droit à polluer », en permettant aux entreprises polluantes d’acheter des quotas à celles qui polluent moins. Ce n’est pas suffisant.

La mise en place d’une politique européenne impliquerait :

- Un prix du carbone réellement prohibitif, et progressif en fonction de la pollution émise par l’entreprise.

- Un cahier des charges strict au niveau européen.

- Un investissement massif dans la recherche et les énergies alternatives, financé par un impôt européen et mis en oeuvre par un pôle européen de l’énergie.

C’est donc dans ce contexte que la conférence internationale de Copenhague a échoué. Sans doute peut-on expliquer l’immobilisme mondial actuel par l’absence de leader mondial reconnu en matière d’environnement. Force est de constater qu’en l’absence de politique coordonnée au niveau de l’union européenne, celle ci n’a pu jouer ce rôle. La mise en place d’une politique mondiale de réduction des émissions de gaz à effet de serre implique ainsi que l’UE progresse de son coté, et plutôt que de céder au sirènes du pessimisme, il convient de la mettre en oeuvre.

Pierre-Marie C.