Archive pour la rubrique 'Ripostes'

16.05
2010
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“Les retraites, une affaire de jeunes”, tel est le message des dix-huit organisations de jeunesse dont le MJS qui se sont réunies pour réfléchir ensemble à des réponses collectives. Car ce sont les jeunes d’aujourd’hui et de demain qui subiront le plus lourdement les erreurs commises par le gouvernement actuel. En tant que jeunes socialistes, nous sommes fortement attachés au système de retraite par répartition, système basé sur la solidarité.

Pour justifier ses réformes, le gouvernement utilise comme argument principal l’allongement de l’espérance de vie qui justifierait l’allongement de la durée de cotisation. Or cette mesure s’avérerait désastreuse. Si le système de retraite est bien à réformer, pour autant, l’allongement de l’espérance de vie n’en est pas une raison. Celui-ci est dû au progrès de la médecine et aux meilleures conditions de travail : une femme vit en moyenne 83 ans mais 64 ans en bonne santé. Or on sait que dans les dernières années de travail, le taux de chômage, d’arrêt maladie et d’accidents du travail est plus haut que dans le reste de la population active. Rallonger la durée du travail ne ferait qu’augmenter ce taux et est donc une fausse solution.

Etant donné l’état du système de retraite actuel, il devient de plus en plus difficile de cotiser le nombre d’annuités nécessaire et cela quelque soit son âge mais le problème est particulièrement prégnant chez les jeunes car on est de plus en plus confrontés à des périodes de chômage et la durée des études s’allonge donc on commence, en moyenne, à travailler de plus en plus tard.

Quelles solutions pour sauver nos retraites ? Taxer les revenus du capital (bénéfices sur les actions par exemple), augmenter la part patronale dans les cotisations sociales et surtout mener une politique économique vers le plein emploi. En répondant au problème du chômage, le gouvernement permettrait non seulement de sortir des millions de personnes de la précarité et en plus, ces mêmes millions de personnes cotiseraient. Rappelons enfin que pendant le gouvernement Jospin, la politique économique avait créé tellement d’emplois que la sécurité sociale, étant excédentaire, avait alimenté un fonds de solidarité pour les retraites.

Retrouve sur le site jeunes-socialistes.fr l’appel pour du MJS et des 17 autres organisations qui te donnera encore d’autres pistes pour réformer notre système de retraite.

Lucie B.

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Depuis 2004, les régions gérées par la gauche autour des socialistes mènent des politiques axées sur les services publics (transport…) et la cohésion sociale (emploi…) malgré leur manque de moyens, comblant les lacunes des politiques nationales.
“C’est la faute aux régions” veut pourtant nous faire croire la droite.

C’est la faute aux régions socialistes. C’est apparemment le seul argument qu’ait trouvé la droite face à l’augmentation de la violence scolaire sous le règne Sarkozy. Ca serait la faute à Jean-Paul Huchon qui n’a pas barricadé les murs d’un lycée si ce même lycée a été théâtre d’une agression de la part de quelques individus qui sont entrés par la porte principale, ou aucun surveillant ne s’y trouvait…
C’est pourtant N Sarkozy qui devrait assumer cette situation : qui supprime des dizaines de milliers de postes dans l’éducation et la sécurité ? Qui est au pouvoir depuis maintenant 8 ans et est incapable de faire face à une augmentation constante de la délinquance ? Selon la droite tout est de la faute aux socialistes, aux laxistes, aux angélistes, aux gauchistes, aux immigrés, aux jeunes… Mais après tout, la jeunesse est une maladie qui se guérit non ? En tout cas c’est bien ce qu’affirme Laurence Parisot, la grande amie de Sarkozy. Alors évidemment en Sarkozie il y a des solutions, on parle d’identité nationale et on propose un énième projet de loi sécuritaire afin de rassurer l’électorat de droite : le projet LOPPSI II.

Notre “petit père des bons français” nous martèle, avec l’écho du gouvernement, qu’il a été bon de supprimer la police de proximité -la seule à pouvoir pourtant prévenir la délinquance et à être proche des citoyens-, par mesure d’économie. Dans la logique actuelle -dénoncée par le syndicat de police majoritaire- il faut faire du chiffre, alors on privilégie la police d‘intervention, quitte à mettre en garde à vue de jeunes enfants : des collégiennes pour une simple bagarre ou des adolescents pour avoir fraudé dans le bus…

Mais soyez rassurés et votez UMP nous dit-on, c’est de cette manière que les lycées et toute la ville seront équipé de la « vidéoprotection » -puisqu’il faut désormais l’appeler ainsi. Surveiller les citoyens, contrôler les lycéens à chaque coin de rue… C’est cela votre idéal de société ? Résultat ? Pas de baisse des violences, pas de respect des libertés, seulement quelques chiffres bidonnés : aucune étude reconnue et honnête ne prouve que la vidéosurveillance fasse baisser la délinquance de manière globale. Big Brother is watching you, voila ce qu’on nous propose… C’est la solution électoraliste de facilité, inefficace et cynique.

Face à cette Droite arrogante, la Gauche républicaine doit ouvrir le débat et affirmer une véritable alternative en matière de sécurité et de libertés. La prévention, le social et la compréhension de l’être humain parfois coupable mais en détresse, c’est aussi ne pas oublier la victime. Renforcer les effectifs -enseignants comme surveillants- dans les lycées, développer une véritable politique de prévention, permettre à tous de vivre dans des des conditions de vie humaine et où chacun puisse s’épanouir, telles sont nos revendications.

Basile M.

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Le Mouvement des Jeunes Socialistes du Rhône appelle au rassemblement contre le débat sur l’identité nationale ce vendredi 17h devant la Préfecture, rassemblement qu’il a impulsé avec différents partenaires (organisations politiques de jeunesse, associations, syndicats), dont le texte d’appel est le suivant :

EN FINIR AVEC LE DEBAT DE LA HONTE

APPEL DES ORGANISATIONS POLITIQUES, ASSOCIATIVES ET SYNDICALES

POUR UN RASSEMBLEMENT CONTRE LE DEBAT SUR L’IDENTITE NATIONALE


Le 22 janvier à Lyon est annoncé un débat sur l’identité nationale, débat organisé par Eric Besson, ministre de l’Immigration, de l’intégration, de l’identité nationale, et du développement solidaire.


- Un débat qui n’a pas lieu d’être :

Après la création d’un ministère dont l’intitulé même fait un amalgame entre immigration et identité nationale, le gouvernement prend comme prétexte une réflexion sur les valeurs de la République pour diviser les français et pour dissimuler les problèmes actuels. Après le matraquage autour  du tout-sécuritaire, le gouvernement s’applique à stigmatiser les populations issues de l’immigration. Les étrangers et les français issus de l’immigration sont décrits comme une source de problèmes et sont des boucs-émissaires. Le lancement de ce débat dans la période actuelle n’est pas anodin : il s’inscrit dans une perspective électoraliste faisant appel à des relents nationalistes et ainsi gagner des voix sur l’extrême-droite.

Il est intolérable que nos ministres tiennent des propos racistes légitimant ainsi les dérapages xénophobes de citoyens présents lors de ce débat.

Les valeurs de la République française (liberté, égalité, fraternité, laïcité) ne sont pas celles défendues par le gouvernement actuellement :

Nous constatons que le gouvernement actuel mène une politique d’exclusion au vu de sa politique d’immigration, des expulsions réalisées sur son territoire et de sa gestion des sans-papiers, ce qui met à mal la dignité humaine La France dans laquelle nous vivons est une France où l’origine, l’âge, le sexe, la situation professionnelle, la confession religieuse ou la préférence sexuelle ne doivent être en aucun cas discriminants ou  marginalisants.

Dans notre pays, le chômage augmente, les discriminations divisent d’avantage une jeunesse condamnée à la précarité. Des solutions pourraient être adaptées en s’appuyant notamment sur les services publics pour construire une égalité réelle entre les citoyens plutôt qu’en les démantelant.

Nous exigeons :

la suppression du Ministère de l’Immigration, de l’intégration et de l’identité nationale

la suppression des débats sur l’identité nationale.

C’est pourquoi en tant qu’organisations politiques, syndicales et associatives, nous appelons à un rassemblement citoyen le 22 janvier à 17h devant la préfecture.


Signataires : Amoureux au Ban Public, FIDL, HES, JC, Jeunes NPA, JRG, Jeunes Verts, LDH, MJS, MRAP, RESF, SOS racisme, Unef

18.01
2010
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Le samedi 16 janvier dernier, à l’occasion des débats organisés par le ministre de l’immigration et de l’identité nationale, le maire de Marseille Jean Claude Gaudin a relayé à B. Hortefeux et N. Morano dans l’expression d’idées racistes. Il s’en est pris aux marseillais venus célébrer la qualification de l’équipe d’Algérie au mondial de football dans le centre ville sans brandir de drapeaux français… Répondant alors à une personne lui faisant part de son indignation, il répond : “Nos communautés nous les subissons, nous les respectons”.

Pour une génération qui a vécu le 21 avril 2002, avec l’accession de Jean-Marie Le Pen au second tour de la présidentielle, comme un choc immense, de tels propos font honte. De tels propos sont inacceptables car contraires aux valeurs fondamentales de la République ; ils révèlent une conception communautariste de la société.

Au-delà de ces déclarations, voici une preuve supplémentaire que ces débats sur l’identité nationale divisent les citoyens français, en les détournant des problèmes qu’ils devraient affronter collectivement : services publics, emploi, protection sociale. La privatisation de La Poste a été votée en catimini. Ce sont bientôt des milliers de chômeurs qui seront en fin de droits. Enfin, la réforme des retraites devrait être enclenchée dans les mois qui viennent et on nous promet déjà la fin de la retraite à 60 ans, alors que deux français sur trois y sont opposés. Pour justifier les atteintes au système de protection sociale français, nous connaissons déjà la tactique de la droite : diviser pour mieux régner, répendre désespoir et pessimisme dans l’opinion. Face à cela, nous n’avons pas le choix, nous devons rassembler pour mieux résister.

Benjamin A.

10.11
2007
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Le dérèglement climatique, la diminution de la biodiversité ou encore les différentes pollutions ne laissent personne indifférents. Le constat environnemental n’est pas propre à un camp politique. Néanmoins, les manières d’y remédier sont souvent différentes. Nous rappelons que la protection de la biodiversité et la préservation de nos ressources naturelles ne peuvent être compatibles avec une politique économique libérale. La loi du profit maximum à court terme et l’absence de réglementation sous-jacente à ce système économique entraîne toujours une dégradation de l’environnement par l’utilisation de procédés polluants et de ressources énergétiques épuisables.

De ce Grenelle, ressortira immanquablement une impression d’inachevé : “On veut bien être écolo du moment que ça ne coûte rien et qu’on n’a pas à changer notre mode de vie…” Dommage, l’essentiel n’était pas là… Pour l’instant l’avant avant dernier pays de l’UE en matière d’environnement s’auto-félicite mais ne décide encore rien de précis. S’il prend conscience de ses responsabilités, il ne se donne pas encore les moyens de les assumer. Le gouvernement va faire son oeuvre, les citoyens vont regarder. Comme d’habitude ?
Espérons seulement que ce Grenelle ne ressemble pas aux accords de Munich. Les associations écologistes ayant revu leurs prétentions à la baisse pour éviter la confrontation ne finiront elles pas par tout perdre pour cause de déficit budgétaire ou de démagogie pré électorale?
Rendez-vous après les municipales…