Le Grenelle de l’environnement c’est du vent (seconde partie)
le 8 novembre 2007 à 16:57 par Sven dans Général, Ripostes|
N’ayons pas peur de mettre en exergue les tabous qui ont régné durant la dernière phase de négociations. Ainsi quand Saint Nicolas décide que notre politique énergétique pro-nucléaire ne serait pas remise en question ou qu’on ne toucherait pas à la vitesse sur autoroute, il s’agit bien d’une forme de démagogie primitive pre-municipales. N’oublions pas non plus certains sujets peu ou pas abordés comme la gestion de l’eau ou les actions de sensibilisation…. Il convient par la même occasion de dénoncer l’escroquerie que constitue le “moratoire sur les OGM” valide jusqu’au printemps. Quel courage politique, Est il utile de préciser que tous les cultivateurs ayant tenté de faire pousser du maïs pendant les mois d’hiver ont vu leurs espoirs réduits à néant ? De plus, il est sous entendu dans le même discours que la loi qui devrait être votée avant la fin du moratoire n’ira pas dans le bon sens et retranscrira la directive européenne autorisant la culture du maïs Monsanto 810. Dans le même registre, c’est avec joie que nous apprenons que le développement des autoroutes est remis en cause “sauf quand c’est nécessaire”. N’oublions pas non plus que c’est la responsabilité du Président de la République de faire part des contraintes qu’engendreront les mesures prises. L’effort citoyen nécessaire est du même acabit que les règles sociales régissant notre société, c’est par l’effort collectif que nous atteindrons une qualité de vie individuelle supérieure. Faire croire à nos concitoyens qu’il existe une écologie “indolore” sur le plan financier ou comportemental, où tout le monde est gagnant et où personne ne fait d’effort, relève de l’escroquerie ou de la démagogie. Ainsi, la taxe carbone, chère à Nicolas Hulot, sera “à l’étude” à partir de juin, c’est dire si on s’en préoccupe. La fiscalité écologique, colonne vertébrale et clé de voûte d’une véritable révolution “verte”, n’est pas dans les cartons, la droite et le patronat n’en veulent pas. Pas touche au porte monnaie… C’est pourtant celle-ci qui permettrait une véritable prise de conscience collective et un changement profond des mentalités. Pour ne froisser personne, on se mit à parler de fiscalité à taux constant. Ne soyons pas dupes, en affectant une partie des recettes fiscales traditionnelles aux mesures dites “vertes”, on risque de réduire les investissements de l’état sur des plans tout aussi importants. Aussi, nous avons toutes les raisons de croire que le principe “pollueur payeur” n’aura pas cours et que les subventions “vertes” viendront financer des entreprises qui n’auront d’écologique que le discours publicitaire. |












