• Facebook
  • Google
  • Scoopeo
  • Technorati
  • TwitThis
  • Wikio FR

“Un apéro rosette-pinard à l’arrière-goût raciste”

Un apéro “rosette-pinard” a été lancé récemment sur le réseau social Facebook, invoquant la nécessité de perpétuer les traditions françaises. On sait à présent que ce rassemblement est organisé par des groupes d’extrême-droite, et de ce fait, nous tenons à condamner cette action. D’une part, les instigateurs visent explicitement, au moyen de ce rassemblement, à exclure une partie de la population. En opérant une distinction entre citoyens français sur la base  de la prétendue appartenance à une religion ou à une origine, les organisateurs portent une atteinte inacceptable aux valeurs républicaines. D’autre part, le lieu choisi, la Guillotière, n’est en rien anodin, puisque ce quartier symbolise l’idée d’une société du mélange des cultures. Nous nous opposons donc fortement à la tenue de ce rassemblement à caractère xénophobe, véritable provocation pour les habitants de la Guillotière.

Nous tenons à préciser que ces apéritifs n’ont rien à voir avec ceux lancés il y a quelques semaines par le même biais (Facebook) car ces derniers visaient à regrouper l’ensemble des citoyens, sans distinction, dans un esprit festif et de vivre-ensemble. Cet amalgame, volontairement créé par ces groupes identitaires, doit être dénoncé.

Au nom de la laïcité et de la tolérance, il nous faut lutter contre la montée quotidienne des idées portées par des groupuscules identitaires d’extrême-droite. Nous appelons par conséquent la préfecture du Rhône à interdire ce rassemblement.

Lucie B.

  • Facebook
  • Google
  • Scoopeo
  • Technorati
  • TwitThis
  • Wikio FR

Le séminaire national sur l’extrême-droite qui s’est déroulé les 8 et 9 mai derniers à Vienne a été l’occasion de réunir les jeunes socialistes et de faire notamment le point sur les différentes situations en Europe et de réfléchir tous ensemble à la montée de ce phénomène. Le MJS a ainsi échangé sur ce sujet aux côtés de jeunes socialistes autrichiens, belges, allemands et tchèques. Cette problématique est toujours d’actualité, comme nous avons pu le répéter à plusieurs reprises récemment (manifestation contre l’extrême-droite, réaction suite au kiss-in, présence à la gay pride). Le compte-rendu suivant n’a pas vocation à être exhaustif sur la question, mais nous apporter un éclairage sur la situation en Europe.

Dans la plupart des pays invités, la présence de l’extrême-droite est relativement importante sur le plan politique, comme les partis belges flamants indépendentiste (Vlaams Belang et N-VA) qui nous a été présenté comme indépendantiste, xénophobe qui est régulièrement accusé de racisme. Les indépendentistes qui ont obtenus aux dernières élections 45% des voies dans la Belgique Flamande. Mais également par la présence de groupuscules d’extrême-droite qui procèdent régulièrement à de grande manifestations comme les groupes ouvertement néo-nazis en Allemagne ou encore l’entretien d’un milieu “culturel” nationaliste en république tchèque. On a pu voir que toutes les délégations des jeunes socialistes connaissent sous une forme ou sous une autre un certain renouveau de théories nauséabondes diffusées par ses différents groupes et partis. Ceux-ci commencent parfois à se coordonner au niveau européen avec l’idée de la défense de “l’ère culturelle européenne” face notamment au prétendu “danger” de l’immigration, un nationalisme européen défendu par exemple par le groupe les Identitaires en France. La xénophobie est ainsi un thème partagé par tous les groupes d’extrême-droite avec des campagnes sur les minarets en Autriche, en Suisse, en Allemagne, aux pays bas, en Belgique et en France. Une autre caractéristique d’un certain nombre de ces groupuscules est l’investissement de thématiques et symboles de gauche semblables à ce que fait par exemple « Egalité et réconciliation » en France.

L’ensemble des organisations en a conclu que le combat contre l’extrême-droite était double : un combat « physique », en bloquant les manifestations nationalistes comme le font par exemple les Jusos allemands. Mais un combat également idéologique, en propageant une vraie contre-culture Antifasciste comme le font les SJÖ autrichiens, ou en faisant comprendre l’intérêt du multi-culturalisme comme le font les jeunes sociaux-démocrates tchèque. La portée de ce combat est très restreinte et sur le court terme, s’il ne s’accompagne pas d’un véritable combat politique fort de propositions pour réformer la société, notamment sur des thèmes comme le chômage, l’égalité homme-femme, la précarité, ou encore un travail sur les banlieues en France.

Olivier M.

10.06
2010
  • Facebook
  • Google
  • Scoopeo
  • Technorati
  • TwitThis
  • Wikio FR

Qu’est-ce que la GayPride ? Littéralement cela signifie la fierté d’être gay. C’est une manifestation homosexuelle rassemblant hommes et femmes qui a pour but de rappeler que la sexualité et l’amour sont des affaires personnelles qui ne doivent pas porter préjudice aux intéressé-e-s.

La GayPride trouve son origine à New York : dans la nuit du 27 au 28 juin 1969 les flics font des descentes dans des bars gays. Mais dans un établissement (le Stonewall Inn) les clients se rebellent, rejoints par des passants. Les flics n’ont alors d’autre choix que de se barricader dans cet établissement en attendant des renforts. Les altercations durent trois jours. Un an après, les militants gays de New York organisent une marche pour commémorer l’événement : c’est la première GayPride (en 1970).

En France, c’est en 1971 qu’un mouvement homosexuel visible se constitue. Au mois de mars, ils et elles interrompent une émission de radio (RTL !) intitulée « L’homosexualité, ce douloureux problème ». Peu de temps après, le FHAR Front Homosexuel d’Action Révolutionnaire est créé. Le 1er mai 1971, les homosexuel-le-s participent au défilé avec les syndicats et ce jusqu’en 1978. La première manifestation homosexuelle indépendante a eu lieu à Paris le 25 juin 1977, en réaction à un appel à la haine, au racisme et au meurtre (« Tuer un homosexuel pour l’amour du Christ ». Petite parenthèse pour rappeler qu’on n’a pas besoin d’aller bien loin pour trouver des assassins : OAS, extrémistes catholiques. Non seulement ces groupes existent encore plus ou moins, mais ils tentent aussi de s’incruster dans le paysage français. Preuves ? Les réactions au film « Hors-la-loi » de BOUCHAREB et le kiss in perturbé place St Jean (Lyon 5e) le 18 mai. Bref, voilà comment détourner à son profit une religion et des religieux/ses. Puis d’autres manifestations ont lieu en 1979 et 1980 à l’appel du CUARH Comité d’Urgence Anti-Répression Homosexuelle contre les discriminations anti-homosexuelles. Le 4 avril 1981, une nouvelle manifestation est organisée et le candidat socialiste à l’élection présidentielle s’engage à dépénaliser l’homosexualité( !!). MITTERRAND  tiendra parole l’année suivante. Et depuis, chaque année une marche est organisée en juin.

La GayPride (appelée aussi marche des fiertés) est l’occasion de montrer ce que signifie être humain : être un homme, être une femme, un peu l’un, pas tout à fait l’autre. Etre humain c’est avant tout aimer ; être libre d’aimer. C’est comme être libre de croire ou pas. Toute religion est respectable du moment où elle met en avant l’amour. Toute religion se souille quand elle tente de briser l’une des nombreuses branches de l’amour.

L’amour, c’est l’âme du vivant. L’amour est l’arme réelle du véritable combattant. L’amour, c’est la larme du guerrier alarmant les cœurs de pierre. Mais l’amour c’est aussi la lame imbibée de compassion terrassant la bête immonde.

En quoi est-il choquant de voir deux personnes du même sexe ensemble ? En quoi ces deux personnes s’embrassant est-il embarrassant ? Seuls les gens dérangés trouvent ça dérangeant.

Aimer c’est s’élever, c’est monter si haut qu’on ne peut tomber ; rien ne peut arriver tant qu’on est soudé-e-s. Je suis ton ombre, on se ressemble, on vit on tombe, ensemble, que l’on s’entraide, qu’on se rassemble, que l’on s’élève, ensemble.

Mécontent des schémas qu’on nous propose/impose, j’attends cette lame de fond de passion qui submergera le monde de son flow égalitaire, qui s’abattra sur les préjugés et fera voler en éclats les dogmes insensés.

Petite parenthèse encore pour enfoncer un peu plus cette société : il est certainement plus agréable de vivre dans une tribu amérindienne du nord des siècles derniers que dans le monde occidental actuel. En effet, chez ces peuples qu’on appelle à tort « indiens » (il faut préférer le terme « amérindien »), le mot « berdache », d’origine française, désigne un homme s’habillant en femme et préférant participer aux travaux dits féminins. La tribu  respecte son choix de ne pas vouloir être un guerrier. Comme pour tous les êtres dits différents, on lui reconnaît des pouvoirs magiques. Il a été « désigné » par le Grand Esprit. Il est donc craint (dans le bon sens du terme) et respecté. Comme toujours, l’autochtone vit en paix et le colonisateur apporte la guerre. Les peuples amérindiens du nord ont été victimes d’un ignoble génocide et de la première guerre bactériologique.

On ne peut pas se revendiquer « de gauche », « socialiste » ou tout simplement humain si on refuse l’autre sous prétexte qu’il/elle aime un homme ou une femme ou n’est pas comme soi-même. Accepter l’autre ne signifie pas être indifférent à son égard mais reconnaître qu’il/elle doit bénéficier des mêmes droits que soi et le/la considérer comme son égal-e.

Que tout le monde respecte tout le monde et que les irrespectueux/ses aient honte d’être à leur place. Y en a qui vont comprendre car y en a qui vont pas, y en a qui apprendre car y en a qui veulent pas.

Laissez les vivre ici. Laissez les s’aimer ici. Laissez les s’aimer entre eux. Laissez les s’aimer entre elles.

Que la GayPride se déroule bien, sans incidents verbaux ni physiques.

Que l’amour et la paix triomphent.

Le combat continue…

Maxime G.

  • Facebook
  • Google
  • Scoopeo
  • Technorati
  • TwitThis
  • Wikio FR

Un kiss-in gravement perturbé par des militants extrémistes catholiques :

où est l’Etat de droit ?

Mardi soir était organisé à Lyon un kiss-in en faveur des droits homosexuels et transsexuels. Des militants et des sympathisants de l’égalité des droits aux orientations sexuelles diverses s’étaient joints à la manifestation. Cet événement avait déjà été reporté à la demande de la Préfecture suite à la pression et provocations de groupes extrémistes catholiques. Organisé place saint-Jean et initialement prévu pour le samedi soir (mais reportée à la demande de la Préfecture), il a attiré plusieurs centaines de participants, qui se sont vus accueillir par des groupes de militants extrémistes catholiques venus perturber cette action. Au final, les forces de l’ordre ont dispersé la foule à l’aide de gaz lacrymogènes, dont les partisans de la Lesbian and Gay Pride garderont un goût amer. Encore une fois, ce sont les participants de la manifestation préalablement déclarée qui sont victimes de l’absence de protection des forces de l’ordre.Les militants du MJS présents à cet événement ont été choqués par la violence des propos proférés par la centaine d’extrémistes et par les gestes nazis de certains d’entre eux : ces extrémistes auraient dû être dispersés par les forces de l’ordre, avant que la situation dégénère, en amont de l’événement.

Le Mouvement des Jeunes Socialistes du Rhône condamne fortement la tournure qu’a pris cette action bon-enfant, qui n’avait pour objectif que de répandre un message de tolérance et de respect mutuel. Il est inacceptable qu’en France, République laïque, des groupuscules extrémistes revendiquent au nom d’une religion l’espace public pour y proférer un message de rejet et de haine. Faut-il encore rappeler que nous vivons dans une démocratie où il doit être possible pour les personnes homosexuelles, transsexuelles et hétérosexuelles d’exprimer leurs revendications politiques sans avoir peur et en ayant la certitude de pouvoir être protégée par la force publique? A deux jours de la journée contre l’homophobie et la transphobie, nous attendons de pied ferme de la part de la Préfecture une réaction face à la montée des groupes extrémistes particulièrement actifs à Lyon et exigeons recevoir des propositions pour endiguer les violences sciemment organisées par l’extrême droite depuis plusieurs mois. Combien de temps des groupes intégristes vont-ils encore dicter leur loi au mépris des valeurs républicaines ?

Lucie B.