Archive pour la rubrique 'Général'

21.12
2009
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Du 7 au 18 décembre dernier a eu lieu la conférence de Copenhague, sous l’égide de l’ONU. On appelait aussi cette conférence COP 15, (de “conférence of parties”, la quinzième depuis la conférence de Berlin en 1995). Pour comprendre son échec, il convient d’en analyser le contexte.

Le traité qui devait être signé à Copenhague et dont on parlait depuis si longtemps devait remplacer le Protocole de Kyoto en 2013. Ce dernier prévoyait une réduction mondiale des émissions de dioxyde de carbone et de six autres gazs à effet de serre, de l’ordre de 5,2%. Les deux sources principales de la pollution sont les automobiles et les industries. Il a fallu attendre néanmoins 2008 et la création des bourses du carbone en Europe notamment celle de Londres pour voir émerger une vraie politique en la matière (nous ne sommes néanmoins qu’au début de la mise en place des crédits-carbone). A vrai dire, pour l’instant, mis à part sensibilisation croissante sur cette question, il n’y a pas eu de baisse concrète du dioxyde de carbone (ce d’autant que la Chine a rouvert ses centrales au charbon).

Quels étaient les objectifs principaux de la conférence de Copenhague ?

Il était prévu que le nouveau protocole traite de séquestration dans le sol du carbone (sujet polémique!), les biocarburants, de recherche scientifique appliquée pour produire de l’énergie, d’agriculture durable/soutenable, des forêts tropicales et des voitures électriques. En clair, il fallait traiter des moyens que la communauté internationale est prête déployer pour moins polluer et mieux produire. Les Etats-Unis, comme la plupart des pays riches et industriels, rechignent à faire des efforts pour préserver leur souveraineté, quoique le débat fasse rage dans les opinions publiques. Les pays des suds sont également dans l’hésitation entre faire des avancées et opter pour le quasi statu-quo (Brésil, Russie, Inde, Chine pays dits « BRIC »). L’union européenne aurait-elle pu convaincre ces partenaires récalcitrants?

La position ambiguë de l’Union Européenne et les mesures à proposer

Depuis quelques années, les pouvoirs publics ont commencé à prendre conscience de la nécessité de mener des politiques de développement durable contre le réchauffement climatique. Or cela impliquerait, hormis le courage politique des belles déclarations, l’implication y compris financière des Etats membres.

L’accord bancal de Pozna’n, signé en décembre 2008, sous la présidence européenne de N.Sarkozy, accorde un « droit à polluer », en permettant aux entreprises polluantes d’acheter des quotas à celles qui polluent moins. Ce n’est pas suffisant.

La mise en place d’une politique européenne impliquerait :

- Un prix du carbone réellement prohibitif, et progressif en fonction de la pollution émise par l’entreprise.

- Un cahier des charges strict au niveau européen.

- Un investissement massif dans la recherche et les énergies alternatives, financé par un impôt européen et mis en oeuvre par un pôle européen de l’énergie.

C’est donc dans ce contexte que la conférence internationale de Copenhague a échoué. Sans doute peut-on expliquer l’immobilisme mondial actuel par l’absence de leader mondial reconnu en matière d’environnement. Force est de constater qu’en l’absence de politique coordonnée au niveau de l’union européenne, celle ci n’a pu jouer ce rôle. La mise en place d’une politique mondiale de réduction des émissions de gaz à effet de serre implique ainsi que l’UE progresse de son coté, et plutôt que de céder au sirènes du pessimisme, il convient de la mettre en oeuvre.

Pierre-Marie C.

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Suite aux propos de Nadine Morano, les Jeunes Socialistes mettent en place un site internet pour créer sa propre affiche pour demander la démission de Nadine Morano.

A l’aube des élections régionales, il est à déplorer que le gouvernement s’emploie à propager une atmosphère de xénophobie et de division, comme en témoignent les nombreux dérapages et propos ouvertement racistes de plusieurs ministres (Brice Hortefeux, Christian Estrosi, Nadine Morano).

Sans cesse, les Français de confession musulmane sont stigmatisés, comme l’a encore fait cette semaine Nadine Morano, secrétaire d’Etat à la famille. En acceptant d’une part de participer à un débat sur l’identité nationale sous l’auspice de Maurice Barres, écrivain connu pour ses écrits racistes et antisémites. D’autre part, en stigmatisant les jeunes d’origine étrangère « censés » tous porter des casquettes à l’envers et parler en verlan. Et la secrétaire de la famille est une récidiviste en la matière : déjà, elle s’était permise des dérapages en prétendant que la polygamie progressait dans notre pays et en évoquant les « moutons égorgés dans les baignoires ».

Aucun citoyen Français n’a à prouver qu’il est un « bon » Français, quel que soit son nom de famille ou son domicile. La France se doit d’être exemplaire en termes de laïcité et d’égalité, car ce sont ses valeurs.

L’amalgame opéré entre immigration, délinquance, musulman et identité nationale est intolérable. Il est inadmissible que des membres du gouvernement profèrent ces propos. C’est pourquoi les Jeunes Socialistes réitèrent leur action  sur Brice Hortefeux cette fois contre Nadine Morano en mettant en place une pétition en ligne et en créant des affiches sur le site moranodemission.jeunes-socialistes.fr. Pour finir, ils exigent la démission de Nadine Morano et exigent l’arrêt immédiat des débats sur l’identité nationale.

Lucie Briatte.

26.10
2009
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Voici à disposition en téléchargement, les différents Textes d’Orientation ainsi que les Plans d’Actions Nationaux proposés par les sensibilités du MJS en vue du 9ème Congrès qui se déroulera du 20 au 22 novembre à Grenoble. Pour rappel, un texte d’orientation du MJS n’est ni un manuel du parfait militant ni une mini motion du PS. Il doit être un outil, qui partant d’une grille d’analyse, fédère un collectif autour d’une démarche au service d’un idéal commun.

Télécharge les propositions de textes d’orientation

12.09
2009
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La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens, sans distinction d’origine, de race, ou de religion, énonce l’Article 1 de la Constitution Française. Malheureusement, ce qui devrait s’appliquer à tous semble étranger à Mr Hortefeux qui n’a pas hésité à tenir des propos racistes récemment, lors de l’université d’été de l’UMP.

« Il ne correspond pas du tout au prototype », déclare le ministre de l’intérieur de la République, faisant référence aux origines d’un jeune qui se trouvait en face de lui, avant d’ajouter : « Il en faut toujours un. Quand il y en a un, ça va. C’est quand il y en a beaucoup qu’il y a des problèmes ». De tels propos ne constituent pas seulement un dérapage mais une injure aux valeurs de la République Française.

Le caractère indéniablement raciste de ses propos est doublement inquiétant :

  • D’une part, le ministre de l’intérieur est un récidiviste en la matière, puisque ses déclarations envers Fadela Amara, ses altercations révélées avec Rachida Dati ou Azouz Begag avaient  précédemment alerté l’opinion.
  • D’autre part, ces propos légitiment le racisme ordinaire, celui qui se cache derrière des positions politiquement correctes en public mais qui se révèle à travers des réflexions de comptoir en comité restreint.

Il y a quelques jours, Brice Hortefeux a mis à la retraite d’office le préfet Girot de Langlade, pour avoir proféré des remarques racistes ; il est temps qu’il s’applique cette règle à lui même. Le MJS du Rhône demande donc au ministre de l’intérieur de démissionner.

Vous pouvez signer la pétition exigeant la démission du ministre ici

12.05
2009
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Le commerce équitable est une façon de donner bonne conscience aux occidentaux et de légitimer le système libéral actuel. Expliquons-nous.

Le commerce équitable est une forme de commerce alternatif achetant des produits a des producteurs du sud pour les revendre au Nord mais a un prix décent. Là-dessus, on ne peut pas blâmer l’entreprise. Cependant, comme on le sait, ce qui cause en grande partie la pauvreté des agriculteurs et paysans des pays du Sud est la libéralisation du commerce et le fait que l’on vende des produits sur subventionnés sur les marchés locaux africains et asiatique en dessous des prix proposés par les producteurs locaux.

Le commerce équitable joue ainsi le jeu de la droite libéral-conservatrice, cherchant à ouvrir les marchés des autres pays pour garder les privilèges des pays occidentaux. En effet, le commerce équitable ne peut pas continuer sur un modèle qui n’est pas libéral car c’est de l’exportation pure et dure. Il légitime donc les bas couts des pays du Nord et leurs politiques de protectionnisme libéral, produisant, et c’est un comble, des produits à bas couts chez eux, souvent mauvais pour la santé - pesticides, rendements excessifs… appauvrissent les produits - et les revendant au Sud, tout en empêchant les paysans et agriculteurs étrangers de vendre moins cher chez les premiers. C’est l’habituel double discours de la droite libéral-conservatrice.

Donc, logiquement, acheter au Sud des produits parce que les producteurs ne peuvent pas les vendre chez eux, pour ensuite les vendre plus cher au Nord, tout en exportant chez ces producteurs des produits du Nord moins cher que ceux qu’ils nous vendent est une bêtise sans nom. Il serait bien plus intéressant de faire se développer les pays du Sud pour qu’ils atteignent l’autosuffisance plutôt que de les aliénés à nos stocks et productions de céréales, aussi bien du point de vue environnemental ; stopper les transports inutiles ; social ; augmenter le niveau de vie des producteurs du Sud pour qu’ils vivent d’eux même et qu’ils ne meurent plus de faim ; économique ; pour développer les productions, les infrastructures… ; et enfin politique ; pour éviter les régimes internationaux comme l’est actuellement la « Françafrique ».

De plus, le commerce équitable ne conscientise en aucun cas les habitants de nos pays. Ces derniers pensant qu’en faisant ainsi ils changent le monde tandis qu’ils le cautionnent en définitive. C’est aussi un rempart au discours politique de la gauche, car si les gens pensent pouvoir changer le monde en restant dans ce système économique, ils trouveront nos arguments inutiles et pessimistes.

Le commerce équitable est transitoire et reste une fausse solution, il ne permettra en aucun cas de développer un système social et environnemental durable en continuant à accepter le modèle de société actuel.