Archive pour la rubrique 'Travail'

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L’emploi n’est pas une problématique qui concerne uniquement les jeunes ; dans toute politique de l’emploi, il convient de mettre en œuvre des réformes globales (croissance créatrice d’emploi, emplois publics nombreux, réduction du temps de travail, augmentation des salaires, formation tout au long de la vie et respect des qualifications de chacun). Atteindre le plein emploi, c’est substituer à une logique de concurrence entre les travailleurs, notamment entre les aînés et les plus jeunes, une logique de solidarité et de défense des droits collectifs.

Néanmoins, le chômage particulièrement élevé chez les jeunes (un sur quatre), ainsi que les conditions de travail souvent difficiles, appellent à se poser la question spécifique de l’emploi des jeunes. La compétition scolaire et universitaire est accentuée chaque jour, et l’insertion professionnelle des jeunes est aujourd’hui un échec. Alors que les diplômes restent la meilleure arme contre le chômage, ils ne protègent plus tous les jeunes : les discriminations ne semblent pas reculer bien au contraire.

Ouvrons donc le débat ! Le temps de vie qu’est la jeunesse se définit-il uniquement par rapport à l’emploi ? Comment coupler des réformes globales du marché de l’emploi avec des mesures spécifiques aux jeunes ? Comment faire de l’égalité d’accès à l’emploi non seulement un droit concret mais également une garantie pour l’autonomie des jeunes ?

Afin de répondre à ces questions, la convention nationale sur l’emploi des jeunes est organisée par les jeunes socialistes en ce début d’année ; il s’agit d’un moment important pour l’organisation, d’un temps de réflexion et de propositions. Nous pouvons ainsi nous saisir de l’élaboration du projet pour 2012. Sur internet, des contributions de tous, militants, sympathisants ou juste citoyens concernés par la question) peuvent être déposées (www.perspectives2012.fr).

Dans le Rhône, nous organisons le lundi 11 Janvier à 19h00 à la fédération du parti socialiste du Rhône. Nous avons choisir  de mener ce débat avec des associations et des syndicats, pour éclairer notre réflexion.  Elle sera l’occasion de traiter de l’insertion professionnelle des jeunes, en se posant notamment des  questions comme celle  des discriminations à l’embauche.  Il est important que nous puissions travailler en lien avec  des partenaires venus d’autres horizons, de façon à écouter et à écouter leur analyse et à relayer leur propositions.

Nous vous invitons à y participer !


Benjamin A.

27.11
2009
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Nous sommes heureux de constater que le congrès des Jeunes Socialistes à Grenoble a eu un écho médiatique tel que les propositions qui y ont été adoptées suscitent désormais la réaction du président des Jeunes Populaires. Sur ton blog, tu y vas de l’accusation de démagogie à notre encontre, constatant que nous proposons la réduction du temps de travail à 32 heures hebdomadaires. « L’idéologie a triomphé de la raison » déclares-tu, et nous y sommes accusés d’irresponsabilité grave.

Tu l’auras compris, nous proposons effectivement la réduction du temps de travail à 32 heures :

  • Parce que la réduction du temps de travail va dans le sens de l’Histoire (de 12 heures par jour au 19ème siècle nous sommes passés à 7 heures aujourd’hui).
  • Parce que nous pensons qu’il faut « travailler pour vivre » et non « vivre pour travailler », que le progrès doit profiter à tous et permettre à chacun de s’émanciper et de s’épanouir à travers la culture et les loisirs.
  • Parce que plus de 400 entreprises de tailles diverses ont déjà fait ce choix et en sont tout à fait satisfaites.
  • Parce qu’au vu de la réduction globale du temps de travail qui s’opère (+52 000 chômeurs en octobre 09), nous préférons le « travailler tous » au « travailler plus pour quelques uns ».
  • Parce que la réduction du temps de travail sans perte de salaire est la seule façon de rééquilibrer la répartition salaires / profits en faveur des salariés et ainsi de leur permettre globalement de récupérer du pouvoir d’achat.

Notre proposition de réduction du temps de travail ne se résume pas à une réduction horaire, nous souhaitons aussi la semaine de 4 jours : l’augmentation du nombre d’employés, beaucoup plus massive lorsqu’un jour de travail par semaine est supprimé. Une telle mesure a été adoptée par de nombreuses entreprises en France, car elle est rendue possible par la loi, avec une grande efficacité tant du point de vue de la productivité, que de l’embauche.

La réduction du temps de travail est aujourd’hui, dans un contexte de chômage de masse et de baisse de la demande, la seule mesure qui permet d’avancer vers une économie du plein emploi. Dans un monde où les richesses sont produites de plus en plus rapidement et efficacement, et où le travail n’a jamais autant créé de ressources, c’est la structure de l’emploi qu’il nous faut revoir en le répartissant. Quoi de plus éloquent à ce titre que le fait que la durée moyenne du temps de travail en France soit aujourd’hui égale à 33 heures par semaine. Nous préférons une répartition équitable du travail à sa dispersion entre heures supplémentaires imposées et temps partiels subis.

Voilà, Benjamin Lancar, la réponse argumentée de Jeunes Socialistes. Nous ne ferons pas de commentaires sur la politique de l’emploi actuelle, les chiffres parlent d’eux-mêmes… Il y en a qui lorsqu’ils entendent le mot réduction du temps de travail sortent encore leur révolver. Travailler moins n’est pas travailler moins bien, c’est avant tout travailler mieux et tous ensemble. A l’indignation nous préférons la réflexion et le débat ; la raison n’est ainsi pas du coté que l’on voudrait nous faire croire. Quand à l’idéologie, nous assumons d’en avoir une…

Benjamin A.

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Emploi, Education, Libertés… C’est aujourd’hui que l’avenir s’invente !

Construire un avenir à notre génération, un système éducatif de la réussite pour tous, et une société de droits et de libertés… la campagne lancée par le Mouvement des Jeunes Socialistes porte les ambitions et les propositions du MJS pour construire un autre avenir à gauche.

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08.10
2008
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Comme jadis la tête du bon roi Louis, le chiffre vient de tomber : 41 300 chômeurs de plus pour le seul mois d’août 2008. Le pire mois depuis 15 ans peut-on lire ici et là. C’est ce qui s’appelle aller chercher le plein emploi avec les dents. Pendant que d’aucuns font mine de s’étonner voici, parmi tant d’autres, l’histoire d’un mec…

Ce mec c’est René, il est mécanicien spécialisé dans les galipeurs, un métier délicat – ce qui est rare – et mal payé – ce qui est déjà nettement plus courant. Un beau jour, ses patrons prennent leur courage à deux mains et décident de licencier plus pour gagner plus. Du jour au lendemain, René se retrouve à la rue, son job effectué en heures supplémentaires défiscalisées par ses anciens collègues.

Le lundi matin, tout en sifflotant « merci patron », René arrive à l’ANPE. Il s’entretient longuement avec son conseiller mais, malheureusement, tous les galipeurs du pays sont correctement entretenus et aucun emploi dans la maintenance/réparation du galipeur n’est disponible. René est un peu triste, mais après tout la semaine ne fait que commencer…

Mardi matin, il n’y a toujours pas d’emploi disponible dans le galipeur. « Il y a beaucoup de concurrence dans votre secteur, s’inquiète son conseiller, un bac pro ça ne suffit plus vous savez. » Qu’à cela ne tienne ! Comme Neo, René libère son esprit dans l’après-midi et s’injecte une clé USB directement dans le crâne pour ingurgiter six semestres en quelques secondes. En début de soirée, René est bac + 3 !

Mercredi matin, il n’y a toujours pas d’emploi disponible non plus. Lui et son diplôme échangent un regard terne et plein de mélancolie. « Eureka ! lance un collègue de son conseiller, pourquoi ne pas vous reconvertir dans la maintenance de chneu? ». René fait un peu la gueule. Un chneu, ça n’est pas exactement un galipeur.  « Au fait c’est quoi un galipeur ? » demande son conseiller. « Bah, coupe son collègue, il n’y a pas d’emploi disponible non plus pour les chneus ». René peut juste espérer qu’il trouvera un emploi plus tôt, mais bon, faut pas non plus déconner, on est en France…

Jeudi matin, bizarrement, il n’y a toujours pas d’emploi. Pourtant, René y croyait à mort, il avait pris le regard du tueur en poussant la porte de l’agence, il se sentait comme Nicolas Sarkozy le 6 mai 2007 ! Mais à présent, le teint pâle et la gorge sèche, il se sent comme Nicolas Sarkozy le 6 mai 2008. Et comme entre-temps le gouvernement a entrepris la chasse aux chômeurs, René doit absolument accepter une offre raisonnable d’emploi ! « Ben… y nous reste que du télémarketing. » Quoiqu’un peu déçu de la vie, notre ami mécano accepte. Il se dit qu’avec ce petit boulot provisoire il pourra peut-être acheter un peu de fromage râpé pour mettre dans les pâtes.

Vendredi matin, il n’y a tellement pas d’emploi qu’on a retiré le panneau des annonces. Subitement, René a un doute. Et dire que, toute la nuit durant, les conseillers ANPE se sont réunis en cercle et ont longuement fixé le sol en espérant y voir pousser un emploi par génération spontanée, mais rien n’y fait : Galipeur SA préfèrent épargner les bénéfices plutôt que de les investir dans de nouvelles machines. En creusant à la pelle au fond de son tiroir, son dévoué conseiller lui trouve un taf d’enquêteur pour l’institut de sondage Boniment(s), mais, écoeuré, notre héros jette l’éponge.

Vendredi soir, à la clôture, René est radié du chômage. Devant son ordinateur, Christine Lagarde exulte : plus que 41 299 à éliminer et c’est bon ! Dès le samedi midi, elle court devant les caméras de télévision expliquer pourquoi, en France, on a décidé de lutter contre le chômage sans chercher à créer d’emploi. Devant son poste, la fourchette pleine de pâtes à la main et la mâchoire décrochée, notre René hallucine. Dans la soirée, il tombe sur un tract à la sortie du métro.

Dimanche matin, sa décision est prise. René est maintenant socialiste. Comme quoi à quelque chose malheur est bon…

05.10
2008
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Contexte actuel de la protection sociale

Pour rappel, la protection sociale apparaît avec la loi sur l’Assurance des accidents du travail (avec responsabilité de l’employeur) dès 1898 jusqu’à la mise en œuvre de l’APA (prise en charge de la dépendance vieillesse) sous le primo-ministère Jospin.

Le modèle actuel, mis sur pieds après guerre par le Conseil National de la Résistance, à cheval entre les modèles bismarckien (corporatisme) et de Attlee/Beveridge (financement par l’impôt) fait partie de notre système d’Etat Providence (on cotise selon ses moyens, on reçoit selon ses besoins). Malheureusement, la droite veut le remettre en cause pour aller vers la privation de la protection sociale, comme le montrent les récentes franchises médicales et déremboursements de R.Bachelot.

Les enjeux majeurs autour de la Sécurité sociale Professionnelle (SSP)

La droite veut faire entrer dans nos esprits que la solidarité coûte trop cher et déconstruit cette valeur fondatrice de la République. La SSP est alors une réponse apportée par les syndicats de gauche (CGT et CFDT) face à la volonté de précarisation provenant du patronat. La SSP serait vue comme une garantie du parcours de vie active en commençant par l’accession à l’emploi mais surtout par la formation associée à une garantie de revenu en cas de licenciement.

Pierre angulaire de ce nouveau système, la formation continue tout au long de sa vie passe par la création d’un vrai Service Public de l’Université Populaire Professionnelle, gratuite et ouverte à tous. Aujourd’hui, le Droit Individuel à la Formation (DIF) est trop peu efficace et certains organismes privés profitent allègrement de la situation.

Il paraît intéressant de coupler le maintien de la mutuelle et de la prévoyance de l’ancienne entreprise afin de ne pas découvrir socialement les gens concernés.

Nous souhaitons un renforcement du Code du Travail, démantelé progressivement par la Droite, premier outil protecteur du salarié.

De la même façon, la réévaluation d’un service public de l’emploi sur la base de l’accompagnement personnalisé et de la centralisation des annonces d’emploi doit devenir une priorité. Nous souhaitons aussi une présence accrue des médecins du travail, entourage psychologique nécessaire dans le cadre des licenciements.

Côté financement, la piste principale serait de mettre en jeu la responsabilité de l’ancien employeur ou de manière plus générale de créer une caisse mutuelle obligatoire pour les employeurs à l’usage de la SSP, ainsi que de relever le pourcentage de masse salariale dédié à la formation.

Pierre-Marie