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Archive pour la rubrique 'Libertés'
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Qu’est-ce que la GayPride ? Littéralement cela signifie la fierté d’être gay. C’est une manifestation homosexuelle rassemblant hommes et femmes qui a pour but de rappeler que la sexualité et l’amour sont des affaires personnelles qui ne doivent pas porter préjudice aux intéressé-e-s.
La GayPride trouve son origine à New York : dans la nuit du 27 au 28 juin 1969 les flics font des descentes dans des bars gays. Mais dans un établissement (le Stonewall Inn) les clients se rebellent, rejoints par des passants. Les flics n’ont alors d’autre choix que de se barricader dans cet établissement en attendant des renforts. Les altercations durent trois jours. Un an après, les militants gays de New York organisent une marche pour commémorer l’événement : c’est la première GayPride (en 1970).
En France, c’est en 1971 qu’un mouvement homosexuel visible se constitue. Au mois de mars, ils et elles interrompent une émission de radio (RTL !) intitulée « L’homosexualité, ce douloureux problème ». Peu de temps après, le FHAR Front Homosexuel d’Action Révolutionnaire est créé. Le 1er mai 1971, les homosexuel-le-s participent au défilé avec les syndicats et ce jusqu’en 1978. La première manifestation homosexuelle indépendante a eu lieu à Paris le 25 juin 1977, en réaction à un appel à la haine, au racisme et au meurtre (« Tuer un homosexuel pour l’amour du Christ ». Petite parenthèse pour rappeler qu’on n’a pas besoin d’aller bien loin pour trouver des assassins : OAS, extrémistes catholiques. Non seulement ces groupes existent encore plus ou moins, mais ils tentent aussi de s’incruster dans le paysage français. Preuves ? Les réactions au film « Hors-la-loi » de BOUCHAREB et le kiss in perturbé place St Jean (Lyon 5e) le 18 mai. Bref, voilà comment détourner à son profit une religion et des religieux/ses. Puis d’autres manifestations ont lieu en 1979 et 1980 à l’appel du CUARH Comité d’Urgence Anti-Répression Homosexuelle contre les discriminations anti-homosexuelles. Le 4 avril 1981, une nouvelle manifestation est organisée et le candidat socialiste à l’élection présidentielle s’engage à dépénaliser l’homosexualité( !!). MITTERRAND tiendra parole l’année suivante. Et depuis, chaque année une marche est organisée en juin.
La GayPride (appelée aussi marche des fiertés) est l’occasion de montrer ce que signifie être humain : être un homme, être une femme, un peu l’un, pas tout à fait l’autre. Etre humain c’est avant tout aimer ; être libre d’aimer. C’est comme être libre de croire ou pas. Toute religion est respectable du moment où elle met en avant l’amour. Toute religion se souille quand elle tente de briser l’une des nombreuses branches de l’amour.
L’amour, c’est l’âme du vivant. L’amour est l’arme réelle du véritable combattant. L’amour, c’est la larme du guerrier alarmant les cœurs de pierre. Mais l’amour c’est aussi la lame imbibée de compassion terrassant la bête immonde.
En quoi est-il choquant de voir deux personnes du même sexe ensemble ? En quoi ces deux personnes s’embrassant est-il embarrassant ? Seuls les gens dérangés trouvent ça dérangeant.
Aimer c’est s’élever, c’est monter si haut qu’on ne peut tomber ; rien ne peut arriver tant qu’on est soudé-e-s. Je suis ton ombre, on se ressemble, on vit on tombe, ensemble, que l’on s’entraide, qu’on se rassemble, que l’on s’élève, ensemble.
Mécontent des schémas qu’on nous propose/impose, j’attends cette lame de fond de passion qui submergera le monde de son flow égalitaire, qui s’abattra sur les préjugés et fera voler en éclats les dogmes insensés.
Petite parenthèse encore pour enfoncer un peu plus cette société : il est certainement plus agréable de vivre dans une tribu amérindienne du nord des siècles derniers que dans le monde occidental actuel. En effet, chez ces peuples qu’on appelle à tort « indiens » (il faut préférer le terme « amérindien »), le mot « berdache », d’origine française, désigne un homme s’habillant en femme et préférant participer aux travaux dits féminins. La tribu respecte son choix de ne pas vouloir être un guerrier. Comme pour tous les êtres dits différents, on lui reconnaît des pouvoirs magiques. Il a été « désigné » par le Grand Esprit. Il est donc craint (dans le bon sens du terme) et respecté. Comme toujours, l’autochtone vit en paix et le colonisateur apporte la guerre. Les peuples amérindiens du nord ont été victimes d’un ignoble génocide et de la première guerre bactériologique.
On ne peut pas se revendiquer « de gauche », « socialiste » ou tout simplement humain si on refuse l’autre sous prétexte qu’il/elle aime un homme ou une femme ou n’est pas comme soi-même. Accepter l’autre ne signifie pas être indifférent à son égard mais reconnaître qu’il/elle doit bénéficier des mêmes droits que soi et le/la considérer comme son égal-e.
Que tout le monde respecte tout le monde et que les irrespectueux/ses aient honte d’être à leur place. Y en a qui vont comprendre car y en a qui vont pas, y en a qui apprendre car y en a qui veulent pas.
Laissez les vivre ici. Laissez les s’aimer ici. Laissez les s’aimer entre eux. Laissez les s’aimer entre elles.
Que la GayPride se déroule bien, sans incidents verbaux ni physiques.
Que l’amour et la paix triomphent.
Le combat continue…
Maxime G.
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Un kiss-in gravement perturbé par des militants extrémistes catholiques :
où est l’Etat de droit ?
Mardi soir était organisé à Lyon un kiss-in en faveur des droits homosexuels et transsexuels. Des militants et des sympathisants de l’égalité des droits aux orientations sexuelles diverses s’étaient joints à la manifestation. Cet événement avait déjà été reporté à la demande de la Préfecture suite à la pression et provocations de groupes extrémistes catholiques. Organisé place saint-Jean et initialement prévu pour le samedi soir (mais reportée à la demande de la Préfecture), il a attiré plusieurs centaines de participants, qui se sont vus accueillir par des groupes de militants extrémistes catholiques venus perturber cette action. Au final, les forces de l’ordre ont dispersé la foule à l’aide de gaz lacrymogènes, dont les partisans de la Lesbian and Gay Pride garderont un goût amer. Encore une fois, ce sont les participants de la manifestation préalablement déclarée qui sont victimes de l’absence de protection des forces de l’ordre.Les militants du MJS présents à cet événement ont été choqués par la violence des propos proférés par la centaine d’extrémistes et par les gestes nazis de certains d’entre eux : ces extrémistes auraient dû être dispersés par les forces de l’ordre, avant que la situation dégénère, en amont de l’événement.
Le Mouvement des Jeunes Socialistes du Rhône condamne fortement la tournure qu’a pris cette action bon-enfant, qui n’avait pour objectif que de répandre un message de tolérance et de respect mutuel. Il est inacceptable qu’en France, République laïque, des groupuscules extrémistes revendiquent au nom d’une religion l’espace public pour y proférer un message de rejet et de haine. Faut-il encore rappeler que nous vivons dans une démocratie où il doit être possible pour les personnes homosexuelles, transsexuelles et hétérosexuelles d’exprimer leurs revendications politiques sans avoir peur et en ayant la certitude de pouvoir être protégée par la force publique? A deux jours de la journée contre l’homophobie et la transphobie, nous attendons de pied ferme de la part de la Préfecture une réaction face à la montée des groupes extrémistes particulièrement actifs à Lyon et exigeons recevoir des propositions pour endiguer les violences sciemment organisées par l’extrême droite depuis plusieurs mois. Combien de temps des groupes intégristes vont-ils encore dicter leur loi au mépris des valeurs républicaines ?
Lucie B.
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Depuis 2004, les régions gérées par la gauche autour des socialistes mènent des politiques axées sur les services publics (transport…) et la cohésion sociale (emploi…) malgré leur manque de moyens, comblant les lacunes des politiques nationales.
“C’est la faute aux régions” veut pourtant nous faire croire la droite.
C’est la faute aux régions socialistes. C’est apparemment le seul argument qu’ait trouvé la droite face à l’augmentation de la violence scolaire sous le règne Sarkozy. Ca serait la faute à Jean-Paul Huchon qui n’a pas barricadé les murs d’un lycée si ce même lycée a été théâtre d’une agression de la part de quelques individus qui sont entrés par la porte principale, ou aucun surveillant ne s’y trouvait…
C’est pourtant N Sarkozy qui devrait assumer cette situation : qui supprime des dizaines de milliers de postes dans l’éducation et la sécurité ? Qui est au pouvoir depuis maintenant 8 ans et est incapable de faire face à une augmentation constante de la délinquance ? Selon la droite tout est de la faute aux socialistes, aux laxistes, aux angélistes, aux gauchistes, aux immigrés, aux jeunes… Mais après tout, la jeunesse est une maladie qui se guérit non ? En tout cas c’est bien ce qu’affirme Laurence Parisot, la grande amie de Sarkozy. Alors évidemment en Sarkozie il y a des solutions, on parle d’identité nationale et on propose un énième projet de loi sécuritaire afin de rassurer l’électorat de droite : le projet LOPPSI II.
Notre “petit père des bons français” nous martèle, avec l’écho du gouvernement, qu’il a été bon de supprimer la police de proximité -la seule à pouvoir pourtant prévenir la délinquance et à être proche des citoyens-, par mesure d’économie. Dans la logique actuelle -dénoncée par le syndicat de police majoritaire- il faut faire du chiffre, alors on privilégie la police d‘intervention, quitte à mettre en garde à vue de jeunes enfants : des collégiennes pour une simple bagarre ou des adolescents pour avoir fraudé dans le bus…
Mais soyez rassurés et votez UMP nous dit-on, c’est de cette manière que les lycées et toute la ville seront équipé de la « vidéoprotection » -puisqu’il faut désormais l’appeler ainsi. Surveiller les citoyens, contrôler les lycéens à chaque coin de rue… C’est cela votre idéal de société ? Résultat ? Pas de baisse des violences, pas de respect des libertés, seulement quelques chiffres bidonnés : aucune étude reconnue et honnête ne prouve que la vidéosurveillance fasse baisser la délinquance de manière globale. Big Brother is watching you, voila ce qu’on nous propose… C’est la solution électoraliste de facilité, inefficace et cynique.
Face à cette Droite arrogante, la Gauche républicaine doit ouvrir le débat et affirmer une véritable alternative en matière de sécurité et de libertés. La prévention, le social et la compréhension de l’être humain parfois coupable mais en détresse, c’est aussi ne pas oublier la victime. Renforcer les effectifs -enseignants comme surveillants- dans les lycées, développer une véritable politique de prévention, permettre à tous de vivre dans des des conditions de vie humaine et où chacun puisse s’épanouir, telles sont nos revendications.
Basile M.
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Il est révoltant qu’au 21ème siècle, on puisse encore constater que les mentalités ne changent pas toujours ou trop peu. Que penser par exemple des récents propos d’Eric Zemmour quand celui-di déclare : « On songe, effrayé, que nous avons tous été des foetus: après tout le foetus n’a pas de statut pénal en France, on peut le tuer tant qu’il n’est pas sorti du ventre de sa mère. Bref on se dit rétrospectivement qu’on l’a échappé belle: on a eu de la chance, beaucoup de chance ».
Ces propos qui sous-entendent que les femmes qui avortent seraient des meurtrières sont absolument choquants et scandaleux. Pour quelqu’un parfois présenté comme un intellectuel de gauche, on peut légitimement remettre en cause cette idée : car être de gauche, c’est porter des valeurs, et cette culpabilisation des femmes devant avorter n’en fait pas partie. Il est impératif que la femme puisse disposer librement de son corps et du droit d’enfanter ou non. Le droit à l’avortement est une liberté fondamentale pour la femme et va dans le sens du progrès. Ce qui n’est absolument pas contradictoire avec une véritable politique de prévention, bien au contraire. Mais cette politique ne peut être efficace qu’à condition que des moyens suffisants lui soient alloués. Ce qui n’est pas le cas de celle du gouvernement actuel, qui avait décidé il y a tout juste un an de diminuer de 42% le montant affecté au conseil conjugal et familial, ce qui aurait été à l’origine de la suppression d’un tiers des centres de planning familial, centres que l’on sait essentiels dans cette mission de prévention. Heureusement, celui-ci était revenu sur ces mesures, après que le Planning familial lance une pétition sur ce sujet.
Face à cela, on ne peut que soutenir la politique de prévention entreprise par la région Rhône-Alpes, qui a développé l’information et la santé des femmes et qui propose à présent un pass contraception, pass qui comprend un accès gratuit à une consultation médicale, des examens et la prescription d’un contraceptif. Les jeunes socialistes réaffirment aujourd’hui leur attachement au droit à l’avortement, droit que nous considérons comme essentiel dans notre combat pour une égalité entre hommes et femmes et pour les libertés individuelles.
Lucie B.
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Le samedi 16 janvier dernier, à l’occasion des débats organisés par le ministre de l’immigration et de l’identité nationale, le maire de Marseille Jean Claude Gaudin a relayé à B. Hortefeux et N. Morano dans l’expression d’idées racistes. Il s’en est pris aux marseillais venus célébrer la qualification de l’équipe d’Algérie au mondial de football dans le centre ville sans brandir de drapeaux français… Répondant alors à une personne lui faisant part de son indignation, il répond : “Nos communautés nous les subissons, nous les respectons”.
Pour une génération qui a vécu le 21 avril 2002, avec l’accession de Jean-Marie Le Pen au second tour de la présidentielle, comme un choc immense, de tels propos font honte. De tels propos sont inacceptables car contraires aux valeurs fondamentales de la République ; ils révèlent une conception communautariste de la société.
Au-delà de ces déclarations, voici une preuve supplémentaire que ces débats sur l’identité nationale divisent les citoyens français, en les détournant des problèmes qu’ils devraient affronter collectivement : services publics, emploi, protection sociale. La privatisation de La Poste a été votée en catimini. Ce sont bientôt des milliers de chômeurs qui seront en fin de droits. Enfin, la réforme des retraites devrait être enclenchée dans les mois qui viennent et on nous promet déjà la fin de la retraite à 60 ans, alors que deux français sur trois y sont opposés. Pour justifier les atteintes au système de protection sociale français, nous connaissons déjà la tactique de la droite : diviser pour mieux régner, répendre désespoir et pessimisme dans l’opinion. Face à cela, nous n’avons pas le choix, nous devons rassembler pour mieux résister.
Benjamin A.
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